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Celui qui sait pouvoir refuser son accord sait également que, d'une certaine façon, il consent lorsqu'il s'abstient d'exprimer son désaccord.   {Hannah Arendt}

Réforme des universités : Danger pour les futures générations ? Necessité pour l’enseignement ? Nouveau sens du mot éducation ? Elitisme et favoritisme ?


Le mécontentement des universitaires, des enseignants-chercheurs, des lycéens gronde depuis maintenant des semaines et des semaines. Que penser de la nouvelle vision de l’éducation que souhaitent mettre en place les ministres Xavier Darcos, Valérie Pécresse et à travers eux le président Nicolas Sarkozy ?

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3 réponses


  1. Si ça vous intéresse, voici mon opinion sur le sujet, j’en avais fait un article sur mon ancien site il y a un peu plus d’un an, mais je pense qu’il est toujours d’actualité. Je tiens cette position de par ma connaissance hyper profonde de la fac… (voir mon cv ;-)http://jennifer.ogor.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=52&Itemid=2

  2. L’argumentation développée dans l’article auquel renvoie le lien du commentaire de Chibi me semble être typique de la pensée libérale. Celle-ci s’articule autour de trois fondements.

    Premièrement, la compétition.
    L’université ne peut être ouverte à tous, elle doit être composée d’une élite constituée à partir de critères économiques (frais d’inscriptions) et scolaires (notes, examen d’entrée). Cette compétition doit également être utilisée pendant les études pour favoriser son intégration dans le mode de fonctionnement des élèves et dans les rapports qu’ils entretiennent entre eux ; ceci dans le but de les préparer à la compétition inhérente au Marché (du travail en particulier). Et au-delà du fonctionnement interne de l’université, la compétition doit également être un élément structurant entre les universités. C’est par leur comparaison et leur mise en concurrence qu’une élite universitaire pourra voir le jour .

    Deuxièmement, "l’entrepreneurisation".
    Le monde de l’entreprise (qui est assimilé à celui du travail), doit contribuer à l’enseignement et à la formation des étudiants. C’est à dire que l’université ne doit plus être un lieu de création et de transmission du savoir mais une fabrique de travailleurs (employés, cadres, etc.) répondant aux besoins des entreprises.

    Et troisièmement, la rentabilité.
    L’université étant considérée comme une entreprise, elle doit mettre en place une gestion de son personnel, de ses filières et de ses étudiants, selon des critères principalement économiques. L’objectif est donc de rationaliser et de rentabiliser en utilisant des méthodes comptables pour caractériser les enseignements. Seul le quantitatif (taux d’embauche, ratio d’élève par professeurs, etc.) est utilisé comme critère puisqu’il permet la comparaison et le calcul. Le développement de ces trois points est donc le fondement idéologique de la réforme du gouvernement et correspond à l’article mentionné par Chibi. La logique de cette idéologie, que j’ai déjà eut l’occasion de développer dans d’autres commentaires sur ce blog, est née de la combinaison du modèle positiviste (scientfisation), de l’anthropologie libérale (concurrence) et du fonctionnement capitaliste (rentabilité). Alors qu’elle a déjà conquis toute la sphère marchande, elle tend désormais non pas à phagocyter d’autres domaines, puisqu’elle n’en est pas capable, mais plutôt à les transformer (réformer) de façon à les rendre marchands (compatible avec le Marché). Ces autres domaines sont ceux énumérés dans la déclarations des droits de l’Homme, à savoir l’éducation, la santé, le logement, etc ; c’est à dire, ce que l’on appelle encore aujourd’hui le service publique. Cette transformation à pour but de réduire l’usager/citoyen en consommateur et ainsi contrôler tous les aspects de la vie via les méthodes marchandes (concurrence, quantification, rationalisation, marketing, publicité, etc.). La question à se poser est donc la suivante : tout peut/doit-il être transformé en marchandise ? En particulier, l’éducation. La transmission du savoir doit-elle être pensée comme le vente d’une marchandise.

    Une université est-elle une marque ? une filière est-elle un produit ? Un élève est-il un client ? Le fait d’étudier dans une école privée (E-art) nous permet de nous faire une idée de l’avenir de l’université française dans le cas où le combat de la résistance, engagé depuis maintenant plusieurs mois, échoue. Personnellement, je suis solidaire de cette résistance, comme je lui suis et le serai de tous ceux qui pensent que la coopération, la gestion démocratique, et la défense de l’égalité, en tant que principes sociétaux inaliénables et absolues, doivent être les conditions de base du vivre-ensemble.

  3. Et un conseil de lecture pour approfondir l’analyse : http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/05/30/reforme-ou-demontage-de-luniversite/

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