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Le désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi.   {Dalaï Lama}

Mardi 21 juillet 2009{par Emeric}

Kyoto arrive à son terme… et après ?


C‘est au mois de décembre que le protocole de Kyoto se dissoudra de lui même. Les enjeux n’auront plus de garantie contractuelle et il faudra alors que les dirigeants des « grandes puissances » trouvent un nouvel accord, et se fixent de nouveaux objectifs pour une mission somme toute assez simple : sauver la planète.

Pour anticiper le débat, un site internet a été créé (http://www.timeforclimatejustice.org/). C’est même un mouvement qui essaye de s’exprimer. Avec le soutien de personnalités plus ou moins engagées, plus ou moins célèbres, (de Kofi Annan à Lilly Allen), le site nous propose des portraits de personnes habitant aux quatre coins du monde. Parce que oui, il y a autre chose que le Japon, la Corée, Les Etats-unis et l’Europe ou l’Iran. Et cet « autre chose » représente près de la moitié de la population terrestre, et cette moitié, en général, meurt de faim.
Donc pour anticiper les besoins futurs de cette énorme population, il faut alimenter un débat. Pour que les pays riches ne fassent pas que profiter des avantages qu’ils s’octroient, et fixent des objectifs qui les arrangent (économiquement bien sûr).
Il faut penser à l’avenir. Mais pas l’avenir boursier, limité apparemment à « la journée », ou à la « semaine ». Non, un avenir plus lointain: anticiper une situation de 10-15 ans. Parce que c’est maintenant que tout se joue.

Il faut réfléchir à la meilleur manière de continuer un développement dans les pays « riches » (de quoi ?), tout en amputant aucunement les possibilités des pays « pauvres » (de quoi ?). On ne peut pas parler de « décroissance » à ces pays là, c’est insolent. Il faut trouver des alternatives viables pour que les pays qui exploitent les régions riches en minéraux, en hommes, en matières premières… aident plus activement et réellement ces pays. Et c’est l’enjeu de ce débat.

La richesse d’âme et de cœur est peut être l’ultime richesse qui reste à découvrir, et utiliser.
Bon courage en tout cas. Car avec la crise que l’on connait, les esprits sont des plus frileux, alors qu’il faudrait qu’ils soient les plus audacieux et les plus subversifs possible.

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2 réponses


  1. Pourquoi les pays exploités sont-ils toujours vu ou pensés en rapport avec l’occident lorsque l’on parle de leur développement ? Le lexique humanitaire basé sur l’aide est faussement solidaire. Les pays les plus pauvres de la planète n’ont nullement besoin qu’on leur montre, qu’on leur explique, qu’on les aide car c’est précisément cet occidentalo-centrisme colonial qui est la cause de leurs illusions et donc de leur malheur. Les contraintes naturels sont clairs, notre mode de développement n’est pas généralisable, notre mode de vie n’est absolument pas soutenable à moyen terme et son expansion est écologiquement incompatible (et socialement non souhaitable). La seule solution pour réduire la pauvreté dans le monde est triple. Premièrement, décoloniser économiquement, politiquement et culturellement le tiers-monde. Deuxièmement, laisser l’autodétermination des peuples à travers leur traditions, leurs cultures et leur Histoire. Et troisièmement, entamer une décroissance matérielle dans les pays développée. C’est alors que l’on pourra envisager notre rapport au monde sur un plan égalitaire où les différents acteurs géopolitiques discuteront et échangeront en toute transparence et sans rapport de domination. Tant que notre conception du monde reposera sur le triptyque compétition, accumulation, exploitation, il nous sera impossible de penser un avenir différent. La question qui se pose alors est la suivante : Ce mode de pensé qui se généralise et régit la quasi-totalité de la planète pourra-t-il entamer son auto-critique ou devons-nous construire une alternative en dehors du système ici et maintenant ?

  2. [...] voir aussi l’article « Kyoto arrive à son terme… et après ? » par [...]

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