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Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point.   {Blaise Pascal}

Mercredi 26 janvier 2011{par Sonia}

L’éloge de l’oisiveté

Vincent Van Gogh - La méridienne ou La siesteVincent van Gogh (1853-1890) – La méridienne ou La sieste (d’après Millet) décembre 1889-janvier 1890

« Le travail est l’opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué. »
(Boris Vian / 1920-1959)

Le travail constitue une valeur fondamentale dans notre société moderne. Aujourd’hui, il n’est plus un moyen pour obtenir le nécessaire vital, il est ce qui permet l’accumulation et la domination. Il devient une obligation et une façon naturelle de s’épanouir. La société a fait de ce qui n’était qu’un moyen de subvenir à ses besoins, une finalité à part entière.

Et si la recherche du bonheur, la découverte de soi, l’épanouissement, la culture, les études, la recherche, la réflexion, l’amitié, l’amour, la création… passaient par le loisir, l’otium, la flemme, l’oisiveté, la paresse… peu importe le nom que l’on veut lui donner, le résultat étant le même, un temps à soi mis à profit pour le loisir. J’entends par loisir cet héritage lointain de la skholè grecque, de l’otium romain, de la vita contemplativa chrétienne.

« Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave, qu’il soit d’ailleurs ce qu’il veut : politique, marchand, fonctionnaire, érudit. »
(Friedrich Nietzsche – Extrait d’ Humain, trop humain)

La valeur travail

Dans l’antiquité, l’idéal de vie était un corps sain et un esprit sage qui se consacre à la Culture et aux œuvres de l’esprit.

Les Romains divisaient la vie en deux activités. L’otium que l’on traduit par le loisir et le negotium (neg, otium) par le travail. Le loisir n’était pas oisiveté, il n’était pas improductif. Il était avant tout liberté. Le travail était considéré comme source de dégradation de la nature humaine et comme perte de temps pour les activités sociales et citoyennes. Le travail n’était bon que pour les esclaves, les hommes libres ne devaient se consacrer qu’à ce qui était considéré comme la valeur de l’existence proprement humaine : la vie publique, les sciences, les arts…

Raphaël - L'Ecole d'AthènesRaphaël – L’Ecole d’Athènes (1509-1512) – Chambre de la Signature – Musées du Vatican – Chapelle Sixtine

Il ne s’agissait pas de mépriser le travail, mais d’éliminer des conditions de vie l’activité de satisfaire aux besoins matériels et aux besoins de survie. Ces besoins n’étaient pas valorisés ni valorisant car ils étaient aussitôt consommés dans un cycle de (re)-production, consommation.

« Dire que le travail et l’artisanat étaient méprisés dans l’antiquité parce qu’ils étaient réservés aux esclaves, c’est un préjugé des historiens modernes. Les Anciens faisaient le raisonnement inverse : ils jugeaient qu’il fallait avoir des esclaves à cause de la nature servile de toutes les occupations qui pourvoyaient aux besoins de la vie. C’est même par ces motifs que l’on défendait et justifiait l’institution de l’esclavage. Travailler, c’était l’asservissement à la nécessité, et cet asservissement était inhérent aux conditions de la vie humaine. »
(Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, Paris, Ed. Calmann-Lévy, 1961, pp 95.)

Peu à peu, au fil des siècles, l’otium est affublé et assimilé à de nombreux synonymes : paresse, oisiveté, délassement, divertissement…

La paresse remplacera même l’acédie (ou la paresse spirituelle) pour devenir l’un des sept péchés capitaux et être révélatrice de la civilisation du travail comme valeur centrale de notre société.

«La crise morale française porte un nom : c’est la crise du travail.»
(Nicolas Sarkozy – Extrait du journal Le Monde – 23 Janvier 2007)

On ne doit pas oublier que les concepts qui ont mis en mouvement le monde moderne et bouleversés notre conception viennent du loisir.
L’otium était vanté par les philosophes, notamment Sénèque, Montaigne ou encore Nietzsche. Pour ces philosophes le travail allait à l’encontre du développement de la raison (les facultés intellectuelles), de la liberté de conscience et empêchait d’accéder à une réflexion originale et personnelle. Il ne faut pas oublier que, ne pas travailler, n’est pas nécessairement synonyme de paresse. Notre rapport au loisir est complexe, et dès notre enfance, la société nous répète que la paresse est mère de tous les vices, et le loisir est souvent vécu comme une absence. Une absence de travail, une absence de remplissage du temps qui passe. Mais si cette paresse pouvait sauver le monde ? Nous conduire vers les chemins du bonheur ?

Frontispice de l’Encyclopédie de Diderot et d’AlembertGravure de Bonaventure-Louis Prévost – Frontispice de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert représentant la Raison et la Philosophie arrachant son voile à la Vérité rayonnante de lumière, gravé en 1772 d’après le dessin de Cochin datant de 1764.

L’éloge de l’oisiveté

Qu’il s’agisse de Bertrand Russell avec « l’apologie de l’oisiveté » publié en 1932, du concept de la décroissance soutenable mis en avant par certains mouvements anti-productivistes, anti-consumériste et écologistes, la réduction du temps de travail n’est pas simplement apologie de l’oisiveté. Mais pour ses objecteurs de croissance il s’agit d’une véritable prise de conscience humaniste et écologique.

Pour B. Russell dans « l’apologie de l’oisiveté » la valeur travail est un préjugé moral des classes privilégiées qui estiment que l’absence d’activité conduirait la plupart des hommes, surtout ceux des classes les plus pauvres à la dépravation.

« l’idée que les pauvres puissent avoir des loisirs a toujours choqué les riches. »
(Bertrand Russell, l’éloge de l’oisiveté)

Il va défendre l’idée que quatre heures de travail par jour suffiraient pour assurer aux populations les ressources indispensables à la vie. Le travail pourrait être partagé équitablement et éviter ainsi que le reste de la population ne sombre dans le chômage et la faim. Les faits et la réalité nous le démontre mais la croyance en la croissance est toujours plus forte. On veut toujours avoir plus, combler nos tensions dans l’accumulation matérielle en espérant pouvoir cesser, cesser quoi…?
Mais c’est justement cette accumulation qui est facteur de tension sociale et de violence dans notre société. Cette croissance crée plus de miséreux que de personnes à qui elle pourrait donner un revenu décent. Et que dire de la surexploitation des ressources naturelles… Le reste du temps pour B. Russell serait consacré au loisir, à l’oisiveté.

« Quand je suggère qu’il faudrait réduire à quatre le nombre d’heures de travail, je ne veux pas laisser entendre qu’il faille dissiper en pure frivolité tout le temps qui reste. Je veux dire qu’en travaillant quatre heure par jour, un homme devrait avoir droit aux choses qui sont essentielles pour vivre dans un minimum de confort, et qu’il devrait pouvoir disposer du reste de son temps comme bon lui semble. Dans un tel système social, il est indispensable que l’éducation soit poussée beaucoup plus loin qu’elle ne l’est actuellement pour la plupart des gens, et qu’elle vise, en partie, à développer des goûts qui puissent permettre à l’individu d’occuper ses loisirs intelligemment. »

Une oisiveté (forme d’otium) qui serait consacrée à toutes les formes de cultures des plus populaires aux plus intellectuelles, de l’activité sociale à l’activité citoyenne en prônant une éducation libérée. Les activités ont été inhibées par le culte du profit. Aujourd’hui une activité valorisée et valorisante doit être une activité qui rapporte.

« L’idée que les activités désirables sont celles qui engendrent des profits a tout mis à l’envers. »

En réduisant le temps de travail, la recherche et l’originalité ne serait pas entravée. Car toutes les formes de création de recherche, d’éducation… ne dépendraient pas de nos besoins de survie. La fatigue nerveuse et la lassitude ne prendraient pas la place du temps libre et selon B. Russell l’homme serait « plus enclin à la bienveillance qu’à la persécution et à la suspicion », il apprendrait le partage, le vivre ensemble et non l’accumulation et la surexploitation.
On ne peut que faire le rapprochement entre les idées développées par B. Russell et les pensées de Nietzsche, sur le travail.

“ Dans la glorification du “ travail ”, dans les infatigables discours sur la “ bénédiction du travail ”, je vois la même arrière pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous :à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, ce qu’on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu’il tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême. – Et puis ! épouvante ! Le “ travailleur ”, justement, est devenu dangereux ! Le monde fourmille d’ “ individus dangereux ” ! Et derrière eux, le danger des dangers – l’individuum !

[…] Etes-vous complices de la folie actuelle des nations qui ne pensent qu’à produire le plus possible et à s’enrichir le plus possible ? Votre tâche serait de leur présenter l’addition négative : quelles énormes sommes de valeur intérieure sont gaspillées pour une fin aussi extérieure ! Mais qu’est devenue votre valeur intérieure si vous ne savez plus ce que c’est que respirer librement ? Si vous n’avez même pas un minimum de maîtrise de vous-même ?” (Nietzsche. Aurores (1881), Livre III, § 173 et § 206,  trad. J. Hervier, Gallimard, 1970)

Nietzsche ne critique pas le travail en lui-même mais la valeur travail, « la glorification du travail ». Il condamne cette idéologie qui tend à en faire une valeur supérieure et qui pousse à l’apologie de la croissance économique. Pour Nietzsche cette survalorisation du travail conditionne l’individu et serait une volonté politique de canalisation de révolte et d’épanouissement. Elle l’aliénerait et le détournerait de sa propre humanité. L’énergie individuelle ne serait plus utilisée au service de l’individu mais au service de la productivité. Il n’aura plus la force de penser par lui-même ni de se dresser contre l’État. Car le travail possède une fonction policière qui occupe, soumet, épuise et détourne dans la poursuite d’autres buts que ceux que la société impose. On pourrait même parler de valeur Sécurité autant valorisée aujourd’hui et érigée en fin en soi au détriment de la liberté individuelle. Est-ce que trop de valeur sécurité n’est pas égale à un désir de contrôle des individus ?

Troublant et troublée de retrouver les 2 thèmes phares de notre président : Travail et sécurité.

«Il faut laisser les gens travailler plus, pour gagner plus, c’est mon programme (…) Moi je veux être le candidat du travail.»
(Nicolas Sarkozy – Extrait du journal Le Monde – Février 2007)

«On ne dira jamais assez le mal que les 35 heures ont fait à notre pays. Comment peut-on avoir cette idée folle de croire que c’est en travaillant moins que l’on va produire plus de richesses et créer des emplois.»
(Nicolas Sarkozy – Témoignage)

Rembrandt - philosophe en méditationRembrandt – philosophe en méditation (1632)

A tort ou à raison ? Est ce qu’il ne dépend pas de notre survie d’inventer une nouvelle forme de croissance ? On m’aurait menti, les ressources naturelles ne sont elles pas infinies ? Il est difficile d’aller vers un changement, vers une baisse de la consommation au sein de notre société quand le bonheur de la consommation, de la possession matérielle est indice de réussite, d’épanouissement. La mesure du bonheur sur terre ne devrait pas seulement prendre en compte la croissance économique. Je ne dis pas qu’il faudrait travailler quatre heures par jour ou encore ne pas travailler, je dis juste qu’il faudrait peut être revoir nos priorités et ré-injecter d’autres valeurs dans la société. Ne dit-on pas qu’il faut prendre le temps de se poser pour pouvoir réfléchir. Prendre le temps, sortir du tumulte de nos activités pour lézarder un peu, à profit de soi et forcement des autres. Un temps mis à profit de soi pourrait peut être nous rappeler que nous ne sommes pas tout seul. Toutes les pistes ne sont pas à exclurent… On peut se laisser rêver à un autre monde.

Je vous laisse à la réflexion et à la paresse… et la prochaine fois qu’on vous traitera de paresseux soyez en plus fier car l’argent ne mesure pas toutes les richesses.

commentaires : 8Commentaire

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8 réponses


  1. L’espoir viendrait des futures entreprises qui, en suivant des politiques de temps de travail aménagées pour les loisirs et la réflexion, ce qui améliore la productivité (ex: Googlisme), apporteront un nouveau souffle et avec elle un renouveau économique.

  2. N’oublions pas que l’Homme n’a jamais autant travaillé qu’à notre époque.

    L’enjeu de la fameuse « révolution industrielle » pour l’Homme a été de gardant son travail en entrant en concurrence avec les machines.
    Les machines peuvent « travailler » (dans le sens de produire de la valeur ajoutée) 24h/24. Donc pour les rattraper les Hommes ont du travailler des journées parfois complètes.

    Regardez par exemple ce règlement intérieur d’une entreprise datant de 1880.
    Nous avons tout de même parcouru un certain chemin entre temps.

  3.  

    Heureusement que nous avons évolué, car ce genre de document est très strict, ca fait un peu peur ! Lol Je suis d’accord avec toi, je pense que nous n’avons jamais autant travaillé… Nos loisirs aujourd’hui ne sont qu’un dérivés du travail. Ils sont si intenses, si organisés, que l’on ne profite plus de ce temps mais au final on s’abrutit. Frédéric Schiffter (professeur et auteur de nombreux ouvrages) dans un article « ne rien faire et ne pas culpabiliser » va jusqu’à dire que l’on pourrait aujourd’hui appliquer aux loisirs ce que Nietzsche disait du travail, à savoir qu’ils constituent « la meilleure des polices » et entretiennent la vulgarité et le grégarisme.

     

    Jeez pense que l’espoir viendrait des futures entreprises comme (google) qui suivent une politique de temps de travail aménagé pour les loisirs et la réflexion. Pourquoi pas… peut être une solution en espérant qu’il ne s’agisse pas que d’un voile. Une réflexion sur le travail qui permet surtout de produire plus, de produire mieux. Ne pas se soucier des employés mais juste de ce qu’il faudrait faire pour avoir plus de résultat. Et on comprend facilement que google peut être prêt à tout pour garder les meilleurs ingénieurs de la planète. Pour google est ce qu’il ne s’agit pas tout simplement une nouvelle fois, d’obtenir encore plus de contrôle ?

     

    Un article intéressant par Emeric sur Google : Google, le successeur d’Hannah Arendt ?

  4. Attention car toutes les entreprises ne peuvent pas adapter le mode de fonctionnement de google.
    Pour le travail à la chaîne, ou autres besoins de productivité immédiate il est impossible de mettre en place un tel système. Économiquement parlant cela coûterait très/trop cher aux entreprises pour être réellement efficaces.

  5. Article très pertinent et intéressant. 
    Au Bouthan on parle du bonheur national brut. 
    Le bonheur est tellement simple qu’il pourrait se trouver sous notre nez que nous ne le ressentirions pas tellement nous sommes habitués de courir après de si complexes et rares satisfactions au final si décevantes.

  6. Existe t-il encore des commentaires ou l’on ne cite pas des mecs qui ont pensé à votre place? Plus ça va et plus vous vous cachez derrière des philosophes, des écrivains, des Nietzsche , des Voltaire, dont on taira ici les sérieux travers! D’après bidule donc, qui pensait comme machin en 1889…, faut arrêter là, c’est les fantômes de vos références que sont vos commentaires. En plus ces mecs là en avaient à foutre de vous , Voltaire a touché son paquet de rons avec l’esclavage et la description qu’il donnait des noirs dans ses observations était tout simplement nauséabonde.Un radical facho.N’avez qu’à mettre une citation d’Hitler c’est la même. Nietzsche , influencé par Platon, Héraclite, Darwin( un facho plus poli qui pensait que malgré leurs légères différences physiques, les Nègres et les Européens ne sont pas si éloignés.) , qui eux mêmes furent influencés par Socrate, Démocrite, qui furent influencés par les mystères égyptiens ou la mythologie…Qui sont des domaines vachement ouverts ( humanisme, transhumanisme, et aussi la liberté, mot clé pour les pauvres) mais très « hermétiques »…;)
    Toujours la même recette, rhétorique et métaphysique. À un certain niveau de vie, l’on peut se faire attirer dans ce genre de fables, partir en croisade rejoindre ces lieux mythiques…le truc c’est qu’ils ont fait une sélection pas très naturelle arrivés sur des terres renfermant disent ils, des sagesses anciennes. Et qu’accessoirement, brûler les maisons et les gens valait bien les cortex énergétiques et indéplaçables sur lesquels étaient bâtis les villages. Oui, quand on sacrifie des millions d’hommes pour un carré de terre, c’est pas toujours pour du minerais. 

    Ps: Vivienne Westwood dont la citation est présente sur le site  » Regarder le passé est le meilleur moyen de créer l’avenir » était une adepte du calvinisme ( donc merci à Jean Calvin) : doctrine théologique qui prends la forme du bouddhisme, Dieu en toute chose, blabla la…y’a Wiki pour vous aider. Ils ont infiltrés des pays africains avec cette branche dérivée du christianisme avec tous les dégâts qui vont avec, d’ailleurs on dit qu’il y avait l’enseignement de Calvin c’était pas seulement un courant de pensée.Donc pour les méthodes de colonisation +1. Pour les valeurs démocratiques et je ne sais quel autre élan progressiste,  pour la philosophie qui n’a fait que perdre ses lecteurs, les entraînant encore plus loin dans l’ignorance et portant haut les couleurs du cynisme, du mépris de la vie sous prétexte de la gérer, pour l’impudeur de cette liberté qui préfère dire de la merde qu’entretenir son humilité dans la remise en question et l’action. Pour ceux qui défendent une absence de foi pour la troquer contre des mythes. L’an 2000 sera spirituel? Ça dépends si on a un nouveau régime à instaurer.
     Vos références ont tous été des fils de pute dans leurs vies respectives .
    Leur plus belle réussite aura été de vous faire croire qu’ils se souciaient de vous.

    Je ne sais plus quel personnage dans l’article fut choqué du fait que les pauvres puissent avoir des loisirs…moi ce qui me choque c’est des gens qui lisent pendant leurs loisirs des livres écrits par leurs bourreaux. Pour ces gens vous n’êtes et vous ne resterez que du bétail, quelle que soit la déviance en « isme » du prochain combat qu’ils utiliseront pour mieux vous diviser. Oui, parce qu’au final, vous n’êtes quand même que des pauvres. Que vous êtes pucés. Pour des gens voulant s’émanciper et émanciper les autres…:/

    Bref  ce long message pour vous dire d’essayer d’écrire un commentaire sans citer un ancien illuminé. La philo c’est pas la religion universelle, sinon c’est qu’il y a eu forçing. Puis qui sait, parlez haut et fort et vous serez peut être le prochain dont on suivra les idées, parce que des anciens nazis mêlés à un mysticisme douteux, parfois réalisé à la manière d’une recette des croyances des pays colonisés successifs est vraiment, et à tout point de vue , malsaine.

  7. « les hommes sont malheureux car ils ne savent pas qu ils sont heureux »
                                                                                                                    Dostoiewski

  8. @Chanrl : Godwinn*10

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