philosophie, design, philo, arts, art, arts graphiques, photo, photographie, littérature, réflexion, décryptage, pédagogie, vulgarisation, explication, événementiel, analyse, politique, écologie, magazine, pub, publicité, culture, expositions, graphisme, cinéma, spirituel, spiritualité, fait religieux, tribu, tribus, musique, musical, utopie, notion, humanisme, humaniste, engagement, engagé, rencontre, altérité, ifer, artdifer, e-art, e-artsup, concept, spectacle, paris, pop culture, popculture, pop-culture, pop, tendance, postmoderne, postmodernité, ultra moderne, ultramodernité, blog
Le statut quo est la recette du pire.   {Dominique Moïsi}

Vendredi 17 juin 2011{par Eddie}

Rencontre & Nomadisme #4 | Linda Bortoletto : d’un extrême à l’autre (1ère partie)

the goutte d'or par Martin Parr© Photos : Linda Bortoletto –  » Cliquez pour l’image en grand »

J’ai eu le plaisir de rencontrer Linda Bortoletto peu avant son aventure pour le Kamchatka et la mer de Béring, le 5 juillet 2011.

« Lors d’une reconnaissance de 10 jours au Kamchatka à Petropavlovsk en avril / mai dernier, je prends soudainement conscience que je suis à 11000 km de Paris, avec l’impression paradoxale d’être chez moi, c’est le ressenti d’un instant, le sentiment d’avoir vécu ici, de connaître. Me sentir chez moi au Kamchatka et étrangère chez moi… ».

Suite à une rencontre ainsi qu’au besoin de s’immerger au milieu de la nature et de ses êtres authentiques, seule et sans autre influence, Linda a choisi le Kamchatka et les îles Aléoutiennes au cœur de la mer de Béring pour réaliser son désir d’aventure. Elle ralliera l’extrême orient russe à l’extrême occident américain en Alaska…à pied et en bateau.


Rencontre & Nomadisme / Linda Bortoletto© Photos : Linda Bortoletto / Cliquez pour l’image en grand

L’élément déclencheur est un changement de cap professionnel, Linda est capitaine de gendarmerie et travaille au ministère du budget en détachement depuis maintenant 3 ans. Ce break est l’occasion de répondre à une envie profonde de voyage, de découverte de la simplicité et de la complexité du monde. Durant 4 mois de totale liberté elle va pouvoir fouler ces régions peu explorées.

« Je connais encore très peu de choses sur cette partie de la Russie. Le Kamchatka est composé à 80% de russes allochtones, et 20% de peuples autochtones dont les Koriaks, Itelmènes, Evènes, Tchouktches, quelques Aléoutes, etc… Ma première idée était de traverser le Kamchatka d’ouest en est, un itinéraire jamais réalisé mais cela avait peu d’intérêt car très marécageux. J’ai rencontré des géologues, des géophysiciens sur place, et nous avons défini un itinéraire au nord sur le district Koriak. Géographiquement la zone est intéressante car elle combine montagne, mer, plaine et rivière, sachant que la toundra est dominante ».
Son but est surtout de rencontrer les Koriaks qui vivent dans des zones inaccessibles par les routes. Le climat rude ne concède que deux mois cléments, en juillet août, où les températures n’excèderont pas 15/20 degrés.
« D’après des témoignages que j’ai recueillis, certains jours un brouillard intense empêche de voir le bout de sa main tendue devant soi. Le GPS et la boussole seront essentiels à ma survie ».

Par bateau Linda ira à la découverte du peuple Aléoute, Unangan dans leur propre langue, être témoin de leur mode de vie, de leurs traditions au sens large, leur perception de la vie et la nature, de la spiritualité au travers des rites chamaniques.
« Mon attente est notamment de constater les points communs entre ces deux peuples, proches géographiquement mais avec des langues et origines  différentes ».
Pour communiquer avec eux, Linda a appris quelques mots de russe durant ces dix jours au Kamchatka.
« En arrivant dans l’aéroport minuscule de Petropavlovsk, je pensais trouver des indications, certes en Cyrillique mais également en anglais, malheureusement j’ai dû me débrouiller comme j’ai pu devant cet alphabet si différent. J’ai tout de même réussi à trouver un guide parlant anglais. Grâce à la générosité des russes et leurs aptitudes aux langues étrangères, j’ai réussi à communiquer et apprendre les bases de la langue. »
Depuis son retour Linda étudie le russe pour pouvoir se débrouiller seule et converser plus profondément.

A moins d’un mois du départ, et malgré le labyrinthe de l’administration russe pour obtenir visas et laisser passer, l’organisation se met en place petit à petit. Pour se rendre aux îles Aléoutiennes, il n’existe pas de liaison par cargo ou bateau de pêche, et prendre l’avion vient à l’encontre de l’esprit de ce voyage. Durant son court séjour de reconnaissance, Linda a rencontré sur place un capitaine de voilier russe, Alexander Solomatin, qui accepte de l’acheminer spécialement jusqu’en Alaska par les îles à bord du « Wild ».

Linda sera équipée d’un sac à dos de 20 kilos contenant le minimum à sa survie quotidienne, elle devra composer avec des aléas comme les animaux sauvages.
« Les ours bruns du Kamchatka, entendent très bien et voient très mal, d’où l’utilité de chanter en marchant pour les effrayer, d’être équipée de feux de Bengale. Le seul réel danger serait de me retrouver entre une maman et son petit, ce qui l’obligerait à m’attaquer. Et puis j’hésite encore entre la balise et le téléphone satellites, même si ces moyens de communication m’éloignent du côté aventurier de ce voyage…»

Dès son retour au mois de novembre 2011, Linda Bortoletto nous fera partager sa marche à travers cette nature encore sauvage, ainsi que la traversée mouvementée de la mer de Béring, sans oublier sa rencontre avec les peuples Aléoutes et Koriaks.
Pour en savoir plus, la soutenir ou la sponsoriser, rendez-vous sur son site :

« Linda Bortoletto, De l’extrême à l’extrême ».

commentaire : aucunCommentaire

Partagez cet article

  • Twitter
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • Delicious
  • MySpace

Réagir au sujet