Pensée & société

Comment mieux nous endormir ?

Écrit par Emeric

Depuis quelques temps déjà on nous parle, que dis-je, on nous rabache, on nous harcèle, on nous conditionne à ne pas faire attention à l’actualité sociale et politique actuelle. En effet, une manne inespérée est tombée du ciel, ou plutôt sortie des élevages de porcs. Et oui, la grippe porcine, grippe mexicaine, grippe A a littéralement envahit les médias. Mais que sait-on vraiment de cette « pandémie annoncée » ?

Sur les canaux « officiels » (france télévision, le monde, etc…) on crie au loup, on nous dit qu’il faut s’attendre à des cas très grave, une expansion rapide et massive, qu’il faut se protéger, que c’est très très grave etc. On s’attend même à une écatombe chez france télévision. Mais sur d’autres médias (france 5, ripostes sur arte), le discours n’est pas vraiment si alarmiste. Alors oui, le risque de pandémie est présent, il existe, et tout le monde s’accorde pour dire qu’une pandémie mondiale arrivera un jour ou l’autre. Ça de toute façon on le sait, même si on se préoccupe plus de consommer des biens, et d’accumuler des richesses. Ce qu’on oublie vite, c’est que cette épidémie tombe en plein mois de Mai, avec les revendications qui vont habituellement avec. Exit donc les défilés unitaires du premier Mai (seulement 3 fois dans l’histoire syndicale), aux oubliettes le débat sur le projet de loi des universités, oublions aussi la réforme du système judiciare, des hôpitaux, ou bien encore la plus « troisième millénaire » loi création et internet (hadopi).
D’habitude c’est vrai qu’au mois de Mai on nous parle plutôt du beau temps, de la température qu’il fait, etc… Mais là on nous parle de grippe porcine. Sommes-nous vraiment obligés de vivre dans un trop plein sécuritaire, et dans un climat de peur constant ? Je ne crois pas, et je pense aussi que ce climat de peur a déjà été utilisé récemment, notamment par l’administration Bush, et que même s’il a une force indéniable (comme provoquer une guerre), il a aussi ses faiblesses (le changement de gouvernance).
Attention donc à ne pas trop nous jouer des tours dans le dos. On sait que les réformes se suivent à un train d’enfer, et que les débats ne sont pas toujours objectifs

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Emeric

Commentaires

  • Tenez pour encore mieux oublier la crise! 🙂 Une petite carte googlemap très sympathique pour suivre l’avancement de la PANDEMIE! 😀 http://flutracker.rhizalabs.com/ si vous voulez vous amusez un petit jeu flash (Pandemic 2), où vous incarnez un virus… http://www.kongregate.com/games/DarkRealmStudios/pandemic-2 Pour moi on va encore plus loin que le fait de nous détourner des problèmes qui nous préocupent dans la vie réel, c’est une sorte d’émotionalisme que l’on nous sert pour oublier les vrais problèmes humanitaires. Vite foncez acheter vos TAMIFLU!  

  • Max Brooks, dans son roman "World War Z", nous présente un monde en proie à une invasion zombie. L’origine du mal est alors présenté comme un virus. Il va de soit que construire un roman autour d’une zombification mondiale n’est qu’un prexte, une allégorie pour une éventuelle pandémie. Son roman très bien construit met en avant les facteurs de cette pandémie, comme par exemple les dons d’organes, les exils des gens aisés en fuite au virus… Un livre intéressant en la période actuelle.

  • oh là là que c’est inapproprié à ce blog comme discours… vous vous égarés messieurs, dames…ce n’est que mon avis et vous êtes complètement libre de tout article sur ce blog qui est le votre mais à mon avis attention vous confondez le projet que vous aviez qui est très intéressant et un blog perso sur lequel vous exprimez vos sentiments, vos opinions politiques, il n’y a aucune valeur ajouter à cette article à part vous faire plaisir. Votre blog perd ici de l’intérêt à mes yeux.

  • Je ne pense pas, finalement, que ce genre d’article n’ai pas sa place dans notre blog.
    Nous parlons de philosophie, mais pas que. Nous parlons d’abord et (presque) avant tout de société. Et la société englobe bien des choses cher biub. À la fois de la musique, des images, des expositions, des films… mais aussi de la politique.
    Je vous rappel tout de même que la "politique" viens du grec "polis" = cité. Le but de la "politique" de la grèce de Socrates, Aristophane, Platon ou Gorgias était la gestion de la polis, de la cité.
    Je pense en effet que ce genre d’article à tout à fait sa place. Comment ne pas étudier la société sans prendre part aux débats qui nous sont cher/chair ? Sachez qu’en Grèce, le droit d’être citoyen était indissociable du fait de prendre part à la vie de la cité, à sa régence et à son fonctionnement. Tout autre personne n’était (pour résumer) qu’esclave, et n’avait son mot à dire. Dénoncer un débat à l’assemblée "stérile" et même un non-débat est une démarche cityoenne. Dénoncer le matraquage médiatique est aussi une démarche citoyenne.
    Personnellement j’estime que de part notre système (démocratique) j’ai mon mot à dire, et donc que nous avons notre mot à dire.
    Prendre part au débat passe aussi par ce blog, prendre "parti" (pour ou contre j’entends) passe aussi par ce blog.
    Le fait que vous ne le voyiez pas est vraiment fort dommage. Nous ne mélangeons rien, nous relions justement beaucoup de choses.

  • Je rajouterai juste que notre blog n’a pas pour vocation de donner la possibilité à ses auteurs de se "faire plaisir"… je crois que le sens de notre démarche, cher Biub est très mal compris. Notre démarche est d’interroger le sens de notre quotidienneté, du monde dans lequel nous vivons, des relations que tissent les humains entre eux, de prendre position et partant de poser des actes. Nous ne sommes pas là pour contempler béatement le monde dans lequel nous vivons, mais bien pour le décrypter afin de nous situer, en tant que designer, mais aussi et surtout en tant que citoyen et plus globalement en tant qu’humain. Nous défendons un point de vue, en étant prêt à le partager, à l’argumenter, à écouter l’autre nous faire des remarques et nous donner le sien. Nous défendons des valeurs, nos valeurs, dans le respect et l’écoute d’autrui. Le projet que nous avons initié, n’est en rien déconnecté de la réalité du monde dans lequel nous vivons, mais au contraire se doit, pour avoir un sens, d’y être au cœur. Philosophie ne rime pas avec neutralité détachée. Philosophie ne veut pas dire scolaire et restant bien sagement dans un cadre d’étude déconnecté de la « vraie vie » mais déborde sur nos vie, parce qu’elle réinterroge l’humain et le met en mouvement en reliant, comme le dit Emeric, le plus de concepts, de disciplines, d’Hommes entre eux.

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