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Avoir une opinion ne veut pas dire penser.    {Socrate}

Mardi 1 fĂ©vrier 2011{par Sonia}

Art Project : google lance son musée virtuel

Google lance aujourd’hui en partenariat avec 17 musĂ©e de part le monde le site Art Project. Une galerie d’art virtuelle regroupant 1061 Ĺ“uvres de 486 artistes numĂ©risĂ©es en haute rĂ©solution.

Le MOMA, la National Gallery, le Van Gogh Museum d’Amsterdam ou encore la galerie du château de Versailles comptent parmi les 17 lieux ayant confiĂ© la numĂ©risation de certaines de leurs Ĺ“uvres. Grâce Ă  la technologie Street View, des vues panoramiques Ă  360° ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es et l’utilisateur peut se dĂ©placer simplement afin de visiter les pièces et les diffĂ©rentes images. Il faut aussi prĂ©ciser que le site est entièrement gratuit.

google art projectGoogle Art Project

La définition des œuvres est impressionnante permettant de les explorer dans leurs moindres détails.

google art projectgoogle art projectGoogle Art Project

Il est aussi possible pour l’utilisateur de composer sa propre galerie personnelle grâce Ă  son compte Gmail, pour retrouver ses Ĺ“uvres prĂ©fĂ©rĂ©es, les partager et les commenter. La visite se veut aussi pĂ©dagogique avec toute une documentation liĂ©e, malheureusement pour l’instant seulement en anglais.

Il ne faut cependant pas oublier que le musĂ©e virtuel ne doit ĂŞtre qu’un complĂ©ment du musĂ©e physique. La subtilitĂ©, la prĂ©cision du peintre, les couleurs, l’exposition… reste difficile Ă  apprĂ©hender quand on est devant une reprĂ©sentation virtuelle, quelle que soit sa qualitĂ©. Mais on peut quand mĂŞme fĂ©liciter google, d’offrir un pas de plus vers l’accès de la culture au plus grand nombre. Des vidĂ©os making of, sont Ă©galement disponibles aussi sur youtube.

 

Je vous invite à aller visiter le site Art Project, et à nous faire part de vos commentaires ! Que pensez vous de ce musée virtuel ?

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Mercredi 26 janvier 2011{par Sonia}

L’Ă©loge de l’oisivetĂ©

Vincent Van Gogh - La mĂ©ridienne ou La siesteVincent van Gogh (1853-1890) – La mĂ©ridienne ou La sieste (d’après Millet) dĂ©cembre 1889-janvier 1890

« Le travail est l’opium du peuple et je ne veux pas mourir droguĂ©. »
(Boris Vian / 1920-1959)

Le travail constitue une valeur fondamentale dans notre sociĂ©tĂ© moderne. Aujourd’hui, il n’est plus un moyen pour obtenir le nĂ©cessaire vital, il est ce qui permet l’accumulation et la domination. Il devient une obligation et une façon naturelle de s’Ă©panouir. La sociĂ©tĂ© a fait de ce qui n’Ă©tait qu’un moyen de subvenir Ă  ses besoins, une finalitĂ© Ă  part entière.

Et si la recherche du bonheur, la dĂ©couverte de soi, l’Ă©panouissement, la culture, les Ă©tudes, la recherche, la rĂ©flexion, l’amitiĂ©, l’amour, la crĂ©ation… passaient par le loisir, l’otium, la flemme, l’oisivetĂ©, la paresse… peu importe le nom que l’on veut lui donner, le rĂ©sultat Ă©tant le mĂŞme, un temps Ă  soi mis Ă  profit pour le loisir. J’entends par loisir cet hĂ©ritage lointain de la skholè grecque, de l’otium romain, de la vita contemplativa chrĂ©tienne.

« Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journĂ©e pour lui-mĂŞme est un esclave, qu’il soit d’ailleurs ce qu’il veut : politique, marchand, fonctionnaire, Ă©rudit. »
(Friedrich Nietzsche – Extrait d’ Humain, trop humain)

La valeur travail

Dans l’antiquitĂ©, l’idĂ©al de vie Ă©tait un corps sain et un esprit sage qui se consacre Ă  la Culture et aux Ĺ“uvres de l’esprit.

Les Romains divisaient la vie en deux activitĂ©s. L’otium que l’on traduit par le loisir et le negotium (neg, otium) par le travail. Le loisir n’Ă©tait pas oisivetĂ©, il n’Ă©tait pas improductif. Il Ă©tait avant tout libertĂ©. Le travail Ă©tait considĂ©rĂ© comme source de dĂ©gradation de la nature humaine et comme perte de temps pour les activitĂ©s sociales et citoyennes. Le travail n’Ă©tait bon que pour les esclaves, les hommes libres ne devaient se consacrer qu’Ă  ce qui Ă©tait considĂ©rĂ© comme la valeur de l’existence proprement humaine : la vie publique, les sciences, les arts…

RaphaĂ«l - L'Ecole d'AthènesRaphaĂ«l – L’Ecole d’Athènes (1509-1512) – Chambre de la Signature – MusĂ©es du Vatican – Chapelle Sixtine

Il ne s’agissait pas de mĂ©priser le travail, mais d’Ă©liminer des conditions de vie l’activitĂ© de satisfaire aux besoins matĂ©riels et aux besoins de survie. Ces besoins n’Ă©taient pas valorisĂ©s ni valorisant car ils Ă©taient aussitĂ´t consommĂ©s dans un cycle de (re)-production, consommation.

« Dire que le travail et l’artisanat Ă©taient mĂ©prisĂ©s dans l’antiquitĂ© parce qu’ils Ă©taient rĂ©servĂ©s aux esclaves, c’est un prĂ©jugĂ© des historiens modernes. Les Anciens faisaient le raisonnement inverse : ils jugeaient qu’il fallait avoir des esclaves Ă  cause de la nature servile de toutes les occupations qui pourvoyaient aux besoins de la vie. C’est mĂŞme par ces motifs que l’on dĂ©fendait et justifiait l’institution de l’esclavage. Travailler, c’Ă©tait l’asservissement Ă  la nĂ©cessitĂ©, et cet asservissement Ă©tait inhĂ©rent aux conditions de la vie humaine. »
(Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, Paris, Ed. Calmann-LĂ©vy, 1961, pp 95.)

Peu Ă  peu, au fil des siècles, l’otium est affublĂ© et assimilĂ© Ă  de nombreux synonymes : paresse, oisivetĂ©, dĂ©lassement, divertissement…
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Mercredi 19 janvier 2011{par Vincent}

Campagne Nike pour la FFF – la virgule serait-elle devenue flottante ?

Nike FFF - La liberté guidant le peuple de Delacroix
La LibertĂ© guidant le peuple – Eugène Delacroix – 1831

Au commencement Ă©tait la thune

La 1re salve d’image est tombĂ©e. La campagne FFF, orchestrĂ©e par l’agence Leg, est lancĂ©e et accompagnera la sortie imminente du nouveau maillot de l’Ă©quipe de France. Souvenons-nous, cette histoire commence en 2008. Le gĂ©ant amĂ©ricain Nike vole le maillot des bleus au nez et Ă  la barbe d’Adidas, partenaire historique depuis 1972, mais Ă©galement d’Airness (marque Française) lors d’un appel d’offre. La firme Ă  la virgule dĂ©bourse ainsi quelques 320 millions d’euros pour gagner le droit d’habiller les bleus de 2011 Ă  2018. 42 millions d’euros par an… C’est plus de 3 fois ce que Puma et Nike dĂ©boursent pour s’acheter respectivement l’image de l‘Italie et du BrĂ©sil. Adidas quand Ă  elle, avait renouvelĂ© son contrat en 2004 pour 10 millions d’euros par an. « 10 millions ? Un peu lĂ©ger pour cette grande Ă©quipe, cher Ex-partenaire ! »

C’est un record mondial, un triste record. Le seul par lequel nos champions du compte rond peuvent encore se targuer de briller. Escalette s’Ă©tait frottĂ© les mains Ă  l’Ă©poque, en expliquant en toute bonne foi qu’il « n’avais pas la capacitĂ© morale ni lĂ©gale de prendre une autre dĂ©cision« . Je ne vois pas oĂą est la morale dans tout ça, sinon Ă  dire qu’elle consisterait Ă  faire du plus offrant le vainqueur de la compĂ©tition. Une belle image donnĂ©e au sport alors mĂŞme que ce dernier est primordialement affaire de dĂ©passement de soi et de construction collective (avec toutes les valeurs que cela suppose) dans le respect de l’adversaire.

Cette opĂ©ration, rondement menĂ©e, nous montre bien Ă  quel point le football est avant tout affaire d’argent, si certains en doutaient encore. Logique d’une Ă©poque libĂ©rale diront certains. Capitalisme insidieux et rampant dont la constriction est globale diront d’autres. En tout cas, le malaise ressenti est schizophrène, bien vite enterrĂ© lorsque la France brille, bien vite rĂ©activĂ© lorsque cette dernière brille par sa mĂ©diocritĂ©. VoilĂ  qui donne Ă  penser, notamment sur cette icĂ´ne contemporaine qu’est l’Ă©quipe de France et dont la sacralisation n’est vieille que de 13 ans. Mais lĂ  n’est pas l’objet.

La suite Ă©tait la (les) chute(s)

La suite de ce juteux contrat, on la connait : le fiasco de l’Euro 2008, la lubrique affaire Zahia, la dĂ©bâcle de l’Afrique du sud en 2010 dont on a nous a tellement rebattu les oreilles, les propos d’Anelka, la Une de l’Ă©quipe, la grève d’entrainement Ă  Knysna, le Domenech dĂ©signĂ© en ennemi public n°1 par le peuple et dont la tĂŞte est demandĂ©e, la dĂ©mission d’Escalette, les Ă©tats-gĂ©nĂ©raux du football, l’arrivĂ©e messianique de Laurent Blanc… Un vrai feuilleton tĂ©lĂ©visĂ© en 3 saisons reconductibles. Le spectacle est effectivement partout,comme l’avait parfaitement compris Guy Debord, pourvu que l’on soit en dehors du terrain.

Une de l'Ă©quipe - Va te faire enculer, sale fils de pute - Anelka et Domenech
Je voudrais quand mĂŞme revenir sur cette campagne Nike que je trouve incroyablement rĂ©vĂ©latrice de notre temps, comme quoi les planneurs stratĂ©giques chez Leg ont bien travaillĂ©. Le principe est simple et dĂ©clinĂ© sur les 3 affiches de la campagne : une photo en arrière plan avec du texte au dessus. « Une phrase choc », comme dirait si bien notre Odile Deray nationale, Ă©crite Ă  la main comme si le doigt agile d’un grapheur l’avait gribouillĂ© après la pose. Un certain esprit de rĂ©volte familier Ă  l’art de rue ? Certainement, un cĂ´tĂ© rĂ©volutionnaire indĂ©niable, qui n’est pas sans rappeler le « viva la vida » de Coldplay, n’en dĂ©plaise aux graphistes effarouchĂ©s par tant de hâte dans la comparaison. Vous jugerez vous-mĂŞme. Un visuel qui appelle Ă  la subversion pour ĂŞtre politiquement correct, Ă  la rĂ©volution pour parler vrai. Du moins c’est ce que voudraient les publicitaires et Nike. On n’y crois pas une seconde, le sens et la force du message Ă©tant complĂ©tement biaisĂ©s Ă  force de rĂ©cupĂ©ration marketing.

Quand Nike se tape l’affiche

• 1re affiche : Cantona, le regard noir vers une tierce personne, nous dĂ©clare « prière de dĂ©ranger ». On connait tous son passĂ© sulfureux en tant que footballeur, on se souvient de son appel au boycott des banques. Football et buzz, il n’en fallait pas plus pour en faire l’allĂ©gorie de la transgression. Allez bon peuple, dĂ©rangez et allez acheter du Nike en suivant le guide Canto !

• 2e affiche : Oxmo Puccino nous dĂ©clare solennellement et le regard grave que « le talent c’est l’audace que les autres n’ont pas ». Admettons. VoilĂ  une notion intĂ©ressante que le talent, dont on nous gave partout. « incroyable talent » clame la tĂ©lĂ© (avec tous les success stories du talent, Susan Boyle et Jackie Evancho en tĂŞte), « vous avez des talents ? » demande Apple sur son site de recrutement, « comment votre entreprise gère ses talents ? » vous questionne IBM… Les exemples sont nombreux qui montrent Ă  quel point le mot talent est devenu une zone Ă©rogène de l’Ă©go. Une façon de valoriser l’interlocuteur, de lui dire combien lui aussi peut faire de grandes choses. Que cela soit vrai, c’est indiscutable. « Nous avons un instinct que nous ne pouvons rĂ©primer, qui nous Ă©lève » dit fort justement Pascal. Mais cette grandeur se conquiert, renchĂ©rit Spinoza, Ă  force d’action, Ă  force de courage, Ă  force d’amour, Ă  force de libertĂ© acquise. Cette grandeur lĂ  n’a rien Ă  voir avec le talent que nous vendent la marque Ă  la pomme, « black Jacques Brel » ou M6.

• 3e affiche :
« LibertĂ©, Ă©galitĂ©, libertĂ© » clame Marianne. C’est dire si la fraternitĂ©, on s’en tape ! La libertĂ©, la libertĂ© ! Pourquoi un tel plĂ©onasme quand la devise française est si belle et si justement Ă©quilibrĂ©e, lorsqu’on la pense et la comprend. Pourquoi un tel Ă©loge de la libertĂ© ? Parce que nous en manquons peut-ĂŞtre ? Parce que les questions de libertĂ© sont sur le feu avec HADOPI, les manifestations rĂ©primĂ©s ou LOPPSI 2 pour ne citer qu’eux. Ce n’est certainement pas une raison pour Ă©vincer la fraternitĂ©. Deux fois qu’elle passe Ă  la trappe dans des campagnes rĂ©centes. On se souvient du « libertĂ©, Ă©galitĂ©, beautĂ© » d’Yves Rocher dĂ©jĂ  dĂ©cryptĂ© ici il y a quelques temps. Que la libertĂ© soit un combat noble et Ă  mener au quotidien, c’est entendu. Qu’il faille insister en le rĂ©pĂ©tant deux fois, pourquoi pas. Que la fraternitĂ© soit supprimĂ©e comme un lien de cause Ă  effet malencontreux mais dĂ©risoire de cet Ă©lan de libertĂ© est plus dĂ©rangeant. C’est un contresens et une rĂ©cusation des valeurs rĂ©publicaines. Qu’est la première sans la seconde ? Qu’est la libertĂ© sans la fraternitĂ© qui l’accompagne, qui l’humanise sinon une jungle ou l’Ă©tat de nature reprend ses droits et ou l’homme redevient un loup pour l’homme. Souvenons nous de Thomas Hobbes et de son LĂ©viathan. Paroxysme de l’Ă©goĂŻsme, apologie du petit moi haĂŻssable de Pascal et relique d’un hĂ©donisme post-moderne Ă  bout de souffle. Triste message publicitaire. La libertĂ© ne vaut que par le respect de l’autre, de la libertĂ© de l’autre. Si je suis libre sans restriction, l’autre ne l’est plus. Cette restriction, c’est la morale qui la pose primordialement. C’est la règle, « une loi de pure obĂ©issance » telle que la pose le dĂ©calogue par exemple, que je m’efforce de respecter par obĂ©issance (au mieux) ou par peur d’ĂŞtre sanctionnĂ© (au pire). C’est le surmoi Freudien, l’intĂ©riorisation des interdits parentaux. C’est une condition du vivre ensemble, dont l’État s’efforce d’ĂŞtre le garant.

Campagne Nike FFFCliquez sur l’image pour voir la galerie

Non, la fraternité ne doit être évincée !

Mais comme Spinoza l’a magistralement expliquĂ© dans l’Ă©thique, la morale ne suffit pas. La morale pose les conditions du vivre ensemble, par la nĂ©gative, par l’interdit, mais appelle Ă  ĂŞtre accomplit, c’est Ă  dire dĂ©passĂ©e. « il les libĂ©ra de la loi et pourtant l’inscrivit Ă  jamais au fond des cĹ“urs » Ă©crit Spinoza Ă  propos de JĂ©sus, c’est dire si ces deux lĂ  au moins nous invitent Ă  dĂ©passer la morale pour aller vers l’Ă©thique. Il ne s’agit plus de faire les choses par obĂ©issance ou crainte mais librement, avec joie et amour. La morale est nĂ©cessaire, jamais suffisante. Elle est un point de dĂ©part, constituĂ© a-minima de devoirs et d’interdits mais est une infime partie de ce que Spinoza nomme joliment « l’art de vivre« , qui est un art d’aimer. VoilĂ  pourquoi se passer de la fraternitĂ© est une folie. Merci Nike, pour cette proposition malhonnĂŞte et vide mais… sans façon !

« La morale, c’est ce qui reste de la peur quand on l’a oubliĂ©e. L’Ă©thique, c’est ce qui reste de l’amour quand on s’en souvient. »

André Comte-Sponville in le goût de vivre

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Jeudi 13 janvier 2011{par Sonia}

La nouvelle cabine Photomaton + signée STARCK

On se rappelle tous, les multiples tours de siège, la classique photo d’identitĂ© et les fameuses 4 photos entassĂ©es Ă  10 dans le photomaton. Depuis 75 ans, dans le mĂ©tro ou dans une grande surface, il est le spectateur de notre amusement et de notre vie administrative. C’est Ă  Philippe Starck que la marque Photomaton a demandĂ© d’offrir aux cĂ©lèbres cabines une nouvelle jeunesse.

Un nouveau design et de multiples avancées technologiques

La cabine designĂ©e par Starck intègrera pour la 1re fois la rĂ©alitĂ© augmentĂ©e. Le consommateur pourra se retrouver plongĂ© au cĹ“ur d’un dĂ©cor en 3d. La cabine sera Ă©galement dotĂ©e comme Ă  son habitude, d’un choix de photos type Pop Art, cartes postales ou photos funs. Fini les multiples tours de siège, les capteurs, dĂ©tecteront la position de votre visage et de votre corps. Pour entrer dans l’ère tĂ©lĂ©phone portable et internet, les photos pourront ĂŞtre directement envoyĂ©es par Bluetooth, sur votre compte facebook, twitter, Picasa ou par mail.

photomaton by starckCliquez sur l’image pour voir la galerie.

Souriez vous ĂŞtes filmĂ©s ! …encore des camĂ©ras de plus dans les lieux publics…
Très contestable, une caméra située à l’extérieure de la borne est présente pour attirer les consommateurs, en vous filmant il inclura votre visage dans des documents que vous pourrez voir grâce à l’écran situé sous la caméra.

Le design selon Philippe Starck reprĂ©sente « l’Ă©lĂ©gance discrète ». Pour cette nouvelle cabine pas d’exubĂ©rance les lignes restent sobres et Ă©purĂ©es. Un siège translucide lumineux vient apporter une touche de couleur. La cabine sera progressivement installĂ©e cette annĂ©e, dans les points traditionnels.

Pour ma part, je trouve l’ensemble austère et froid. Je me demande si le choix du designer est judicieux pour l’adaptation de l’objet dans ses diffĂ©rents lieux d’accueil. Surtout dans la grisaille du mĂ©tro. J’attends de voir le rĂ©sultat pour vous donner mes impressions.

le site de Photomaton : http://www.photomaton.fr/

le site de Starck : http://www.starck.com/

un petit article sur Eco 89 : Design : au secours, Philippe Starck est partout !

Alors nostalgique ? Que pensez vous du nouveau design ?

Appel à témoins : si vous avez vu, ou essayé le nouveau photomaton, venez donner votre avis !

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Samedi 8 janvier 2011{par Vincent}

Indignez-vous ! – L’appel de StĂ©phane Hessel pour une insurrection pacifique

Indignez-vous - Stéphane Hessel
Succès immense de la fin d’annĂ©e 2010, « Indignez-vous » de StĂ©phane Hessel continue de susciter l’adhĂ©sion en 2011. Ce petit livre de 32 pages, vendu 3€ et Ă©coulĂ© Ă  plus de 500 000 exemplaires est Ă©ditĂ© par Indigène (maison d’Ă©dition basĂ©e Ă  Montpellier et crĂ©Ă©e 1996 par Sylvie Crossman et Jean-Pierre Barou) dans la collection « ceux qui marchent contre le vent ». PassĂ© de belle surprise Ă  franc succès puis Ă  phĂ©nomène de sociĂ©tĂ©, l’ouvrage Ă  Ă©galement trouvĂ© une place de choix au pied du sapin. Une grand-mère dans mon entourage l’a par exemple offert Ă  tous ses petits-enfants. Car oui, « indignez-vous » est bien un livre Ă  destination des nouvelles gĂ©nĂ©rations, celle qui donnera Ă  la France son visage de demain. Il est un tĂ©moin transmis par une figure de l’ancienne gĂ©nĂ©ration ayant vĂ©cu guerre, rĂ©sistance, dĂ©portation puis ayant donnĂ© sa vie Ă  la diplomatie et aux droits de l’homme. Un homme engagĂ© et militant, un homme de conviction et de cĹ“ur qui force l’admiration et invite Ă  l’Ă©coute et Ă  la construction. La lĂ©gitimitĂ© donc, qui dĂ©coule du respect et s’accompagne de la confiance que la personne de StĂ©phane Hessel inspire. Car oui, l’attitude, la gestuelle ou encore les expressions du visage sont autant d’Ă©lĂ©ments qui accompagnent les mots et, partant, nous renseignent sur les dessous d’un discours. De quoi se douter que quelques entourloupes, pour ne pas dire quelques calembredaines se cachent sous les interventions, publiques ou privĂ©es d’un certain (grand) nombre de nos politiciens Ă  commencer par Monsieur Sarkozy. Une confrontation entre les deux personnes, entre les deux expressions des vĹ“ux pour 2011 en dira plus long que je ne pourrai le dĂ©crire. Et je ne parle mĂŞme pas du fond…


Vidéo de Mediapart réalisée par Edwy Plenel et Sylvain Bourm

Quatre idĂ©es clĂ©s Ă  retenir du livre « Indignez-vous »

1) Trouver un motif d’indignation
« Les raisons de s’indigner peuvent paraĂ®tre aujourd’hui moins nettes ou le monde trop complexe. (…) Mais dans ce monde, il y a des choses insupportables. Pour le voir, il faut bien regarder, chercher. Je dis aux jeunes: cherchez un peu, vous allez trouver. La pire des attitudes est l’indiffĂ©rence, dire ‘Je n’y peux rien, je me dĂ©brouille’. »

2) Changer de système économique
« L’actuelle dictature internationale des marchĂ©s financiers (…) menace la paix et la dĂ©mocratie. Nous n’avons pas su tirer les leçons des erreurs de la crise Ă©conomique, pourtant dĂ©vastatrice. L’Ă©cart entre les plus pauvres et les plus riches n’a jamais Ă©tĂ© aussi important: et la course Ă  l’argent, la compĂ©tition, autant encouragĂ©e. L’auteur propose ainsi que l’ « l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral » prime sur « l’intĂ©rĂŞt particulier », et le « juste partage des richesses crĂ©Ă©es par le monde du travail » sur le « pouvoir de l’argent ».

3) Choisir la non-violence
« On peut se dire que le terrorisme est une forme d’exaspĂ©ration. Et que cette exaspĂ©ration est un terme nĂ©gatif. Il ne faudrait pas ex-aspĂ©rer, il faudrait es-pĂ©rer. L’exaspĂ©ration est un dĂ©ni de l’espoir. Elle est comprĂ©hensible, je dirais presque qu’elle est naturelle, mais pour autant elle n’est pas acceptable. Se dire ‘la violence n’est pas efficace’, c’est bien plus important que de savoir si on doit condamner ou pas ceux qui s’y livrent. »

4) Endiguer le déclin de notre société
Des progrès indĂ©niables ont Ă©tĂ© fait depuis 1948 : la dĂ©colonisation, la fin de l’apartheid, la chute du mur de Berlin… Mais on constate, depuis les annĂ©es 2000 une tendance Ă  l’inversion de cette dynamique bĂ©nĂ©fique. « Les premières annĂ©es du XXIe siècle ont Ă©tĂ© une pĂ©riode de recul. Ce recul, je l’explique en partie par la prĂ©sidence amĂ©ricaine de Georges Bush, le 11 septembre, et les consĂ©quences dĂ©sastreuses qu’en ont tirĂ©es les Etats-Unis, comme cette intervention militaire en Irak. » « Nous sommes Ă  un seuil, entre les horreurs de la première dĂ©cennie et les possibilitĂ©s des dĂ©cennies suivantes. Mais il faut espĂ©rer, il faut toujours espĂ©rer. »

Quelques liens sur le phĂ©nomène « indignez-vous »

Indignation : Il est urgent de refroidir les délires sur Marianne2.fr
Entretien avec StĂ©phane Hessel sur l’HumanitĂ©.fr
Les libĂ©raux insultent StĂ©phane Hessel sur l’HumanitĂ©.fr
10 raisons d’acheter 2 exemplaires du livre de StĂ©phane Hessel sur lepost.fr

Sisyphe Heureux ! Un documentaire sur Stéphane Hessel réalisé par Thierry Neuville et Sophie Lechevalier










«Le motif de base de la Résistance, c’était l’indignation»

Et vous, quels sont vos vœux pour 2011 et contre quoi êtes-vous indigné ?

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