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L'ébriété légère de la consommation est l'unique modèle moderne du bonheur.   {Luc Ferry}

Lundi 20 juillet 2009{par Emeric}

Au diable la fraternité !!


C‘est Ă  peu près en ces termes qu’Yves Rocher s’adresse Ă  nous. En voulant supprimer des fondements rĂ©publicains nos trois devises, si souvent reprises ici (mais si peu appliquĂ©es dans le quotidien de notre sociĂ©tĂ© actuelle), cette entreprise qui pourtant se vante d’avoir une image positive, responsable, de femme active et protectrice de la nature… renie dans ses magasins la fraternitĂ©, et nous fournit un nouveau triptyque antinomique.

Ce « nouvel ordre » proposĂ© est le suivant : LibertĂ©, ÉgalitĂ©, BeautĂ© (dĂ©solĂ© pour la qualitĂ© mĂ©diocre de la photo).

Je ne parlerais mĂŞme pas du visuel accompagnant ces trois mots. On comprend bien le message du « poing levĂ© », symbole de non-acceptation/rĂ©volution, mais Ă©craser (possĂ©der) de l’herbe humide, visiblement très verte et donc « en bonne santĂ© »…
Bref, on se rend tout de suite compte que la libertĂ©, une et indivisible n’est pas et ne peut ĂŞtre touchĂ©e. Heureusement d’ailleurs que le consommateur est encore « libre ». Ensuite, dans la devise rĂ©publicaine la fraternitĂ© va de pair avec l’Ă©galitĂ©. Comment ne pas considĂ©rer l’autre comme son frère si nous le pensons diffĂ©rent de nous, supĂ©rieur ou infĂ©rieur ? Bien entendu, chaque personne est unique, mais c’est en acceptant cette Ă©galitĂ© symbolique, facteur de tolĂ©rance et d’acceptation de tous et par tous, que la fraternitĂ© devient possible. La fraternitĂ© relie les peuples entre eux.

Nous vendre la beautĂ© rĂ©pondant Ă  l’Ă©galitĂ© est on ne peut plus utopique. Comment serions-nous « beaux Ă©galement » ? A part vouloir procĂ©der Ă  une uniformisation criante, hurlante,  des critères de beautĂ©, je ne vois pas comment cela est possible. Mais peut ĂŞtre y arrive-t-on progressivement.
En effet, à la vue des nombreuses égérie qui semblent clonées, recopiées, dans tous les pays ou le commerce est roi, on peu se demander si nous ne vivons pas déjà dans ce nouveau modèle socio-économique reposant sur la beauté. Et donc sur un critère personnel, non universel, et donc renforçant un peu plus notre individualisme.

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