Jeudi 5 novembre 2009{par Vincent}
Antonella Arismendi | Quand la photographie de mode embrasse le mysticisme & la spiritualité

Jeune photographe argentine autodidacte dĂ©couverte grâce Ă fubiz, Antonnella Arismendi a dĂ©marrĂ© une activitĂ© de photographe professionnelle depuis seulement 2 ans. Son travail a attirĂ© l’oeil xuluxien pour plusieurs raisons, mais principalement parce qu’il s’enracine dans un ressenti et sensibilitĂ© assez tranchĂ©s. SpiritualitĂ©, mysticisme voire occultisme sont au rendez-vous Ă travers sorcières, pentagrammes, tĂŞte de mort et autres rĂ©jouissances. Antonnella ne manque pas d’aborder des sujets sensibles, voire dĂ©rangeants comme la grippe A dans sa sĂ©rie nommĂ©e très ironiquement « porcina », dans laquelle un masque portĂ© par une jeune femme nous rappelle Ă©trangement un certain sujet brulant de l’actualitĂ©… On reconnaĂ®tra aussi des thèmes rencontrĂ©s dans le conte, comme la princesse dans sa tour d’ivoire qui laisse tomber ses cheveux pour ĂŞtre sauvĂ© ou la disproportion de taille entre une personne et son environnement. Alice au pays des merveilles, MicromĂ©gas, ou Raiponce, la princesse aux longs cheveux des contes de Grimm. L’imaginaire des contes et autres lĂ©gendes semble ĂŞtre une grande source d’inspiration pour Antonella.


Il est quand mĂŞme a noter que les mises en situation sont toujours extrĂŞmement soignĂ©es tant en terme de maquillage que de coiffures, d’accessoires ou de vĂŞtements.
On retrouve une conception de l’esthĂ©tique très mode, très pub, et cela ne vous surprendra pas d’apprendre qu’Antonnella travaille notamment pour Rolling Stone, magazine Americain de pop-culture et dont l’un des cousins français est chronic’art. Un cĂ´tĂ© assez branchouille, assez lissĂ© pour taper dans l’oeil « publicisĂ© » du lecteur. Cependant, il n’empĂŞche que certains thèmes abordĂ©s remettent le spirituel, les mythes et autres concepts Ă©chappant Ă la volontĂ© maladive de contrĂ´le total de l’Homme sur le tapis. Le piĂ©destal sur lequel trĂ´ne la raison froide depuis trop longtemps va-t-il enfin tomber ?

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Jeudi 5 novembre 2009 à 1 h 21 min Horia Bolborea à répondu:
Difficile de ne pas rester subjectif face à tant de finesse conceptuel et de sensibilité graphique.
Un jeu de symbolique spirituel Ă©patant, une composition et un univers qui nous amène au-delĂ de l’image afin de nous transcender.
Un travail soignĂ© et rĂ©flĂ©chit, marque d’une inspiration crĂ©ative hors du commun.
Jeudi 5 novembre 2009 à 19 h 11 min Le Cosmonaute à répondu:
L’article est interessant et de très belle photo d’Antonella.
Jeudi 5 novembre 2009 à 21 h 01 min č•朝天 à répondu:
Je connais son travail depuis quelque annĂ©es maintenant. Ce qui m’avais frappĂ© au dĂ©but, c’Ă©tais la composition et la mise en scène de ses images, tantĂ´t froide, tantĂ´t très sombre, parfois très poĂ©tique, parfois le tout Ă la fois.
J’aime bien entendu l’inspiration très Ă©sotĂ©rique de ses photos. L’imaginaire des contes et lĂ©gendes apporte beaucoup de spontanĂ©itĂ© et de rĂŞve dans un monde ou tout est droit et rigide.
Son portfolio Ă Ă©galement Ă©voluĂ©, je constate avec surprise qu’elle s’est un peu calmĂ©e par rapport Ă une Ă©poque ou il devait y avoir plus de rĂ©bellion dans sa vie.
Jeudi 5 novembre 2009 à 23 h 32 min Marielle à répondu:
Je connaissais pas du tout le travail d’Antonnella Arismendi. Je trouve ses clichĂ©s très poĂ©tiques et d’une grande qualitĂ©.
J’avoue cependant que l’Ă©cran d’ordinateur me laisse lĂ©gèrement sur ma fin…Un peu comme les tableaux dans les livres d’expositions. Elle expose ?
Vendredi 6 novembre 2009 à 0 h 37 min Vincent à répondu:
Alors j’ai cherchĂ© pour essayer de dĂ©busquer une Ă©ventuelle galerie ou on pourrait trouver ses Ĺ“uvres, mais je n’ai rien trouvĂ©. MĂŞme en Argentine…
Mais qui sait, peut-ĂŞtre exposera-t-elle d’ici quelques annĂ©es quand son Ĺ“uvre sera encore plus fournie. J’aimerais aussi beaucoup voir des tirages, dans une belle galerie, pour voir comment elle les mettraient en scène et non le rendu sur Ă©cran mais sur papier.