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"Après vous" : cette formule de politesse devrait être la plus belle définition de notre civilisation.    {Emmanuel Levinas}

Facebook : trip émotionnaliste ou réel outil de lien ?

« Tout le monde est sur Facebook ? » tel est le postulat actuel (plus ou moins justifié). Mais pourquoi donc ?

Est-ce pour satisfaire une pulsion voyeuriste-exhibitionniste nous plongeant dans de l’émotionnalisme pur et simple… Autrement dit, notre vie a-t-elle déjà été chamboulée du sol au plafond en épiant nos voisins ou en se baladant nu(e) devant nos fenêtre ?

Ou peut-on envisager Facebook comme un moyen de créer du lien ? Un lien fort et durable, qui nous unit à travers le monde. Je suis persuadée que nous allons bientôt avoir vent de familles réunies via ce réseau social, ou de couples qui se seraient rencontrés grâce à un ami d’ami…

À vos claviers ! Pour vous, Facebook serait-il un enfant de la real tv ou une réponse à une demande de plus en plus évidente de relations et rencontres humaines ?

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12 réponses


  1. Personne répond, jvais me lancer… Alors pour moi c un moyen de discuter avec des gens que je ne vois pas tous les jours, des personnes qui sont loin, que je n’ai pas vu depuis longtemps… c difficile d’être objectif je suis dessus… vite Emeric aux secours ton avis (il n’est pas sur facebook) !!!

  2. Oui difficile de cracher dans la soupe quand on est dessus. Et pourtant il y a long à dire… Je vais méditer la dessus, mais en attendant je viens soutenir Sonia dans sa tentative de lancement de débat…

  3. oui, c’est certain, Facebook est une tentative de réponse à un immense besoin de communication, dans une société où les vraies rencontres humaines sont si difficiles. Mais pour moi, cela n’est qu’un miroir aux alouettes, juste l’illusion d’avoir beaucoup d’"amis". D’ailleurs ce mot me semble complètement galvaudé. Personnellement, je n’aimerais pas étaler ma vie sur Facebook qui, pour moi, ne peut en aucun cas créer un lien fort et durable. Cela entrainera peut-être de l’émotionnalisme, de la curiosité, un certain intêret, la joie ou la surprise de retrouver quelqu’un,mais aussi des critiques, de la jalousie…en fait, cela m’apparait comme une sorte de journal intime que tout le monde peut consulter. Un point positif pourtant: reprendre contact avec des personnes qui ont un jour croisé notre route et que nous avions perdues de vue.
    En tout cas bravo à toute l’équipe de Concept pour ce super blog! C’est passionnant et je suis de tout coeur avec vous.

  4. Bon ben mon avis compte alors, puisque je ne voulais pas trop m’inscrire, que finalement j’ai succombé, pour résilier un mois plus tard….

    Bref, pour commencer, Sonia tu a les mails pour rester en contact avec les gens qui sont loin. De plus il existe de nombreuses plate-formes d’échange de photos, d’images, etc. Disponible sur internet.
    Donc rester en contact avec des gens… pas trop d’accord.
    Rencontrer d’autres personnes… pourquoi pas, mais les connait-on vraiment ? Je veux dire, on ne va pas accepter n’importe qui comme amis sur Facebook, et surtout pas des personnes que l’on ne connait pas. Donc facebook = rencontre, moi je dis FAUX.
    Ensuite, Facebook pour retrouver de vieux amis…. OK ! mais alors pourquoi ne pas être resté en contact avant ?
    Les seuls personnes que j’ai retrouvé sur Facebook ne me manquaient pas, et ne me manquent toujours pas depuis que je n’y suis plus (de toute façon ni l’un ni l’autre n’avons gardé le contact hors Facebook vu que je n’y suis plus). Donc une fois de plus Facebook ne sert à rien.

    Il faudrait se rendre à l’évidence que passer des tests toute la journée ne fait de nous que des rats de laboratoires utilisés à des fins mercantiles. Je suis peut être de la vieille école, mais pour garder e contact on a inventé il y a bien longtemps les signaux de fumées, le téléphone, les mails, MSN, WLM (windows live messenger)… 

     

    Je pense que le problème avec Facebook (comme avec beaucoup de choses d’ailleurs…), c’est que cet outil devient ce que la majorité des utilisateurs en font.
    Si tout le monde veut garder le contact, échanger des informations… (le but initial), ce sera le cas. Mais si la majorité des utilisateurs actuels l’utilise pour assouvir des pulsions de voyeurisme (je vois bien comment ça fonctionne, pas de soucis ;) ), alors les outils mis en place pemettront de continuer cela.
    Nous le faisons tous, mais réfléchissez bien à ce que représente l’acte d’aller fouiner dans les albums photos d’autres personnes.

    C’est un viol.

    Un viol consenti, car tout ce qui est sur facebook est consenti, mais un viol tout de même, car nous ne savons jamais QUI viens voir notre contenu. Alors certes il ya des protections, mais elles ne sont jamais suffisantes.

     Michèle tu parle "d’un journal intime que tout le monde peut consulter" ? Donc c’est juste un journal, un blog en fait, parce que la sphère de l’intime, surtout sur internet et sur facebook, laisse énormément à désirer.

     

    Ensuite je ne parle même pas de la machine à publicité qu’est facebook…
    Au final tout le monde yu trouve son compte je pense, à la fois les voyeurs, les exhibitionnistes et les publicitaires…
    A votre avis, ils servent à quoi les milliers (milliards ?) de tests disponibles sur facebook ?

    "Dis moi ce que tu aime je te dirais quel internaute/con-sommateur tu es…" 

    On connait déjà les dérives de facebook, d’ailleurs l’utilisation qui en est faite par les "très jeunes" (jusqu’à 18ans) est assez alarmante et symptomatique d’un mode de vie très 3ème millénaire-exhibo-voyeur-puissance 10. Les très jeunes n’ont aucune idée de ‘identité qu’ils se projettent, ils vivent dans un monde complètement virtuel et déconnecté de la réalité, hors de contrôle.
    Il faut quand même savoir que Facebook se réserve le droit de conserver TOUT CE QUE VOUS Y FAITES, photos, mail, chats, statut… Tout y passe.
    Pour l’instant il n’y a pas trop de "problèmes", mais que se passera-t-il quand de trop nombreuses personnes voudront enlever ces informations qu’elles ne contrpôle plus au même moment, lors du déclin du réseau (qui a déjà commencé quoi qu’on en dise) ?

    Je pense que si l’on choisit d’utiliser un réseau social il faut faire attention à ce que l’on expose comme information, et à qui.

    En tout cas croyez moi, je n’utilise pas facebook et ma vie va aussi bien que la votre, et j’ai du temps dispo pour autre chose.

  5. Comme tu le dis si bien, cet outil devient ce que la majorité des utilisateurs en font. Je vais garder un avis plus positif que toi. Selon ta façon de l’utiliser tu en fais autre chose, Toutes les personnes sur facebook ne sont pas dupe forcement, après je suis d’accord pour les mineurs… ca devient un grand n’importe quoi. Concernant les contacts, je ne suis pas de ton avis, moi j’ai plein de pote que j’avais perdu de vu, et qui sont dans les 4 coins du monde, je suis contente d’en avoir retrouvé plein. De temps en temps on se donne des nouvelles. Ce n’est pas parce que tu ne vas pas boire un verre de temps en temps avec eux, ou tu ne passe pas ta journée au téléphone avec eux, que tu ne veux pas avoir de nouvelle. Facebook a permis plus facilement de retrouver… pas comme les copains d’avant, les msn ou autre…

     

    jveux faire plus court que toi mdr, alors je vais pas pousser trop loin sur ce débat. Les questionnaires servent effectivement a la pub, et les informations sont bien gardées dans les serveurs… mais c’est aussi a toi de faire attention aux informations que tu veux bien leur donner. et juste pour la fin, c a chaque personne de choisir ce qu’il fait de son temps libre, lol, d’autre vont lire, jouer à des jeux, regarder la télé… moi j’aime bien passer un peu de temps sur facebook, et ma vie mdr va aussi bien que la tienne pour autant (et je t’assure il me reste plein de temps). Mais je reste complètement d’accord sur les informations exposées, mais malheureusement c’est le cas du net au complet… (bon ils sont ou les autres utilisateurs de facebook… :-(

  6. Beaucoup de choses à dire en fait sur cette nouvelle mode qu’est Facebook :
    1) Personne n’oblige personne à s’inscrire. Alors après on peut me répondre oui ohhh mais si t’es pas sur Facebook tes potes te mettent la pression parce qu’ils peuvent plus communiquer avec toi, qu’ils te cherchent désespérément dans ce monde si vaste et si mystérieux. Alors qu’au moins quand t’as ta tronche sur Facebook on sait ou te trouver… Ouai sauf qu’on a pas attendu Facebook pour que les modes contaminent les humains : Ne pas avoir internet ou de téléphone portable peut constituer un acte de rébellion tout aussi difficile à poser (c’est un euphémisme). Donc les personnes qui s’inscrivent sur facebook choisisse d’y figurer. Et puis c’est pas parce que les gens ne sont pas sur Facebook qu’on ne peut plus communiquer avec eux. J’ai un pote d’ailleurs, il est ouf, il a réussi à se désinscrire après avoir avec brio crée son groupe "rotten apple" :p. Et tout va bien effectivement, il est encore en lien avec le reste de l’humanité…
    2) En revanche les closes d’utilisations de la communauté, stipulant que tout contenu appartient à Facebook dès lors qu’il est posté est extrêmement perverse… Il est très important de savoir ce qu’on l’on poste et prendre conscience que c’est un contenu dont le contrôle nous échappe totalement. Comme le dit Sonia, Facebook n’a en revanche pas l’exclusivité de ce défaut…
    3) Les études faites pour mieux cibler etc… encore une fois il ne tient qu’aux utilisateurs de répondre ou pas. Bon là en revanche, c’est déguisé derrière des petits widgets sympas que tout le monde s’envoie donc c’est encore une fois assez pervers, mais bon on peut aussi bien raconter sa vie ailleurs sur la toile que sur Facebook…

    Je pense que ce qui compte avant tout c’est la manière d’utiliser cette communauté. Si ça nous bouffe tout notre temps et qu’on établi plus de "vrais" liens avec les gens alors effectivement cela peut devenir un problème mais si on l’utilise avec mesure pour discuter de temps à autre, échanger quelques photos, s’en servir pour communiquer sur un événement (genre l’exposition xulux :p), prendre des nouvelles de personnes qui sont loin alors pourquoi pas. C’est, comme souvent, le rapport qu’on entretien aux choses qui détermine leur conséquences néfastes ou bénéfiques sur l’individu. Facebook est un outil. Si on l’utilise en tant que tel en connaissance de ce qu’on fait et qu’on ne tombe pas dans l’excès, quel qu’il soit, alors il n’y a pas lieu de s’alarmer. Après c’est sur, rien ne remplacera jamais un vrai contact humain ou une vraie discussion dans le réel. Mais ça on en rediscutera demain de vive voix… hein Emeric ? 

  7. Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne suis pas sur Facebook, que je n’y ai jamais été et que je n’y serai sûrement jamais. J’en connais donc moins bien le fonctionnement mais cela me permets d’avoir une certaine objectivité.Les raisons qui m’ont amené à refuser de m’inscrire peuvent être résumées en trois points :Premièrement, l’argument anti-sécuritaire. Bien qu’Emeric l’ait déjà évoqué, il me semble qu’il est absolument nécessaire de comprendre à quel point le système informatique capitaliste (l’Internet géré par les multinationales) est en étroite relation avec les centres névralgiques des pouvoirs étatiques, militaires et économiques. Depuis le 11 septembre, les différentes lois sécuritaires (Patriot act au Etats-Unis, Perben 2 en France), ont comme objectifs communs : l’enregistrement, le fichage, l’observation et le contrôle du maximum d’éléments permettant de connaître et donc de vérifier le comportement de la population dans la sphère publique, mais de plus en plus dans la sphère privée. Alors que dans les systèmes totalitaire, et/ou autoritaires, les questions morales n’entravaient pas cet esprit sécuritaire, dans les "démocraties" occidentales, les gouvernements (et les multinationales), doivent utiliser des méthode plus souples, moins agressives. Après la publicité qui permet de contrôler l’écoulement de la production et de légitimer l’obscolescence programmée des produits, le système utilise l’engoument de la population pour le Hi-tech (dû à la propagande publicitaire), pour instaurer, à travers une servitude volontaire, un envrionnement technologique propice à un contrôle sécuritaire. Dans le livre bleu du GIXEL (lobbie des industries électroniques), on apprend que leur but est de faire accepter par la population les technologies telles que la biométrie, la vidéosurveillance, etc. Bien que cela puisse paraître hors sujet, le lien entre les "réseaux sociaux virtuels" non anonymes et les technologies sécuritaire est très fort. En effet, le but du client est souvent le même : gain de praticité, gain de rapidité, plus de capacité d’enregistrement, plus communicant, plus ludique, plus fascinant, etc. Mais derrière cette façade pseudo-communicationnelle, se tisse un immense système de base de données interconnectées, appartenant aux États et aux multinationales, qui leurs permettent à la fois d’élaborer des modèles statistiques répondant aux besoins du marketing (création de nouveaux marchés, transformation de volonté sociales en désirs consumeristes, etc.), mais également de fliquer et de recenser la population à travers une grille de propriétés du plus en plus étendue.L’utilisation de Facebook via la publication de photos, de textes, de musiques, de vidéos, de tests psychologiques divers menace donc la vie privée, sociale et citoyenne de l’utilisateur mais également celle de ces ami(e)s puisque Facebook se base sur le principe simple du : "les amis de mes amis sont mes amis" et permet donc aux utilisateurs de sauter d’amis en amis pour visionner les contenus. Ce qui m’amène au deuxième point, la notion d’"amis" (ou de contact) selon Internet.Je ne reviendrai pas sur la stérilité intrinsèque des relations sociales via Internet (ou, plus généralement, des nouvelles technologies) puisqu’elle a amplement été étudiée, et démontrée, bien avant leur propagation à grande échelle (je pense en particulier à Jacques Ellul, Le bluff technologique). Ce qui m’intéresse ici, c’est la façon dont nos relations humaines quotidiennes ont évolué en fonction et en rapport à notre utilisation des nouvelles technologies. Je ne vais pas entamer une réflexion profonde sur ce sujet car cela risquerais d’encombrer le blog encore plus que je ne l’ai déjà fait, mais je tiens à préciser qu’il me semble que notre rapport à l’autre a perdu en authenticité, en convivialité (voir Ivan Illich, La convivialité) et en intensité, depuis une dizaine d’année. Je dirai même que cette perte est symptomatique et peut être comprise dans un ensemble paradigmatique typiquement capitalste que je résumerai en ceci : "plus, mais moins bien". Car oui, msn, facebook, etc permettent d’avoir plus d’amis, de contact, etc., mais non seulement en contrepartie de relations moins Humaines (virtuelles, "dé-sensorialisées", différées) ; mais également au détriment de relations fortes, profondes, sincères. Des soirées passées en compagnie de personne rivées à leur téléphone, aux après-midi à préférer tchatter avec quinze contacts à la fois plutôt que d’aller en rencontrer réellement un seul ; l’Individu contemporain préfère cultiver son désir d’omnipotence virtuelle plutôt que de vivre son actualité Humaine. Et ceci m’amène à conclure ce message en abordant le troisième point qui consiste à comprendre cet Individu comme une "non-personne".(voir Miguel Benasayag, Le Mythe de l’Individu ; La fragilité).L’utilitarisme et le positivisme calculateur de l’Homo oeconomicus (devenu homo croissensis), l’ont réduit à ne penser sa vie qu’au travers de quantité, de chiffres, de ratio, de comparaisons, d’utilité. Nous menons notre vie comme des Sims, nos besoins et nos qualités peuvent être résumés par des valeurs numériques transposables et convertissables sur le Marché des relations virtuels et des bourses relationnelles où l’on comptabilise ses amis, où l’ont choisis un partenaire comme l’on choisirai une voiture. "Montre-moi ton profil Facebook et je te dirai qui tu es". La froideur technologique de l’univers capitaliste nous entraine dans un monde inauthentique où les rapports sociaux n’ont d’Humain que les caractéristiques qu’ils ne lui ont encore pas soustraits. Le mythe technoscientiste contemporain promet à l’Individu connecté un avenir hypercommunicant, hypersocialisant, hyperinteractif, où il sera possible d’accéder à tout, tout de suite, de briser les frontières temporelles et spatiales tout en disposant d’une capacité de stockage et de traitement quasiment infini. L’omniscience, l’omnipotence, la Toute puissance, la socialité Totale, voila les caractéristiques de l’Homme-Dieu techno-prothésé. Ce mythe alimente notre quotidien, notre rapport au monde, aux autres, nos envies et donc nos modes d’être. L’Individu égocentré et narcissique est magnifié en tant qu’être virtuel purifié par l’exactitude numérique.A la rapidité, au pré-calculé, à l’optimisation, à l’efficacité ; opposons l’imprévu, le non-rationnel, l’inconscient, l’imperfection. Abandonnons l’Individu calculateur pour retrouver la Personne chaleureuse.

  8. Je pense que cette image résume assez bien notre possible future condition dont parle Michaël.
    Et encore, je pense que c’est une version soft et politiquement correct.

    wall-e

  9. Facebook c’est le capitalisme ou même du communisme peut être enfin c’est pas bien quoi. c’est du moderne et tout ce qui est moderne n’est pas bien. Il y a plein de dérives possibles via facebook, c’est vrai. L’avantage de facebook, c’est qu’on en fait (a peu près) ce que l’on veut : un outil pro, un outil de retrouvaille, un journal intime que l’on divulgue. On choisit ses amis. On choisit le niveau de confidentialité grosso modo. Mais c’est un outil où l’on ne maîtrise pas tout. et ça c’est dangereux oui mais … ce n’est pas une dérive capitaliste, ce sont les rapports humains. On ne les a jamais maîtrisés. Alors, exhibitionniste surement pour ceux qui choisissent un tel fonctionnement, voyeuriste oui mais frustré alors. Et oui le top du voyeurisme c’est de surprendre un moment caché. C’est de rentrer dans l’intimité mais surtout une intimité qui ne nous ai pas accordé a priori. Là ou le voyeur prend son pied,c ‘est qd les amis des amis racontent des choses à l’insu du plein gré. et l’exhibitionniste qui lui aime choisir ce qu’il montre se retrouve "arrosé".Allez je me lance : je suis un pro-facebook, non pas parce que c’est bien, mais c’est du moderne et je ne suis pas contre la modernité (je ne suis pas pour d’ailleurs). Je suis pour continuer à évoluer. Ce qui évolue nous fait nous poser des questions et facebook nous ramène directement au langage, au réseau, à l’image, à l’identité, aux rapports humains, à l’évolution politique, économique. Se poser des questions c’est forcément ce qui nous fait avancer, beaucoup plus que d’apporter des réponses…juste et rien que pour ça je ne peux être contre facebook : J’ai appris la mort d’un ami via facebook, je ne connaissais pas sa famille et que très peu ses plus proches amis. J’aurai eu l’information plus tard quelques jours, quelques semaines, je l’aurai appris un jour en essayant de l’appeler au téléphone. J’ai pu aller à l’enterrement (information prise sur facebook) et au moins pour ça je remercie facebook. Il est toujours dans mes friends, il y a toujours des messages pour lui. Il a un group. Cela nous a rapproché tous, même ceux qui sont à l’autres bouts du monde et ils sont nombreux. Je ne crois pas qu’avec un autre outil que facebook cela aurait été possible. Bien sûr, la vie sans facebook ça marche sans problème. Bien sûr
    Facebook peut créer des pbs. C’est juste la modernité qui avance et qui
    nous fait poser des questions. C’est comme votre blog, c’est de l’exhibitionisme de ce que vous pouvez apprendre en cours?  C’est de la "confiture" ou de l’ "ouverture"? C’est mon exhibitionnisme à moi ? Ma parole a-t-elle de la valeur ? ou c’est juste une "évolution" de plus qui nous fait nous poser les mêmes questions ?J’attends vos réponses ;-) camarades

  10. L’attaque ironique basée sur l’argument de l’antimodernité est classique mais malheureusement irrecevable, et ceci pour plusieurs raisons :Premièrement, et bien que tu n’ai pas défini ce que tu entends par modernité, je vais tenter de développer mon contre-argument avec la notion de Progrès. Je ne suis pas certain d’avoir saisi ce que tu voulais dire en expliquant que tu étais pour Facebook parce que c’est moderne, bien que tu ne sois pas pour ni contre la modernité mais pour évoluer car cela nous fait nous poser des questions et donc avancer. Mais, en tout cas, je tiens à préciser qu’il est nécessaire de distinguer le Progrès de l’Evolution (ou du "aller de l’avant"). Car, l’Evolution ne correspond ni à une avancée ni à un Progrès puisque ce n’est que la continuité d’un processus qui n’a pas de sens en soit. Or, le Progrès (dans sa définition donnée par les Lumière), est la poursuite d’un but moral par des moyens économiques, politiques, techniques et sociaux. On comprend donc qu’être pour l’Evolution ne veut rien dire car on ne peut que la subir, mais, en revanche, être pour le Progrès implique l’adhésion aux valeurs morales que ce Progrès promeut. Dans le cas de la modernité (l’ère moderne) qui correspond, dans ses dimensions politiques, économiques et techniques, à un système capitaliste, libéral et croissanciste, le Progrès se réduit à la poursuite de la Croissance. Un pays, une économie, une entreprise, progresse si elle est en croissance, si elle s’agrandit, si elle accumule des biens, des richesses. La substitution de fins morales à des fin techniques ou économiques que connue la notion de Progrès durant le XXème siècle, en a pervertit le sens et donc les implications.De plus, pour compliquer les choses, les théoriciens classiques et néoclassiques de l’économie ont ponstulé que les règles du marché sont naturelles (c’est un processus) et qu’on ne peut qu’essayer de les comprendre en les laissant se produire. C’est à dire que notre système économique est basé sur la conviction que l’économie ne relève pas du Progrès, mais de l’Evolution (puisqu’elle est naturelle) et qu’il est donc absurde d’être "pour" ou "contre" l’économie de marché car, comme je l’ai expliqué avant, on ne peut pas être pour ou contre l’Evolution. L’explication de ce paradigme libéral dans lequel notre société baigne, nous permet de mieux cerner ta réflexion. En effet, il est nécessairement archaïque, absurde, de porter un jugement sur l’Evolution (dont Facebook est une de ses représentations) car sa "naturalité" en prouve la neutralité (ni bien, ni mal). Ce n’est alors que l’usage que peut en faire l’Individu (soumis, de part sa volonté, au Bien et au Mal), qui peut être jugé. Pour preuve, l’usage des termes "capitalisme" et "communisme", utilisés sans en exploiter le sens, c’est à dire juste pour la forme (l’ironie), révèle le fait que l’argument idéologique n’est pas recevable puisque l’Evolution ne peut être jugée. On se retrouve donc dans une situation assez embarrassante puisqu’il est impossible de juger Facebook (c’est l’Evolution naturelle), mais simplement les Individus qui l’utilisent. Ceci explique surement le fait que dans la plupart des post de ce sujet, on ne retrouve comme arguments que des expériences individuelles, personnelles qui ont une valeur en soi puisque de toute façon, on a comme présupposé inconscient commun, qu’il est impossible de porter un jugement de valeur sur une manifestation de l’Evolution (qui plus est moderne). Les seuls personnes s’y risquant ne peuvent donc qu’être des archaïques vivant dans un passé révolu fait d’idéologies et d’antimodernisme primaire.Ce que je veux dire en déroulant cette réflexion, c’est simplement que notre société a accepté, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, comme présupposés anthropologique, politique et moral que l’économie de marché est naturelle est qu’elle ne peut donc pas être sujet à débat. De cette acceptation (de plus en plus inconsciente), découle des modes de pensées et d’être qui se retrouvent automatiquement dès que l’on aborde des réflexions qui nécessitent une compréhension globale de notre société. C’est pourquoi, je pense, que mes arguments contre Facebook ne peuvent être compris si, et seulement si, on fait l’effort de dépasser le carcan idéologique (le paradigme) de notre époque (de la modernité).Je terminerai avec ceci. Pourquoi se poser des questions, si ce n’est juste que pour assister à l’Evolution ? Au contraire, le doute nous permet de réfléchir pour ensuite comprendre et ainsi faire des choix qui aboutiront à des actes. Le questionnement doit nous pousser à refuser l’Evolution pour penser et construire une Idée du Progrès. C’est à partir de ce choix de valeurs, comme fondement de l’Idée de Progrès que nous pourront avoir des convictions et ensuite les concrétiser en bâtissant une autre société.Nous avons donc deux possibilité : évoluer (vivre dans le paradigme "naturel" dominant) ou progresser (construire à partir de nos propres valeurs).Et maintenant choisissons !

  11. Hello Buddies,
    Je ne suis pas de votre » sérail » et pourtant je réagis.
    Je réagis car étant sur FB, Vincent a fait une publication, qui m’a emmenée ici…
    Je réagis car vos commentaires sont intéressants et que c’est bien cela le plus important.
    Je réagis car un propos d’Emeric m’interpelle et m’amène à poser ces questions (qui n’en font qu’une en fait) : « pourquoi le ça ne sert à rien condamne l’existence du la chose incriminée ? », « est-ce que l’utilité des choses est la condition absolue à leur existence ? ».
    Personnellement, je ne le crois crois pas. Et tant mieux ! car c’est dans la diversité et la liberté que chacun a de s’exprimer, par quelque outil qu’il trouvera nécessaire pour lui-même, que le(s) sens et la vie émergent.
    Bien à vous chers Concept Team. « Mille fois oui ! »
    ;-)
    Alice

  12. Hello,
    Il y a, mais depuis le temps on le sait, autant d’utilisations de Facebook qu’il y a de personnes (je grossis le trait). Il y a plusieurs choses : l’exhibitionnisme; on peut s’exprimer n’importe quand, et pour la première fois, être écouté, même par des gens qu’on a perdus de vue. Il y a le Facebook boulot, celui où l’on se maile uniquement et qui sert de LinkedIn sans y toucher. Enfin, je vois le Facebook pour se tenir au courant et garder le contact quand l’envie prend. Ma méthode.

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