philosophie, design, philo, arts, art, arts graphiques, photo, photographie, littérature, réflexion, décryptage, pédagogie, vulgarisation, explication, événementiel, analyse, politique, écologie, magazine, pub, publicité, culture, expositions, graphisme, cinéma, spirituel, spiritualité, fait religieux, tribu, tribus, musique, musical, utopie, notion, humanisme, humaniste, engagement, engagé, rencontre, altérité, ifer, artdifer, e-art, e-artsup, concept, spectacle, paris, pop culture, popculture, pop-culture, pop, tendance, postmoderne, postmodernité, ultra moderne, ultramodernité, blog
Je ne sais pas comment enseigner la philosophie sans devenir un perturbateur pour la religion établie.   {Baruch Spinoza}

Le hardcore

Le hardcore est un mouvement d’origine américaine initié dans les années 70 par des groupes comme « The dils », « Black flag », « Bad brains » ou encore le désormais culte « Minor threat ». L’origine de ce genre musical est une radicalisation politique et musicale du punk rock.

Minor Threat – Straight Edge

black Flag – Depression

Le hardcore fait référence à un genre de films pornographiques et se donne, par extension, l’ambition de tout montrer sans aucune concession. Ce mouvement est résolument contestataire, il entend dépouiller la société américaine de tous ses artifices et subterfuges, d’où un déballage des maux publics de cette civilisation (corruption, cynisme, enrichissement sans cause, ennui, mollesse, violence faite aux immigrés). Les années 70 sont les années Reagan, la guerre du Viêt-Nam, le mouvement hippie, la libération de la femme, ou encore la fin de la ségrégation. Les groupes phares jouent une musique très rapide, bruyante, avec des morceaux courts et des paroles hurlées. Ainsi les groupes font passer un message dur, revendicatif, sans que ce soit accessible à tous musicalement, d’où la classification underground du mouvement.

 Ian McKayeDès 1980 le groupe Minor threat, avec son chanteur charismatique Ian McKaye, va ĂŞtre Ă  l’origine du mouvement Straight edge, reprĂ©sentant la face la plus « puritaine » et la plus « accessible » du mouvement hardcore. C’est un groupe très engagĂ©, prĂ´nant des valeurs qui selon eux manquent Ă  la culture amĂ©ricaine de cette Ă©poque, Ă  savoir pas d’alcool, pas de sexe (hors mariage), pas de drogues, pas de cigarettes, pas de violence. A cette Ă©poque ses valeurs commencent Ă  saillir : le courage, la crĂ©ativitĂ©, la solidaritĂ©, l’engagement, la responsabilitĂ©. Le courage de dire ce qu’on pense, la crĂ©ativitĂ© musicale bien sĂ»r, mais aussi celle dĂ©ployĂ©e afin d’étendre le mouvement tout en restant hors du système traditionnel des majors (apparition des fanzines et des labels indĂ©pendants). La solidaritĂ© est très importante car chaque groupe fait la promotion d’autres groupes lors de ses concerts. L’engagement est Ă  la fois politique et personnel, et on peut associer la responsabilitĂ© avec les actes (engagement, vĂ©gĂ©tarisme, renonciation aux pratiques addictives, respect de la nature…). Les « coreux » refusent le système capitaliste, mais aussi le système communiste, qui selon eux, considèrent la terre comme un rĂ©servoir de ressources (inĂ©puisables ?) pour l’Homme.

En refusant le star system, en ridiculisant les signes extérieurs de richesse (par des détournements principalement vestimentaires), et en refusant les facilités qu’offriraient les compromissions avec les majors et les grands groupes de presse, les coreux montrent clairement qu’ils ne courent pas après le succès commercial, mais ils se déploient dans une volonté de dénonciation, ils veulent dépouiller la société de ses apparats et montrer, dénoncer ce qui ne va pas dans le monde.

Une scission s’est créée au sein du mouvement ; la hardline, qui est la voie la plus dure. En effet, ce courant prône les mêmes valeurs que le straight edge, mais les applique à la lettre.

hardline

Par la suite on assiste à la naissance de sous-genres du hardcore, comme le youth crew, le metal-hardcore, le fastcore ou encore l’emocore (emotional hardcore).
Le mouvement emo a connu trois périodes ; entre 1985 et 1994 la « première vague », initiée par Ian Mc Kaye et Guy Picciotto (Embrace, Rites of spring), puis la seconde entre 1994 et 2000. Actuellement nous sommes dans la « troisième vague », avec des groupes comme Ateyu, AFI, Finch, Funeral for a friend, My chemical romance, ou The used.

Rites of Spring- Deeper than Inside

Autres liens :

Dischord Records : le noyau dur de Washington DC 1/2 >> sur Centrifugue.fr
Dischord Records : le noyau dur de Washington DC 2/2
>> sur Centrifugue.fr

Partagez cet article

  • Twitter
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • Delicious
  • MySpace