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PhotoPhilo – Hiver 2019 – les photos de nos lecteurs

Écrit par Zakia

PhotoPhilo – Hiver 2019 touche à son terme.

Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont généreusement envoyé des photographies.

Les trois photographies sélectionnées sont les suivantes :

  • En rupture de temps, d’Amélie RACON
  • Les biens intangibles, de Yannick ESSENGUE
  • Les désirs brûlants, de Mohamed NASEF
PhotoPhilo - hiver 2019 - En rupture de temps, d’Amélie RACON

En rupture de temps, d’Amélie RACON

En rupture de temps

Le temps est cette denrée rare, qui ne cesse de se rarifier à mesure que nos sociétés se modifient.

Le capitalisme, la production de masse, le développement de la technique, la communication augmentée, la transformation digitale font partie des causes perturbant notre rapport au temps.

Alors, on voudrait pouvoir étirer le temps, supprimer les aiguilles de l’horloge, et se persuader qu’on disposera de ce temps si convoité.

Que de temps perdu à gagner du temps. Paul Morand

 

PhiloPhoto - hiver 2019 - Les biens intangibles, de Yannick ESSENGUE

Les biens intangibles, de Yannick ESSENGUE

Les biens intangibles

L’action est généralement caractérisée par sa noblesse, elle s’oppose à la passivité et à la lâcheté. Agir pour vivre, semble être l’intention première de ces pêcheurs, en effet, ils tentent de gagner leur subsistance malgré l’incertitude associée à ces vieilles cannes artisanales et à la vétusté de leur barque.

On pourrait affirmer, à bien des égards, qu’ils ne possèdent pas de chalutier, qu’ils n’obtiendront qu’un faible butin ; que leur situation semble misérable, que leur patience et leur courage sont à même d’inspirer le respect et la compassion.

Si vous vous contentez de voir ce qui est évident, vous ne verrez rien. Ruth Bernhard

Et pourtant, ces pêcheurs semblent disposer du temps. Pouvoir se sentir libre sur la mer, en harmonie avec soi-même et avec le monde, vaguer à la rencontre du soleil, selon le gré de ses envies est un luxe.

 

PhiloPhoto - Hiver 2019 - Les désirs brûlants, de Mohamed NASEF

Les désirs brûlants, de Mohamed NASEF

Désirs brûlants

Les hommes sont conduits plutôt par le désir aveugle que par la raison. Baruch Spinoza

Les désirs sont fondamentalement nécessaires, ils s’inscrivent avec nos affects, notre conatus, parmi les moteurs essentiels de nos actes. Toutefois, les désirs sont également nécessaires à la prospérité du capitalisme, d’où l’importance de les contrôler, voire parfois de les refréner.

Hypnotisés par l’accumulation des biens, les êtres humains ont tendance à délaisser l’usage de leur raison en vue de se concentrer sur l’assouvissement de leurs désirs aveugles.

Et, on ne cesse de critiquer le système, tout en l’alimentant par la profusion de nos désirs. Ces derniers deviennent brulants, lorsqu’ils entretiennent aussi bien nos affects joyeux que notre potentielle frustration face à l’oligarchie dominante.

Enfin, ce feu s’anime majestueusement et nous attire par son odeur enivrante. Sa danse mouvementée, captivante et chaleureuse est à l’image de nos désirs : vitaux et parfois nocifs.

Nos désirs sont, certes, essentiels au maintien de notre équilibre, en revanche nos excès renforcent la solidité du capitalisme ambiant.

À propos de l'auteur

Zakia

Maman et femme active, Zakia exerce actuellement la profession de chef de projet web media. Elle est engagée dans un humanisme numérique et prône un usage réfléchi de l’intelligence artificielle.

Passionnée par la philosophie, elle s’est confrontée à différents domaines de réflexion vus sous une pluralité d’angles et a ainsi renforcé sa plume. Elle apprécie la philosophie de la médecine, la philosophie de l’art, la sociologie, l’éthique et la philosophie morale, la philosophie de l’environnement... Elle aime écrire et partager des connaissances.

À travers sa chronique, elle souhaite rendre la philosophie plus accessible en simplifiant ses concepts. Optimiste et bienveillante, elle veut croire en un monde meilleur.

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