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La politique est le premier des arts et le dernier des métiers.   {Voltaire}

Dimanche 24 avril 2011{par Marielle}

Bon Ă  jeter ?

L’obsolescence programmĂ©e est un fait et un paramètre indissociable de la majoritĂ© de nos sociĂ©tĂ©s actuelles. Pourtant, cela n’a pas toujours Ă©tĂ© le cas. Pour preuve cette ampoule de la caserne des pompiers de Livernmore en Californie qui brille depuis 1901 sans interruption. Hormis son statut de vedette dans le guinness des records, elle symbolise la perfection des ingĂ©nieurs qui concevaient alors des produits « parfaits ». Des produits construit pour durer.

Mais comment sommes-nous arrivĂ©s aujourd’hui Ă  ces sociĂ©tĂ©s du « bon Ă  jeter » ? Aux oubliettes les bons rĂ©parateurs Ă  qui on amenait notre vĂ©lo ou notre chaine hifi. Aujourd’hui, on remplace tout. Tout le temps et partout. Cela reviendrait certainement plus cher de rĂ©parer que de racheter un nouveau produit.

Plus rien ne dure et bien évidemment cela est programmé. Votre machine à laver est prévue pour durer neuf ans, votre téléviseur ? Dix ans.

L’objectif Ă©tant d’entretenir le marchĂ© de la consommation : l’achat, le profit. Mais on oublie aisĂ©ment ce que deviennent les produits jetĂ©s. Aujourd’hui, l’activitĂ© humaine produit 10 milliards de kilos de dĂ©chets (hors agriculture et construction) [source consoGlobe]. D’un cĂ´tĂ©, nous faisons tout notre possible pour vivre de plus en plus longtemps et de l’autre nous fabriquons des produits qui ne perdurent pas et, qui plus est, en utilisant de façon excessive les ressources de notre terre.

Cela pose de vraies questions sur notre façon de consommer. Faisons-nous de rĂ©elles Ă©conomies en jetant tout ce qui ne fonctionne plus sous prĂ©texte que cela coĂ»terait moins cher. Pouvons-nous faire des Ă©conomies sur le dos des gĂ©nĂ©rations futures ? Au-delĂ  de ces questions une autre plus essentielle peut-ĂŞtre se pose : pourquoi avons-nous tant besoin de tout changer tout le temps ? Car, mĂŞme si effectivement on nous pousse Ă  consommer de plus en plus, nous avons aussi notre part de responsabilitĂ©. Il n’y a pas de consommation sans consommateur. Ce qui est intrigant c’est qu’on retrouve les mĂŞmes comportements dans le milieu professionnel ( il n’est pas rare de changer deux ou trois fois de boulot au cours de sa Vie), ou bien encore relationnel (multiplication des relations amoureuses par exemple).

Mais alors, aurions-nous peur de ce qui dure ?


EnvoyĂ© spĂ©cial : TV, hi-fi, Ă©lectromĂ©nager… le grand bluff

commentaire : 1Commentaire

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1 réponse


  1. Merci Marielle pour cet article. Tu as raison de pointer du doigt ce problème. Car c’est un vrai problème d’écologie. L’écologie consiste à vivre en s’adaptant de façon optimale et durable.

    Les détracteurs qui accusent les écolos de vouloir stopper la croissance refusant la société de consommation et sa logique sont nombreux. Mais il est plus facile d’accuser toute forme de décroissance, de pousser à la consommation dans une forme d’économie qui doit améliorer le confort. Améliorer une forme de confort ? Pourquoi pas. Mais quand on constate que nous sommes poussés à la consommation volontairement dans un souci de rendement, ce n’est plus la même chose. Les produits ne sont plus solides et nous sommes obligés de renouveler sans cesse notre équipement. Et comme tu le dis si bien. En utilisant de façon excessive les ressources de notre terre.

    Cette notion de croissance a atteint un stade d’absurdité et nous avons aussi notre part de responsabilité. L’objectif écolo c’est aussi trouver une nouvelle manière de consommer. Alors, posséder du matériel qui tombe en rade tous les 4 matins… Face à une hypocrisie totale sur les idées écologiques je me demande parfois si je ne vais pas prôner la décroissance. Peut-être que je le fais déjà…

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