Art & esthétique

Antonella Arismendi | Quand la photographie de mode embrasse le mysticisme & la spiritualité

Écrit par Vincent

Jeune photographe argentine autodidacte découverte grâce à fubiz, Antonnella Arismendi a démarré une activité de photographe professionnelle depuis seulement 2 ans. Son travail a attiré l’oeil xuluxien pour plusieurs raisons, mais principalement parce qu’il s’enracine dans un ressenti et sensibilité assez tranchés. Spiritualité, mysticisme voire occultisme sont au rendez-vous à travers sorcières, pentagrammes, tête de mort et autres réjouissances. Antonnella ne manque pas d’aborder des sujets sensibles, voire dérangeants comme la grippe A dans sa série nommée très ironiquement « porcina », dans laquelle un masque porté par une jeune femme nous rappelle étrangement un certain sujet brulant de l’actualité… On reconnaîtra aussi des thèmes rencontrés dans le conte, comme la princesse dans sa tour d’ivoire qui laisse tomber ses cheveux pour être sauvé ou la disproportion de taille entre une personne et son environnement. Alice au pays des merveilles, Micromégas, ou Raiponce, la princesse aux longs cheveux des contes de Grimm. L’imaginaire des contes et autres légendes semble être une grande source d’inspiration pour Antonella.


Il est quand même a noter que les mises en situation sont toujours extrêmement soignées tant en terme de maquillage que de coiffures, d’accessoires ou de vêtements.
On retrouve une conception de l’esthétique très mode, très pub, et cela ne vous surprendra pas d’apprendre qu’Antonnella travaille notamment pour Rolling Stone, magazine Americain de pop-culture et dont l’un des cousins français est chronic’art. Un côté assez branchouille, assez lissé pour taper dans l’oeil « publicisé » du lecteur. Cependant, il n’empêche que certains thèmes abordés remettent le spirituel, les mythes et autres concepts échappant à la volonté maladive de contrôle total de l’Homme sur le tapis. Le piédestal sur lequel trône la raison froide depuis trop longtemps va-t-il enfin tomber ?

À propos de l'auteur

Vincent

Curieux, posé et réflechi Vincent est attaché au travail bien fait. Il suit avec une grande curiosité les évolutions du monde dans tous les grands domaines : écologie, économie, politique, arts, littératures, société, éthique, justice, enseignement, santé, transport, communication.

Il considère qu'un designer doit être ouvert, passionnément curieux du monde dans lequel il vit et engagé pour alimenter sa créativité, être pertinent et éthique. Les enjeux sont grands pour les générations futures et tout le monde a un rôle à jouer et une responsabilité.

Co-créateur de l’atelier de design nun, il s'attache a travailler sur des projets dont la forme est au service du fond, qui sont porteurs de sens et dans les domaines des sciences, du luxe, de la pédagogie, de la culture et des arts.

Enseignant et directeur d'e-artsup Strasbourg, une école de création numérique, la transmission de savoir-faire et de savoir-être aux jeunes générations est centrale à ses yeux.

Commentaires

  • Difficile de ne pas rester subjectif face à tant de finesse conceptuel et de sensibilité graphique.
    Un jeu de symbolique spirituel épatant, une composition et un univers qui nous amène au-delà de l’image afin de nous transcender.

    Un travail soigné et réfléchit, marque d’une inspiration créative hors du commun.

  • Je connais son travail depuis quelque années maintenant. Ce qui m’avais frappé au début, c’étais la composition et la mise en scène de ses images, tantôt froide, tantôt très sombre, parfois très poétique, parfois le tout à la fois.

    J’aime bien entendu l’inspiration très ésotérique de ses photos. L’imaginaire des contes et légendes apporte beaucoup de spontanéité et de rêve dans un monde ou tout est droit et rigide.

    Son portfolio à également évolué, je constate avec surprise qu’elle s’est un peu calmée par rapport à une époque ou il devait y avoir plus de rébellion dans sa vie.

  • Je connaissais pas du tout le travail d’Antonnella Arismendi. Je trouve ses clichés très poétiques et d’une grande qualité.

    J’avoue cependant que l’écran d’ordinateur me laisse légèrement sur ma fin…Un peu comme les tableaux dans les livres d’expositions. Elle expose ?

  • Alors j’ai cherché pour essayer de débusquer une éventuelle galerie ou on pourrait trouver ses œuvres, mais je n’ai rien trouvé. Même en Argentine…
    Mais qui sait, peut-être exposera-t-elle d’ici quelques années quand son œuvre sera encore plus fournie. J’aimerais aussi beaucoup voir des tirages, dans une belle galerie, pour voir comment elle les mettraient en scène et non le rendu sur écran mais sur papier.

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