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Avoir une opinion ne veut pas dire penser.    {Socrate}

Dimanche 19 dĂ©cembre 2010{par Vincent}

Rendez-vous en terre inconnue – l’appel de l’ailleurs et de l’altĂ©ritĂ©


VoilĂ  une Ă©mission que l’on retrouve (trop) rarement sur nos antennes. « Rendez-vous en terre inconnue » est conçue et prĂ©sentĂ©e par FredĂ©ric Lopez, diffusĂ©e pour la 1ère fois le 26 dĂ©cembre 2004.

Le principe est tout simple : une personnalitĂ© française (Zazie, GĂ©rard Jugnot, Gilbert MontagnĂ©, Virginie Efira, Adriana Karembeu, Patrick Timsit ou encore Édouard Baer…) part Ă  la rencontre d’une peuplade dont le mode de vie est opposĂ© au notre, occidentaux modernes (post-modernes diront certains). Pire, certaines de ces peuplades sont menacĂ©es par le capitalisme globalisĂ© qui chaque jour avance un peu plus en Ă©crasant ses opposants : peuples tribaux, animaux, forĂŞts, ocĂ©ans (et j’en passe…). Ils vivent d’une manière qui est depuis bien longtemps rĂ©volue sur l‘immense majoritĂ© de la planète : point d’eau courante ni d’Ă©lectricitĂ©, encore moins de machine Ă  laver ou de four. Boris Vian aurait eu le plus grand mal Ă  y Ă©crire sa « complainte du progrès » . Les techniques artisanales, transmises de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration sont la clĂ© de leur subsistance. Celle-ci est restĂ©e leur principale source d’occupation : se nourrir, boire, se protĂ©ger des animaux ou de la rigueur du climat, veiller sur le territoire etc. Des gestes et un savoir faire tout entier dĂ©diĂ© Ă  la survie de la tribus. PlutĂ´t que de rentrer dans une analyse ethnologique, regardez ce que nous raconte Claude Levi Strauss Ă  propos de sa rencontre avec la tribus Bororo :

Vous l’aurez compris, les objets cultes de consommation de notre quotidien Smartphone-tĂ©lĂ©vision-console-ordinateur-Ipod sont inconnus lĂ -bas, mais ces peuplades sont très fières de leur condition « d’Homme libre ».
« On est lĂ , ensemble devant un bon feu, tout simplement… VoilĂ  la vraie libertĂ© » Ganbat | Tribu Tsaatans en Mongolie

Des mois de préparation

En amont, un gros travail de prĂ©paration par les Ă©quipes de l’Ă©mission qui repèrent les endroits du monde les plus reculĂ©s et se rendent sur place pour prĂ©parer le tournage. 1 mois in-situ, sans camĂ©ra pour apprendre Ă  connaĂ®tre les habitudes, les rites, les comportements etc. L’occasion aussi de voir quelles activitĂ©s sont particulièrement intĂ©ressantes. Mais comment faire pour trouver une famille qui accueillera l’Ă©quipe pour le tournage ? Le rĂ©dacteur en chef, Franck Desplanques, explique que bien souvent ce sont les personnes particulièrement ouvertes et accueillantes qui viennent Ă  eux. Celles qui ont envie de partager leur culture dont elles sont infiniment fières et de la faire dĂ©couvrir au reste du monde. Les choses se font naturellement, simplement.
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Vendredi 17 dĂ©cembre 2010{par Sonia, Marielle & Vincent}

Rencontre avec la Zulu Nation au Batofar : retour aux sources du Hip-hop

Zulu nation - anniversaire 37 ans - batofar
Comme nous l’avions Ă©voquĂ© dans un billet prĂ©cèdent les Zulus ne sont pas mort. Pour comprendre un peu mieux leur univers et surtout comprendre ce qui les dynamisent nous sommes partis Ă  la rencontre des membres de la Zulu Nation France lors de la Zulu Nation Party.

Vendredi 12 novembre :
La date n’est pas choisis au hasard. Elle symbolise la crĂ©ation de l’Universal Zulu Nation par Afrika Bambaataa. Chaque annĂ©e, le 12, les Zulus cĂ©lèbrent la naissance de ce mouvement bercĂ© par le slogan «peace unity love and having fun».

Nous arrivons au Batofar, lieu de l’Ă©vènement, ou nous sommes accueilli très chaleureusement par Malika luna et Dj number SIX que nous avions contactĂ© auparavant. Dj Number SIX est le Zulu King intronisĂ© par le GrandMaster Dee Nasty (De son vrai nom, Daniel Bigeault, Dee Nasty est un DJ français nĂ© en 1961. Membre de l’Universal Zulu Nation, Dee Nasty fait la première partie de la tournĂ©e d’Afrika Bambaataa. Il rĂ©vĂ©lera au grand public, grâce Ă  ses Ă©missions sur Radio Nova, des groupes tels que NTM ou Assassin et bien d’autre encore).

Avec simplicitĂ© et bienveillance il nous explique le dĂ©roulement de la soirĂ©e et se met Ă  notre disposition pour l’interview.
Nous rencontrons ensuite DJ Mirs et Leva Fiftyseven . Les membres de la Zulu Nation se rendent disponibles pour nous expliquer ce qui les motivent et combien le mouvement initiĂ© par Afrika Bambaataa est plus complexe et plus profond qu’un simple effet de style du XXIe.

Passionnés, convaincus et humanistes : rencontre avec la Zulu Nation France.

Cliquez sur l’image pour voir la galerie.

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Mardi 14 dĂ©cembre 2010{par Vincent}

Rencontre avec les initiateurs du projet Humailers – Quand la pub se fait don aux associations

Humailers

ContactĂ© par Humailers, xulux a Ă©tĂ© interpellĂ© par ce projet qui entend s’appuyer sur l’omniprĂ©sence de la publicitĂ© pour faire des dons aux associations. Une rencontre semblait l’option la plus intĂ©ressante pour vous, cher lecteur, afin qu’ils puissent prĂ©senter leur projet avec leur mots. Et si la communication devenait un service sollicitĂ© par le consommateur et non imposĂ© ? Serions-nous en chemin vers des rĂ©gies publicitaires Ă©thiques, missionnĂ©es par les consommateurs eux-mĂŞmes ? Ce qui est sĂ»r, c’est qu’Humailers donne matière a penser. Penser la communication de demain, mais aussi les problĂ©matiques sociales ou sociĂ©tales d’aujourd’hui et leur interaction avec l’habitus consumĂ©riste occidental. Rencontre.

Pouvez-vous vous prĂ©senter s’il vous plaĂ®t ?

Bonjour, Cyril Marin, je suis le gérant de la société Co-f4, créée en 2002 et spécialisée dans la création de sites internet et la création graphique. Nous travaillons principalement dans le secteur du « BtoB ».

Expliquez-nous brièvement votre projet …

Humailers est un service de mise en relation entre annonceurs et internautes solidaires. Le principe : la personne s’inscrit, choisit de recevoir 1 à 7 mails par semaine d’offres, de bons plans,… Et nous reversons 40% des recettes générées par ces envois à des associations caritatives (Restos du Coeur, UNICEF, SPA,…).

Humailers

Quand ce projet a-t-il débuté et pourquoi ?

L’idée de ce projet est née en décembre 2009, suite à la réception récurrente de dizaines de mails promotionnels (non sollicités) pour les fêtes. Partant de ce constat, nous nous sommes demandés : comment faire pour que cette publicité soit plus responsable, ciblée et lui donner une dimension « éthique » ?

Pouvez-vous nous parler de cette sensibilitĂ© au travail des associations ? Quel est, finalement, l’Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur pour dĂ©marrer un tel projet ?

RĂ©cemment, l’action de MĂ©decins sans Frontières et de la Croix Rouge suite aux importants dĂ©sastres du sĂ©isme en HaĂŻti mais aussi les aides Ă  l’hĂ©bergement et Ă  la restauration pour les sans-abris par les Restos du Coeur, nous ont marquĂ©es. Toutes ces associations ont besoin d’aide mais, hormis le don direct, il existe trop peu d’alternative. Dans la vie « offline », des programmes solidaires, comme le Sac Ă  Sapin de Handicap International ou les cartes Unicef, ont Ă©tĂ© mis en place, mais « online », sur internet, peu d’initiatives ont encore Ă©tĂ© prises. De plus, nous voulions trouver une alternative pour aider les associations. En effet, aujourd’hui il n’existe que 2 façons de soutenir : soit devenir membre de l’association, soit faire un don ou achat avec de l’argent « sonnant et trĂ©buchant ».

A ce jour, combien comptez-vous d’humailers et d’annonceurs? Que cela reprĂ©sente-t-il comme aide pour les associations ?

Nous devrions atteindre les 30 000 humailers avant la fin de l’année ! Nous approchons aussi la barre des 1000€ de dons collectés depuis le début du projet avec, déjà, 870€ de reversé aux associations. De plus, d’autres développements sont actuellement « dans les tuyaux » afin d’élargir notre champ d’action et, surtout, pour « booster le compteur de dons » ! Nous travaillons actuellement avec des régies publicitaires, ce qui nous permet d’atteindre des annonceurs prestigieux, mais l’objectif à terme est de traiter directement avec eux, pour augmenter la somme reversée.

Humailers
Henry Dunant, fondateur de la croix rouge

Pensez-vous qu’il y a un rĂ©veil global des citoyens concernant la condition prĂ©caire de certaines (beaucoup trop) personnes ou pensez-vous ĂŞtre trop peu nombreux ?

Dans l’ensemble, on remarque sur ces dernières années qu’il y a une réelle évolution des mentalités. Les médias mettent en avant des populations vivant dans des conditions précaires mais aussi les problèmes liés à la consommation d’énergie et au respect de l’environnement. L’ensemble de cette démarche nous amène à penser qu’un service tel que Humailers peut trouver sa place dans le paysage sociétal. Il est important pour nous que le mécanisme de génération de dons ne coûte rien à l’internaute final. Sans parler de « réveil global des citoyens », nous osons espérer que la majorité des gens acceptera de recevoir un mail publicitaire par semaine ! C’est infime par rapport aux bénéfices réels que peut apporter la communauté d’Humailers. Et, accessoirement, sans vouloir être objectif, nous trouvons que c’est vraiment une super idée !

Avez-vous eu des difficultĂ©s pour trouver des partenaires qui vous soutiennent ou, au contraire, cela s’est-il fait facilement ?

La principale difficulté est d’entrer dans un cercle vertueux. En effet, sur le papier, le projet a séduit de nombreux partenaires. Seulement, pour passer le cap et engager un partenariat dit « commercial », il est nécessaire pour nous d’avoir une base d’abonnés conséquente. Cette base se construit avec le temps, or le frein à sa construction est la confiance que peut avoir un internaute dans Humailers (est-ce que je ne vais pas être inondé de mails ? Est-ce que mes données ne vont être pas revendues ? Est-ce que les dons vont bien être reversés ?..) Nous travaillons donc activement à gagner la confiance de tous les acteurs du système !

Humailers
Coluche, fondateur des restos du cœur

Quel regard portez-vous sur la politique (au sens large) d’aujourd’hui et sur le fait que des projets comme Humailers soient nĂ©cessaires ? Pensez-vous que c’est un problème gouvernemental ou, au contraire, une prĂ©occupation que doit avoir chaque citoyen au quotidien ?

Nous pensons que les problèmes contre lesquels nous luttons sont l’affaire de tous, gouvernement et citoyens. Au sens large, c’est un problème Humain. Nous soutenons et nous nous plaçons aux côtés de ceux qui cherchent à agir quelle que soit la portée de l’action qu’ils entreprennent : il y aura probablement toujours des problèmes et heureusement des gens qui cherchent des solutions !

Le projet Humailers fera-t-il des petits ?

Toute action pouvant amĂ©liorer le quotidien ne serait-ce que d’une personne est louable, donc si notre projet peut stimuler la crĂ©ativitĂ© d’autre acteurs, nous en serions fiers. Nous pensons qu’il y a encore tellement Ă  inventer que si nous pouvons ĂŞtre un vecteur de crĂ©ation de nouveaux projets, nous en serions fiers.

Comment vous projetez vous dans l’avenir avec le projet Humailers ? Avez-vous d’autres projets en tĂŞte ?

Aujourd’hui la priorité est d’arriver à générer une communauté active et nombreuse. C’est un travail quotidien et passionnant. Nous avons dans les « valises » des tonnes d’idées qui ne seront certainement pas toutes réalisables mais qui ont le mérite d’exister. La prochaine idée à sortir d’ici peu est l’Humailthon, qui permettra de favoriser la vie associative au sens large. Nous avons été sollicités par des associations moins médiatiques que celles que nous soutenons aujourd’hui, l’Humailthon permettra de les aider activement, avec une pointe d’humour !

Que diriez-vous lĂ , tout de suite, pour convaincre les lecteurs de devenir Ă  leur tour humailer ?

J’ose espérer que personne ne lit cette réponse et qu’ils sont déjà tous en train de s’inscrire ! Pour les quelques sceptiques, sachez qu’aujourd’hui près de 30 000 personnes nous consacrent moins d’1 minute par semaine, et qu’elles ont permis de :

• Assurer 5 repas quotidiens de plus soit l’équivalent de 150 repas sur un mois | Les Restos du Coeur

• Acheter 406 cahiers et 406 crayons de plus pour l’accès des enfants à l’éducation | UNICEF

• Nourrir 145 chiens et 145 chats abandonnés, recueillis dans un refuge pendant 1 jour | SPA

• Vacciner 658 personnes supplémentaires contre la rougeole | Médecins sans frontières

• Accompagner 10 adolescents séropositifs pour la prise de leur traitement et leur projet de vie | Sidaction

Les résultats sur 30 000 personnes laissent imaginer ce qu’ils pourraient être si nous étions plus nombreux. Et là je sais que plus personne ne me lit !

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Mercredi 1 dĂ©cembre 2010{par Vincent}

Sandy Skoglund – L’art du tableau photographique surrĂ©aliste


Photographe amĂ©ricaine nĂ©e en 1946, Sandy Skoglund enseigne la photographie Ă  l’universitĂ© Rutgers dans le New Jersey.
C’est en 1980 que l’artiste se fait connaitre par son Ĺ“uvre « Radioactive Cats« . L’axe du travail de l’artiste est restĂ© Ă  peu près le mĂŞme pendant toutes ces annĂ©es, comme nous allons le voir.

L‘invasion et l’Ă©touffement provoquĂ© par la rĂ©pĂ©tition d’Ă©lĂ©ments, une systĂ©matisation presque, interrogent en premier lieu la notion d’espace. L’espace de l’Ĺ“uvre, la notion de limite du format bien sĂ»r, mais aussi celle rĂ©servĂ©e Ă  l’Homme. On peut y voir un lien avec « les oiseaux« , d’Hitchcock, qui, lui aussi, joue sur le sentiment d’Ă©touffement et de menace provoquĂ© par la multiplication voire l’omniprĂ©sence d’un Ă©lĂ©ment. On ne peut poser son regard nul part oĂą il n’y a pas un oiseaux, on s’attend presque Ă  en trouver un dans sa chaussure ou sortant sa tĂŞte de la manche de notre pull.

Hitchcock - the birds
L’espace est rĂ©interrogĂ© et la place de choix rĂ©servĂ©e habituellement Ă  l’humain est contestĂ©e, voire envahie. Un lien avec le travail des surrĂ©alistes que sont Magritte et Dali s’impose. Un tableau du premier qui joue sur la multiplication n’est d’ailleurs pas sans rappeler le travail de la photographe : « Pluie d’hommes qui s’abat sur la ville« .

René Magritte - Pluie d'hommes qui s'abat sur la ville
Pour les cinĂ©phile, une scène culte du film « le cercle rouge » de Jean-Pierre Melville avec Yves Montand pendant laquelle des animaux sortent d’un placard et envahissent la chambre oĂą se trouve Yves Montand.

En second lieu, l’Ĺ“uvre de Sandy Skoglund ne manque pas d’interroger le temps. La multiplication des poses et attitudes des animaux n’est pas sans rappeler le travail de Peter Jansen : human motions que nous avons dĂ©cryptĂ© sur xulux. La chronophotographie d’Étienne-Jules Marey et d’Eadweard Muybridge (entre autre) rĂ©interprĂ©tĂ©e en sculpture ? Pourquoi pas, mais il faut distinguer le dĂ©coupage continu de Peter Jansen qui cristallise un mouvement en poses sĂ©parĂ©es par des sĂ©quences de temps Ă©gales et celui de Sandy Skoglund dont les poses n’ont pas de continuitĂ© temporelle Ă©gale. Deux façons de reprĂ©senter la relation entre espace et temps. Michel Gondry illustre d’ailleurs magistralement cette explication dans le clip « Come into my world » rĂ©alisĂ© en 2002 pour Kylie Minogue.

Dans un troisième temps, ce qui est a noter est un mĂ©lange des genres : sculpture, maquette, peinture, couture, modèles… le tout figĂ© en une photographies au point de vu unique qui restera comme la trace d’une Ĺ“uvre plastique que l’on pourrait qualifier d’installation. Les critiques photographiques utilisent d’ailleurs souvent l’expression « tableaux photographiques » pour qualifier ses photos. On pense dès lors Ă  Georges Rousse ou au Land art de Chrysto (par exemple), dont la photographie n’est que la mĂ©moire d’une installation et d’une mise en scène dont la rĂ©alisation se fait dans l’espace et la conception dans le plan. Pour Georges Rousse et Sandy Skoglund, cela est tellement vrai qu’il y a un point de vue unique pour l’Ĺ“uvre, non seulement pensĂ© et choisi en amont, mais aussi et surtout inĂ©changeable. Sandy Skoglund rĂ©alise elle mĂŞme tous les Ă©lĂ©ments de sa photographie dans son studio de 150m² : objets, animaux, vĂŞtements… tout est confectionnĂ© Ă  la main par ses soins, on imagine dès lors l’ampleur du travail, mais aussi le degrĂ© de prĂ©paration et de rĂ©flexion en amont, nĂ©cessaire Ă  la rĂ©alisation de l’image finale.

Sandy Skoglund - Carl Gustav Jung

Les thĂ©matiques abordĂ©es sont variĂ©es : la guerre, le lien entre humain & nature, la sociĂ©tĂ© de consommation, le clonage, l’artificiel...
Un univers loufoque et colorĂ©, parfois dĂ©rangeant, qui ne cesse de questionner la place de l’Homme (occidental) dans le monde, ses relations avec les co-habitants de la planète, ses habitudes et attitudes quotidiennes mais se lance Ă©galement dans l’exploration de son intĂ©rioritĂ© : inconscient, rĂŞves et paradoxes cher aux surrĂ©alistes ou au psych/iatre/ologue/analyste, c’est aussi un monde intĂ©rieur qui est dĂ©peint. « Psychologie de l’inconscient » de Carl Gustav Jung pourra, Ă  cet Ă©gard, donner des clĂ©s de comprĂ©hension.

Galerie Sandy SkoglundCliquez sur l’image pour voir la galerie.

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Dimanche 28 novembre 2010{par Sonia}

Le boycott… le buzz de Cantona

Depuis quelques mois, il est dĂ©sormais interdit d’appeler au boycott. Il s’agirait dit-on « d’une provocation publique Ă  la discrimination envers une nation ». Le dĂ©lit serait puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. libĂ©ration : par BENOIST HUREL, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint du Syndicat de la magistrature

Le citoyen voit encore son espace de libertĂ© se rĂ©duire. Le boycott devient aujourd’hui en France, un crime contre l’ordre marchand. Encore une circulaire, qui vise clairement Ă  faire taire les citoyens et Ă  favoriser la ploutocratie mondiale, qui tend en France, depuis quelques annĂ©es Ă  « de/a-venir » un système totalitaire.

« J’appelle ploutocratie un Ă©tat de sociĂ©tĂ© oĂą la richesse est le nerf principal des choses, oĂą l’on ne peut rien faire sans ĂŞtre riche, oĂą l’objet principal de l’ambition est de devenir riche, oĂą la capacitĂ© et la moralitĂ© s’Ă©valuent gĂ©nĂ©ralement (et avec plus ou moins de justesse) par la fortune… » – Ernest Renan – 1823-1892 – L’Avenir de la science, PensĂ©es de 1848 – 1890

Il serait peut ĂŞtre juste de rappeler que le boycott est une forme d’action non-violente, et l’un des moyens les plus efficaces et les plus simples d’un refus des abus de pouvoir. Quelques exemples d’actions dans l’histoire :

  • En Inde, 1930, le mahatma Gandhi lance un boycott contre l’Empire Britannique
  • le boycott des bus de Montgomery en 1955 Ă  l’appel de Martin Luther King pour obtenir la fin de la discrimination raciale
  • le boycott politique de l’Afrique du Sud pour arrĂŞter l’apartheid
  • Le boycott de la communautĂ© homosexuelle amĂ©ricaine contre une marque de bière qui refusait d’embaucher des homosexuelles
  • le boycott des produits chinois par les soutiens de la cause tibĂ©taine
  • ou plus rĂ©cemment, le boycott des produits Guerlain après les propos racistes de Jean Paul guerlain

Depuis le 6 octobre une vidĂ©o d’Ă©ric Cantona, appelant les citoyens Ă  retirer leur argent des banques, crĂ©e le buzz sur Internet.

« S’il y a 20 millions de gens qui retirent leur argent, le système s’Ă©croule (…) Pour parler de la rĂ©volution, on va pas prendre les armes, on va pas aller tuer des gens. Il y a une chose très simple Ă  faire (…) Le système est bâti sur le pouvoir des banques. Donc il peut ĂŞtre dĂ©truit par les banques » un petit air de Fight Club, non  ?!

RĂ©alisĂ©e pendant un entretien au journal rĂ©gional Presse OcĂ©an, l’appel de Cantona a donnĂ© des idĂ©es Ă  des internautes qui ont attirĂ© l’attention de la presse internationale en le relayant via YouTube et Facebook. La vidĂ©o reprise par les internautes et sous-titrĂ© en plusieurs langues. Des sites internet (bankrun2010, stop banque, … ), des pages facebook (rĂ©volution, StopBanque, … ),  des vidĂ©os sur youtube fleurissent et invitent les internautes le 7 dĂ©cembre Ă  retirer l’argent des banques. La vidĂ©o et le slogan est aussi repris pour lever l’interdiction du boycott en France. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Pour ou contre le boycott des banques ?

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