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L'ébriété légère de la consommation est l'unique modèle moderne du bonheur.   {Luc Ferry}

Mardi 17 novembre 2009{par Sonia}

On n’y voit rien, de Daniel ARASSE

En six courtes fictions narratives, l’historien d’art Daniel ARASSE, mort en 2003, nous invite à observer avec lui cinq tableaux, en nous procurant un réel plaisir de lecture, il nous tient en haleine autant qu’une énigme de bon roman policier. Un livre drôle, plein d’humour, de légèreté… Vraiment accessible.  Et oui, c’est possible de faire rire avec des analyses de tableaux, et je vous assure que j’ai ri, même si l’on parle de tableaux de la renaissance italienne. Cinq chapitres consacrés à :

-Tintoret, Mars et Vénus surpris par Vulcain, vers 1550

-Francesco del Cossa, l’Annonciation, vers 1470-1472

-Brueghel, L’Adoration des Mages, 1564

-Titien, La Vénus d’Urbin, 1538

-Velazquez, Les Ménines, 1656

Et un sixième consacrés à la toison de sainte Madeleine, « Donc, ça ne sert à rien de dire que Madeleine était une fausse blonde. De toute façon, ce sont ses cheveux qui comptent. » Daniel ARASSE nous livre une théorie à faire oublier le Da Vinci Code sur l’existence, ou la non existence, de Marie-Madeleine. Une trinité femelle, Ève, Madeleine (Marie-Madeleine) et Marie. Madeleine au centre, qui articule l’immaculée à la souillée, la pure à l’impure. Un triangle sémiotique qui permet aux filles d’Ève de devenir des filles de Marie. Intéressant non ? Et surtout très drôle !

Oubliez vos préjugés sur les livres d’art, car c’est justement ce que l’auteur nous invite à faire. Dépasser l’impression purement picturale et ouvrir notre esprit à des questions. Une invitation à voir ce qui est visible par tous, et surtout une incitation à regarder par nous-mêmes. Faire confiance à notre regard, innocent, dégagé de préjugés, et ne pas se soumettre exclusivement aux figuratifs, aux sacro-saints discours de l’iconographie et des théories de l’histoire de l’art.

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1 réponse


  1. Les livres de Daniel Arras sont de petites merveilles, quelle bonne idée que ce focus sur On n’y voit rien

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