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Les mots justes trouvés au bon moment sont de l'action.    {Hannah Arendt}

Mardi 30 mars 2010{par Marielle}

Les archives du Coeur : mémoire & identité

Mémoire, absence, temps, mort… voilà ce qui terrorise et dynamise l’artiste Christian Boltanski.
Son geste artistique donne à penser sur la condition mortelle de l’homme mais également à ressentir, à éprouver la frontière entre absence et présence.

En 2005 commence son travail sur le cœur. Souvenir des Hommes, l’enregistrement des battements sera pour lui une manière de traiter la mémoire, l’absence.
Les archives du cœur seront conservées dans une bibliothèque sur l’île japonaise de Teshima. Deux avions, une voiture, deux bateaux sont nécessaires pour aller les consulter.
La question de conserver aussi loin cette œuvre se pose alors. Nous pourrions répondre à cela que toutes choses demande un effort. D’autant plus lorsqu’il s’agit du voyage, qu’il soit géographique ou spirituel. Car la difficulté , finalement, naît de la mise en mouvement de notre être.

Or, c’est exactement ce à quoi les archives du cœur nous invitent : au voyage. Dans le temps d’abord, car le cœur des participants cesse un jour de battre tandis que son enregistrement raisonne encore sur l’île Teshima. La vie prend alors une toute autre mesure. Dans l’espace ensuite, à travers le passage dans différents pays, différentes cultures, différents modes d’être au monde. Dans cette œuvre  le cœur des vivants deviendra peu à peu le cœur des morts.

Pour Christian Boltanski :
« Plus on montre la présence de quelqu’un par un nom, un battement de cœur, une vieille photographie, un vêtement usagé, plus on montre son absence. En montrant l’absence, je dis :  il y a eu. [...]. Chacun de nous est très important par son unicité et en même temps extrêmement vulnérable.  Après deux générations, nous sommes tous oubliés. Une partie de mon activité est d’essayer de préserver la vie de chaque être humain. »

Ainsi les archives du cœur, comme le reste de l’œuvre de Christian Boltanski posent question sur notre rapport au temps, sur le désir de le retenir ou de le fuir. Mais n’est-ce pas finalement la question de « l’être ». Car qui sommes nous, si ce n’est les enfants du temps...

citation de culture.fr
Monumenta 2010

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