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"Après vous" : cette formule de politesse devrait être la plus belle définition de notre civilisation.    {Emmanuel Levinas}

Dimanche 8 mars 2009{par Autres contributeurs}

Les hommes se cachent pour sourire. | par Jeez

sourire

« Un sourire est souvent l’essentiel. On est payĂ© par un sourire. On est rĂ©compensĂ© par un sourire. »
Antoine de Saint-Exupéry

Souvenir d’un sourire, miroir de notre humanitĂ©, Ă©trange langage universel qui n’a aucune valeur matĂ©rielle, mais qui vaut de loin toutes les richesses.

Est-ce la pudeur qui nous rend si inexpressif ou l’homme a-t-il oubliĂ© cette preuve d’amour de la vie ?

Peur de sourire Ă  l’autre, peur de s’ouvrir Ă  l’autre, peur de l’autre, peur d’ĂŞtre dĂ©pouillĂ© de notre intimitĂ©, peur que l’on nous vole ce trĂ©sor que l’on ne garde que pour nous, certains gĂ©nĂ©reux les partagent en famille ou entre amis sans compter tel un banquet de joie jusqu’Ă  perdre l’authenticité affective, sombrer dans le sourire commercial.

Le sourire commercial, sourire rendu …dans l’attente de l’autre.
L’opposĂ© de la gĂ©nĂ©rositĂ©, du vrai sourire donnĂ©, mais jamais repris.

Je me rappelle de ces gens qui se cachent pour sourire, mettent leurs mains devant comme pour Ă©viter qu’il s’envole, peur qu’on le leur dĂ©robe, peur d’ĂŞtre vulnĂ©rable face Ă  l’autre.

Et je me souviens de ces gens qui dĂ©tournent le regard lorsqu’ils croisent un sourire, comme si on leur demandait un service, comme si on leur mendiait de l’argent, comme si on leur demandait de payer cet acte…

De nos jours lorsque les gens croisent une personne souriante, elles le prennent pour un fou, ou simplement une personne ivre.
La normalitĂ© rime avec l’expressivitĂ©, il faudrait ĂŞtre fou pour ĂŞtre humain…

Mais je continuerais de sourire, continuerais Ă  croiser des regards Ă  la recherche d’autres fous non pas pour me sentir moins seul, mais pour pouvoir me sourire Ă  moi-mĂŞme avant de quitter ce monde.

Je prĂ©fère vivre et mourir humain que survivre le plus longtemps possible en fermant les yeux, on n’arrĂŞte pas le progrès, mais nous n’avançons plus.

Nous poussons toujours plus loin la technologie alors que nous sommes devenus les plus avancés des robots.

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Vendredi 6 mars 2009{par Emeric}

Yes man ou la satyre du bourgeois

yes man

J‘ai rĂ©cemment vu le film « Yes man » sorti en ce dĂ©but d’annĂ©e. Bien que restant une comĂ©die, avec Jim Carrey, ce film possède une lecture plus profonde concernant un thème très important et qui sous-tend un peu les notions que nous explorons sur ce blog.
Ce thème, c’est la bourgeoisie.
Il faut comprendre le sens de ce mot non pas comme celui utilisé par Karl Marx, mais bien le sens ontologique, de la notion inspirée par Nietzsche, Hegel, Scheler et Mounier.

La notion de bourgeois renvoi Ă  deux constantes: la peur du risque et le besoin de sĂ©curitĂ©. L’ĂŞtre humain bourgeois s’enferme dans une non-action qui le conduit Ă  sa mort spirituelle. En refusant de prendre des risques, il refuse son Ă©lan utopique, et est ainsi condamnĂ© Ă  vivre une existence sans Grandeur.
Sans souffle, le bourgeois se trouve vouĂ© et vautrĂ© dans le « dĂ©jĂ  lĂ  », il ne cherche ni Ă  comprendre, ni Ă  Ă©voluer, ni Ă  se transcender. Il n’a aucune relation au pas encore lĂ , Ă  l’imprĂ©vu, et c’est uniquement cela qui pourrait le mouvoir (e-movere), et ainsi le sauver.

Ce film, « Yes man« , nous parle donc d’un bourgeois qui va dĂ©couvrir un groupe dont le but est de se rĂ©vĂ©ler personnellement, et ainsi de prendre en charge sa dimension utopique, par un exercice tout simple: dire « oui » lorsqu’une occasion se prĂ©sente. A force de trop refuser les opportunitĂ©s qui s’offraient Ă  lui, Carl Allen (Jim Carrey) avait perdu beaucoup de choses; sa compagne, ses chances de promotion, ses amis… et en dĂ©couvrant ce groupe, il s’ouvre aux autres et Ă  lui-mĂŞme et se rĂ©alise pleinement. Ainsi tout lui sourit enuite.

Sans tomber dans les travers Hollywoodien, c’est-Ă -dire trop de romance, trop de blagues, trop d’Ă©motionnalisme, ce film nous montre comment il est possible de changer et d’amĂ©liorer son quotidien. Et cela de manière intelligente et en parfaite cohĂ©rence avec ce qu’ont dĂ©veloppĂ© nos philosophes prĂ©cĂ©demment citĂ©s. On retrouve ainsi au cours du film une description du bourgeois, et un remède qui nous montre ses forces, mais aussi ses faiblesses.

Un film Ă  voir donc, et Ă  apprĂ©cier pour la justesse du portrait des nombreuses personnes qu’il dĂ©peint.

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Jeudi 5 mars 2009{par Vincent}

Bienvenue sur xulux


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Jeudi 26 fĂ©vrier 2009{par Emeric}

Pop culture Française

En cherchant complètement autre chose, je suis tombĂ© sur cet article du site d’information Rue 89 racontant en quoi Nicolas Sarkozy serait une icĂ´ne de la pop culture.
L’article compare la sĂ©rie AmĂ©ricaine Gossip Girl (diffusĂ©e en France par TF1) avec la vie du prĂ©sident Français. Pour ceux qui ne connaissent pas cette sĂ©rie, disons que c’est une version jeune et moderne de Dallas, un monde dans lequel tout n’est qu’apparences et coups bas, avec des jeunes gens beaux et intelligents. Donc forcĂ©ment sĂ©rie rĂ©servĂ© Ă  une certaine « Ă©lite ».

Mais cet Ă©tat n’est n rĂ©alitĂ© pas du Ă  sa personne, puisque « Il est devenu une icĂ´ne de la pop culture grâce Ă  Carla Bruni ». On comprend mieux ainsi. il faut toujours remettre les choses Ă  leurs places.
« Elle a fait de lui un personnalitĂ© très intĂ©ressante, le genre de personnalitĂ© dont on parle lors des soirĂ©es mondaines ». C’est donc pour cela que le peuple français a votĂ© Ă  53% pour lui ? Ha mais non, Ă  l’Ă©poque il n’Ă©tait pas avec Carla. On est donc passĂ© d’un prĂ©sident avec une image proche des gens, campagne oblige, Ă  l’image d’un prĂ©sident mondain. Si proche du peuple en cette pĂ©riode de crise…
Et oui, car depuis les temps on changĂ©, et on passe d’un ancien prĂ©sident avec une image proche des gens, Ă  un « prĂ©sident Rock Star ». C’est officiel, il y a donc bien un style Sarkozy.
En France on a Sarkozy et Hallyday et Clavier, aux Etats-Unis ils ont Obama et Bruce Springsteen et Clooney.

Bref, il fallait oser comparer cette sĂ©rie Ă©motionnelle par essence avec un personnage de notoriĂ©tĂ© publique ayant un pouvoir aussi fort que notre petit Nicolas national…
D’ailleurs ça me fait bizarre d’utiliser des mots comme Ă©motionnalisme, beau, intelligent, et pop culture dans un billet sur le prĂ©sident d’une nation reprĂ©sentĂ©e au G8.

D’ailleurs j’adore la fin de l’article, qui nous dĂ©crit si bien le style Sarkozy, un monde qui « se concentre sur l’image, oĂą tout le monde est beau et riche. C’est ça l’image de Sarkozy. »

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Vendredi 6 fĂ©vrier 2009{par Emeric}

Exposition au CafĂ© Reflets – Exploration Urbaine

Une exposition photo s’est dĂ©roulĂ©e hier soir au cafĂ© reflets, lieu d’exposition de l’association l‘Art’D’ifer

Camille, Thomas et Dimitri sont venus prĂ©senter leur travail photographique sur l’exploration urbaine. La sĂ©rie qu’ils ont projetĂ© concernait le dĂ©senchantement des bâtiments urbains, et donc de la modernitĂ©. Ils sont allĂ© dans des endroits normalement inaccessible (sous sols de Jussieu, petite couronne…) prendre des photos de bâtiments dĂ©saffectĂ©s, d’endroits abandonnĂ©s, vide, mais pourtant remplis de signification et ayant mĂŞme une âme, une histoire.

Après une prĂ©sentation des photos, une sĂ©rie de questions ont Ă©tĂ© posĂ©es. Quelle est la place de ces vestiges du passĂ© dans le prĂ©sent ? veut-on cacher ce qui est dĂ©labrĂ©, pour ne montrer que du beau sans « histoire » dans nos villes ? Pourquoi ne pas rĂ©habiliter ces endroits ? Des personnes vivent parfois dans ces endroits, n’avez-vous pas violĂ© leur intimitĂ©, leur espace ?

Autant de questions lourdes de sens auxquelles les photographes ont répondu avec pertinence.

Plusieurs Ă©vĂ©nements sont prĂ©vus tout a long de l’annĂ©e dans ce lieu d’exposition.

Voici quelques images

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