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Un grand homme ne fait pas de grands discours, il excelle dans ses actes.   {Confucius}

Lundi 18 mai 2009{par Sonia}

Le prophète, de l’amour à la mort

Sketch for Jesus the Son of Man, ca. 1923 Gibran Khalil Gibran (American, born Lebanon, 1883–1931)

Sketch for Jesus the Son of Man, ca. 1923 Gibran Khalil Gibran (American, born Lebanon, 1883–1931)

Lorsqu’il nous parle de la joie et de la tristesse, c’est pour nous dire « Il faudrait que vous soyez vide pour rester immobile et en équilibre » lorsqu’il parle de l’amitié c’est pour nous demander « A quoi bon votre ami, si vous le cherchez afin de tuer le temps ? » et de répondre « Cherchez le toujours pour les heures vivantes car il lui appartient de combler votre besoin, mais non votre vide »

Huit ans après, je redécouvre Le Prophète, de Khalil Gibran. Quelle surprise de voir l’évolution de ma perception, de ma réflexion en navigant entre ses lignes de chant emplies de valeurs universelles. Le prophète (Al Mustapha, « l’élu »), vient de passer douze années en exil dans la ville d’Orphalese lorsqu’il voit accoster le navire qui doit le ramener chez lui. Descendant de la colline, il constate que tous les habitants sont réunis et l’attendent. S’avancera alors Al Mitra, la voyante, qui l’invite, avant de partir, à faire don d’un peu de sa sagesse au peuple.

« Parle-nous de la joie et de la tristesse », « parle-nous de la Douleur », « parle-nous de la Connaissance de Soi », « parle-nous du don », « parle-nous de l’Enseignement », « parle-nous de l’amitié »…

En mêlant poésie et métaphore, se succèdent alors vingt-six chapitres suivant le déroulement de l’existence humaine. De l’amour à la mort il questionne aussi bien sur les réalités les plus humbles que sur les aspirations de l’esprit.

Le Prophète est le premier volet d’une trilogie inachevée qu’il souhaitait consacrer à l’homme et à ses rapports avec son milieu :

  •  » Le prophète » Rapports des hommes avec leur semblables : Il entamera une version anglaise du Prophète (1903), écrit dans un état de détresse et de détachement, suite au décès de sa mère, son frère et une de ses sœurs de la tuberculose. Il avait déjà esquissé les grandes lignes en arabe dès l’âge de quinze ans. Il sera remanié et longuement mûri jusqu’en 1923.
  • « le jardin du prophète » Rapports des hommes avec la nature : Barbara Young, secrétaire de Gibran durant 6 années, ordonnera les fragments pour une édition anglaise de 1934, le livre était en chantier lors de la mort de l’écrivain.
  • « la mort du prophète » Rapports des hommes avec Dieu : 90 ans après la naissance, jour pour jour, de Khalil Gibran, un jeune Californien Jason M lee, va affirmer que l’âme de l’écrivain lui a dicté durant 6 années le troisième volet du triptyque. Il sera édité en 1989 et se verra reconnu officiellement par la Bibliothèque du congrès américain comme la conclusion authentique du Prophète et du Jardin du prophète.

Coïncidence prophétique ou acte purement commercial, alors que Gibran écrit dans le jardin du prophète « fustiger la bassesse d’une société mercantile, d’un pouvoir corrompu et tyrannique, des fausses gloires périssables, pour louer l’immortalité de l’art ». Dans la publication de sa biographie consacrée à Khalil Gibran en 1973, Barbara Young dira avoir reçu l’inspiration directement de l’esprit de Gibran. Jason M Lee, affirmera la même chose, la même année, à la suite de cette biographie.

Khalil Gibran dans le prophète, nous invite ainsi, à réinjecter de l’être-humain dans le vivre ensemble. Pour tout ceux qui sont passés à coté, ou à redécouvrir, un petit trésor humanistes, un reflet du miroir de l’âme.

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