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Plus je vieillis, plus je vois que ce qui ne s'évanouit pas, ce sont les rêves.   {Jean Cocteau}

Mercredi 24 juin 2009{par Emeric}

Easteric, ou le réenchantement extrême

Je vous parlais dans un précédent billet concernant le street art de Dunkster 132. Et bien j’ai découvert récemment Easteric, un artiste beaucoup plus déjanté, et c’est peu dire. Initialement c’est un artiste, un graphiste, il travaille donc pour des projets concrets ; print, web, Tee, wallpaper… Cependant ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est la partie « playground » de son portfolio.

Initialement, le street art, l’art de la rue, était fait pour transcender son quotidien. On vit dans un endroit (moche ou pas), donc on le réenchante, on se l’approprie, on le transforme, on imagine autre chose. Mais cet artiste va plus loin, trop loin peut être ? En effet, il n’hésite pas à vandaliser une voiture, à arpenter des lieux interdits au public, et à poser un mot à la bombe là ou ça dérange. C’est donc un vandale. Mais ce vandale a bien un message, et qui nous touche car il est ultramoderne.
Regardons ce qu’il écrit, ce qu’il dénonce, ce qu’il pervertit ; nous n’y voyons que des ACTES. Des actes au sens fort.

Alors discutons-en, est-ce que Easteric va trop loin ? Est-ce justifié ? Pose-t-il réellement question ? Est-il utile ?

commentaires : 3Commentaire

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3 réponses


  1. C’est effectivement très audacieux, novateur, parfois amusant mais à mon sens, un peu exagéré. Cet artiste a visiblement beaucoup de choses à dire et il a choisi de « choquer » . Son message est très respectable et à mes yeux justifié mais je ne pense pas que j’apprécierais de retrouver ma voiture vandalisée pour autant… le « réenchantement » fait plutôt place ici au « désenchantement »!

    La fin ne justifie pas les moyens et on ne peut pas tout se permettre au nom de l’art!

  2. C’est un petit peu bordel line, et en fait, assez difficile de situer la ligne de démarcation entre provocation, vandalisme, coup de poing pour réveiller les gens… jusqu’où peut-on aller ? Je pense pour ma part que la démarcation se situe dans le respect d’autrui, dans le sens que l’on respecte son libre arbitre. Peut-être que amener quelqu’un à agir, à faire le travail de remise en question en respectant la possibilité qu’il n’adhère pas au discours, s’en détourne, le réfute… constitue un acte incisif mais respectueux. Easteric impose. Il le fait sur un fond qui, comme le dit très bien Emeric, nous touche par le fond du discours, mais me dérange dans la forme qu’il déploie. Alors très difficile de désapprouver, de s’offusquer. Le mouvement punk en son temps a lui aussi déployé un arsenal de détournement, de reinterprétation rageuse et énergique de symboles forts comme l’Union Jack. Quel est le bilan ? Peut-on dire que cela à été fécond ? Je pense que la suite nous prouve très largement que oui, surtout si l’on inscrit le mouvement punk dans le sillon DADA, lettriste et situationniste. Alors jusqu’où aller, comment faire passer des valeurs et surtout réveiller une personne, des citoyens, une société ? Peut-on toujours rester très sage et ne jamais brusquer ? Je pense que tout dépend du sens du mot brusquer et de comment on le pose en acte dans la chair du monde…

  3. Je suis étonnée que ces graffitis soient qualifiés de border-line !

    Si ça fera un peu chier le propriétaire de la Smart de nettoyer son pare-brise, ça peut aussi le déconcerter, provoquer un questionnement ou même l’amuser. Il n’y a aucune violence dans ces actions, l’artiste ne « s’attaque » qu’à des biens matériels, et je trouve qu’il le fait plutôt avec beaucoup d’humour.

    La réappropriation de l’espace urbain passe obligatoirement par une transgression, que l’on peut appeler vandalisme ou création inoffensive et poétique… Moi je vote pour ! Chouette blog au passage, je reviendrai !

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