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Chaque mot est un préjugé.    {Friedrich Nietzsche}

Vendredi 6 mars 2009{par Emeric}

Yes man ou la satyre du bourgeois

yes man

J‘ai rĂ©cemment vu le film « Yes man » sorti en ce dĂ©but d’annĂ©e. Bien que restant une comĂ©die, avec Jim Carrey, ce film possède une lecture plus profonde concernant un thème très important et qui sous-tend un peu les notions que nous explorons sur ce blog.
Ce thème, c’est la bourgeoisie.
Il faut comprendre le sens de ce mot non pas comme celui utilisé par Karl Marx, mais bien le sens ontologique, de la notion inspirée par Nietzsche, Hegel, Scheler et Mounier.

La notion de bourgeois renvoi Ă  deux constantes: la peur du risque et le besoin de sĂ©curitĂ©. L’ĂŞtre humain bourgeois s’enferme dans une non-action qui le conduit Ă  sa mort spirituelle. En refusant de prendre des risques, il refuse son Ă©lan utopique, et est ainsi condamnĂ© Ă  vivre une existence sans Grandeur.
Sans souffle, le bourgeois se trouve vouĂ© et vautrĂ© dans le « dĂ©jĂ  lĂ  », il ne cherche ni Ă  comprendre, ni Ă  Ă©voluer, ni Ă  se transcender. Il n’a aucune relation au pas encore lĂ , Ă  l’imprĂ©vu, et c’est uniquement cela qui pourrait le mouvoir (e-movere), et ainsi le sauver.

Ce film, « Yes man« , nous parle donc d’un bourgeois qui va dĂ©couvrir un groupe dont le but est de se rĂ©vĂ©ler personnellement, et ainsi de prendre en charge sa dimension utopique, par un exercice tout simple: dire « oui » lorsqu’une occasion se prĂ©sente. A force de trop refuser les opportunitĂ©s qui s’offraient Ă  lui, Carl Allen (Jim Carrey) avait perdu beaucoup de choses; sa compagne, ses chances de promotion, ses amis… et en dĂ©couvrant ce groupe, il s’ouvre aux autres et Ă  lui-mĂŞme et se rĂ©alise pleinement. Ainsi tout lui sourit enuite.

Sans tomber dans les travers Hollywoodien, c’est-Ă -dire trop de romance, trop de blagues, trop d’Ă©motionnalisme, ce film nous montre comment il est possible de changer et d’amĂ©liorer son quotidien. Et cela de manière intelligente et en parfaite cohĂ©rence avec ce qu’ont dĂ©veloppĂ© nos philosophes prĂ©cĂ©demment citĂ©s. On retrouve ainsi au cours du film une description du bourgeois, et un remède qui nous montre ses forces, mais aussi ses faiblesses.

Un film Ă  voir donc, et Ă  apprĂ©cier pour la justesse du portrait des nombreuses personnes qu’il dĂ©peint.

commentaire : 1Commentaire

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1 réponse


  1. Ça donne très envie de voir le film en tout cas… Tout est dans le titre en plus ! « Yes man », l’homme qui apprend Ă  dire oui.

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