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Exister c'est changer, changer c'est se mûrir, se mûrir c'est se créer indéfiniment soi-même.   {Henri Bergson}

Jeudi 7 mai 2009{par Emeric}

Comment mieux nous endormir ?


Depuis quelques temps dĂ©jĂ  on nous parle, que dis-je, on nous rabache, on nous harcèle, on nous conditionne Ă  ne pas faire attention Ă  l’actualitĂ© sociale et politique actuelle. En effet, une manne inespĂ©rĂ©e est tombĂ©e du ciel, ou plutĂ´t sortie des Ă©levages de porcs. Et oui, la grippe porcine, grippe mexicaine, grippe A a littĂ©ralement envahit les mĂ©dias. Mais que sait-on vraiment de cette « pandĂ©mie annoncĂ©e » ?

Sur les canaux « officiels » (france tĂ©lĂ©vision, le monde, etc…) on crie au loup, on nous dit qu’il faut s’attendre Ă  des cas très grave, une expansion rapide et massive, qu’il faut se protĂ©ger, que c’est très très grave etc. On s’attend mĂŞme Ă  une Ă©catombe chez france tĂ©lĂ©vision. Mais sur d’autres mĂ©dias (france 5, ripostes sur arte), le discours n’est pas vraiment si alarmiste. Alors oui, le risque de pandĂ©mie est prĂ©sent, il existe, et tout le monde s’accorde pour dire qu’une pandĂ©mie mondiale arrivera un jour ou l’autre. Ça de toute façon on le sait, mĂŞme si on se prĂ©occupe plus de consommer des biens, et d’accumuler des richesses. Ce qu’on oublie vite, c’est que cette Ă©pidĂ©mie tombe en plein mois de Mai, avec les revendications qui vont habituellement avec. Exit donc les dĂ©filĂ©s unitaires du premier Mai (seulement 3 fois dans l’histoire syndicale), aux oubliettes le dĂ©bat sur le projet de loi des universitĂ©s, oublions aussi la rĂ©forme du système judiciare, des hĂ´pitaux, ou bien encore la plus « troisième millĂ©naire » loi crĂ©ation et internet (hadopi).
D’habitude c’est vrai qu’au mois de Mai on nous parle plutĂ´t du beau temps, de la tempĂ©rature qu’il fait, etc… Mais lĂ  on nous parle de grippe porcine. Sommes-nous vraiment obligĂ©s de vivre dans un trop plein sĂ©curitaire, et dans un climat de peur constant ? Je ne crois pas, et je pense aussi que ce climat de peur a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ© rĂ©cemment, notamment par l’administration Bush, et que mĂŞme s’il a une force indĂ©niable (comme provoquer une guerre), il a aussi ses faiblesses (le changement de gouvernance).
Attention donc Ă  ne pas trop nous jouer des tours dans le dos. On sait que les rĂ©formes se suivent Ă  un train d’enfer, et que les dĂ©bats ne sont pas toujours objectifs

commentaires : 5Commentaire

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5 réponses


  1. Tenez pour encore mieux oublier la crise! :) Une petite carte googlemap très sympathique pour suivre l’avancement de la PANDEMIE! :D http://flutracker.rhizalabs.com/ si vous voulez vous amusez un petit jeu flash (Pandemic 2), oĂą vous incarnez un virus… http://www.kongregate.com/games/DarkRealmStudios/pandemic-2 Pour moi on va encore plus loin que le fait de nous dĂ©tourner des problèmes qui nous prĂ©ocupent dans la vie rĂ©el, c’est une sorte d’Ă©motionalisme que l’on nous sert pour oublier les vrais problèmes humanitaires. Vite foncez acheter vos TAMIFLU!  

  2. Max Brooks, dans son roman "World War Z", nous prĂ©sente un monde en proie Ă  une invasion zombie. L’origine du mal est alors prĂ©sentĂ© comme un virus. Il va de soit que construire un roman autour d’une zombification mondiale n’est qu’un prexte, une allĂ©gorie pour une Ă©ventuelle pandĂ©mie. Son roman très bien construit met en avant les facteurs de cette pandĂ©mie, comme par exemple les dons d’organes, les exils des gens aisĂ©s en fuite au virus… Un livre intĂ©ressant en la pĂ©riode actuelle.

  3. oh lĂ  lĂ  que c’est inappropriĂ© Ă  ce blog comme discours… vous vous Ă©garĂ©s messieurs, dames…ce n’est que mon avis et vous ĂŞtes complètement libre de tout article sur ce blog qui est le votre mais Ă  mon avis attention vous confondez le projet que vous aviez qui est très intĂ©ressant et un blog perso sur lequel vous exprimez vos sentiments, vos opinions politiques, il n’y a aucune valeur ajouter Ă  cette article Ă  part vous faire plaisir. Votre blog perd ici de l’intĂ©rĂŞt Ă  mes yeux.

  4. Je ne pense pas, finalement, que ce genre d’article n’ai pas sa place dans notre blog.
    Nous parlons de philosophie, mais pas que. Nous parlons d’abord et (presque) avant tout de sociĂ©tĂ©. Et la sociĂ©tĂ© englobe bien des choses cher biub. Ă€ la fois de la musique, des images, des expositions, des films… mais aussi de la politique.
    Je vous rappel tout de même que la "politique" viens du grec "polis" = cité. Le but de la "politique" de la grèce de Socrates, Aristophane, Platon ou Gorgias était la gestion de la polis, de la cité.
    Je pense en effet que ce genre d’article Ă  tout Ă  fait sa place. Comment ne pas Ă©tudier la sociĂ©tĂ© sans prendre part aux dĂ©bats qui nous sont cher/chair ? Sachez qu’en Grèce, le droit d’ĂŞtre citoyen Ă©tait indissociable du fait de prendre part Ă  la vie de la citĂ©, Ă  sa rĂ©gence et Ă  son fonctionnement. Tout autre personne n’Ă©tait (pour rĂ©sumer) qu’esclave, et n’avait son mot Ă  dire. DĂ©noncer un dĂ©bat Ă  l’assemblĂ©e "stĂ©rile" et mĂŞme un non-dĂ©bat est une dĂ©marche cityoenne. DĂ©noncer le matraquage mĂ©diatique est aussi une dĂ©marche citoyenne.
    Personnellement j’estime que de part notre système (dĂ©mocratique) j’ai mon mot Ă  dire, et donc que nous avons notre mot Ă  dire.
    Prendre part au dĂ©bat passe aussi par ce blog, prendre "parti" (pour ou contre j’entends) passe aussi par ce blog.
    Le fait que vous ne le voyiez pas est vraiment fort dommage. Nous ne mélangeons rien, nous relions justement beaucoup de choses.

  5. Je rajouterai juste que notre blog n’a pas pour vocation de donner la possibilitĂ© Ă  ses auteurs de se "faire plaisir"… je crois que le sens de notre dĂ©marche, cher Biub est très mal compris. Notre dĂ©marche est d’interroger le sens de notre quotidiennetĂ©, du monde dans lequel nous vivons, des relations que tissent les humains entre eux, de prendre position et partant de poser des actes. Nous ne sommes pas lĂ  pour contempler bĂ©atement le monde dans lequel nous vivons, mais bien pour le dĂ©crypter afin de nous situer, en tant que designer, mais aussi et surtout en tant que citoyen et plus globalement en tant qu’humain. Nous dĂ©fendons un point de vue, en Ă©tant prĂŞt Ă  le partager, Ă  l’argumenter, Ă  Ă©couter l’autre nous faire des remarques et nous donner le sien. Nous dĂ©fendons des valeurs, nos valeurs, dans le respect et l’Ă©coute d’autrui. Le projet que nous avons initiĂ©, n’est en rien dĂ©connectĂ© de la rĂ©alitĂ© du monde dans lequel nous vivons, mais au contraire se doit, pour avoir un sens, d’y ĂŞtre au cĹ“ur. Philosophie ne rime pas avec neutralitĂ© dĂ©tachĂ©e. Philosophie ne veut pas dire scolaire et restant bien sagement dans un cadre d’Ă©tude dĂ©connectĂ© de la « vraie vie » mais dĂ©borde sur nos vie, parce qu’elle rĂ©interroge l’humain et le met en mouvement en reliant, comme le dit Emeric, le plus de concepts, de disciplines, d’Hommes entre eux.

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