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“ Il vaut mieux ne pas jouer le rôle du temps, il travaille mieux que nous.   {Vassili Kandinsky} ”
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Vendredi 3 mai 2013{par Sonia, Marielle & Vincent}

L’association xulux est nĂ©e

Chers fidèles lecteurs, chères fidèles lectrices,
Nous vous remercions pour vos nombreuses contributions au questionnaire qui nous ont permis de faire évoluer le projet. Les personnes qui ont souhaité participer seront recontactées. Pour officialiser notre démarche, xulux est devenu une association avec pour objet :
« Promouvoir, dĂ©crypter, rĂ©interprĂ©ter les sciences humaines Ă  travers la pop culture en proposant des crĂ©ations visuelles, textuelles et sonores (livres, site internet, musiques, Ă©vĂ©nements, vidĂ©o etc.). PĂ©dagogiques, ludiques et/ou participatives ces crĂ©ations donneront la possibilitĂ© d’Apprendre et de s’ouvrir au monde qui nous entoure. »

À très bientôt pour la suite,

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Jeudi 17 janvier 2013{par Sonia}

Comment voyez-vous le futur xulux ?

Voeux 2013

Chers fidèles lecteurs,
Tous nos voeux pour cette annĂ©e 2013 qui s’ouvre. Qu’elle vous apporte du bonheur, des projets, des rencontres, des rĂŞves qui se concrĂ©tisent et bien plus encore.
Vous avez certainement remarqué que le blog a une activité ralentie depuis plusieurs mois. N’ayez crainte, c’est pour de bonnes raisons. En effet, nous sommes en train de repenser xulux. À ce titre, nous souhaiterions recueillir vos avis et suggestions via un questionnaire, qui enrichira notre réflexion. Merci pour votre contribution.

Votre avis nous intéresse !

Depuis quand connaissez-vous xulux ?



Comment avez-vous connu xulux ?



Si autre, précisez :

À quelle fréquence allez-vous sur le blog ?



Quelle est la durée moyenne de votre visite ?



Quelle est votre rubrique favorite :

Évaluez les éléments suivants (1 -> mauvais / 5 -> excellent) :

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Qualité des contenus
Accessibilité des contenus
Fonctionnalités
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Avez-vous des suggestions d’amélioration sur ces points ?

Consultez-vous xulux sur les réseaux sociaux ?

Sur quels réseaux sociaux voudriez-vous voir xulux ?

En vous appuyant sur ce questionnaire, que souhaiteriez-vous voir apparaître sur le nouveau xulux ?

Vos idées ou remarques :

Souhaiteriez-vous participer au projet xulux ?



Si oui, de quelle manière ?

Si autre, précisez :

Si vous souhaitez être recontacté, merci de nous laisser vos noms, prénoms et adresse mail (Données anonymes)

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Mardi 4 dĂ©cembre 2012{par Sonia}

Le vampire : reflet de l’évolution de la société | 1ère partie

Dante et Virgile, William Bouguereau, 1850 MusĂ©e d'OrsayDante et Virgile, William Bouguereau, 1850 MusĂ©e d’Orsay

Depuis son apparition, le vampire sert rĂ©gulièrement de mĂ©taphore sociale. Souvent rĂ©duit Ă  tort, Ă  un simple personnage effrayant pour adolescent Ă  la recherche de sensations fortes ; il peut ĂŞtre, un indicateur sociologique et un incroyable tĂ©moin de l’Ă©volution de notre sociĂ©tĂ©.

« On sait oĂą nous en sommes en politique. En poĂ©sie, nous en sommes aux cauchemars et aux vampires. Si la littĂ©rature est toujours l’expression du siècle, il est Ă©vident que la littĂ©rature de ce siècle-ci ne peut nous conduire qu’Ă  des tombeaux ». Charles Nodier, Revue de Paris de juin 1830

Moyen d’expression artistique (littĂ©raire, cinĂ©matographique, graphique…) et du peuple (mythe, lĂ©gende…) le vampire est profondĂ©ment enfoui dans la culture humaine. Il s’adapte Ă  l’Ă©volution des mĹ“urs et transcende les modes Ă  travers les siècles, de manière Ă  toujours ĂŞtre reprĂ©sentatif de la sociĂ©tĂ© dans laquelle il vit. Ă€ chaque Ă©poque, il prend un visage diffĂ©rent. Les artistes traduisent dans leurs Ĺ“uvres, l’environnement dans lequel ils vivent et Ă©voluent. Alors, naturellement, quelle que soit l’époque et quel que soit l’état des mentalitĂ©s, le vampire ne peut que suivre cette Ă©volution. Figure universelle, on trouve trace de rĂ©cits le concernant sur les cinq continents.

Le terme vampire n’a aujourd’hui, qu’un peu plus de deux cent cinquante ans, mais la notion de vampirisme vient du fond des âges. C’est en 1725, dans un rapport judiciaire rĂ©digĂ© Ă  Belgrade concernant un paysan Serbe accusĂ© de vampirisme (Peter PLOGOJOWITZ), que le mot allemand « upier » se vulgarise. En 1732, il prend la forme « vampir » par emprunt au serbo-croate. Il rejoint la langue française, « oupire« , issu du tchèque « upir », pour arriver Ă  sa forme « vampire«  dans les Ă©crits de Dom Calmet, TraitĂ© sur les apparitions des esprits et sur les vampires ou les revenants de Hongrie, de Moravie, etc.. , publiĂ© en 1751. (Livre sur gallica exemple page 6)

On peut nommer « vampire » les crĂ©atures dĂ©moniaques qui peuplent l’imaginaire avant le XIIIe siècle, que ce soit par leurs activitĂ©s nocturnes, leur rapport au sang ou leur nature de mort-vivant. L’une des plus anciennes crĂ©atures, LilitĂ» (Ă©galement appelĂ©e Lilith), dĂ©mon femelle de la mythologie sumĂ©rienne (civilisation de la MĂ©sopotamie (4 000 av. J.-C.), est Ă©galement Ă©voquĂ©e dans la Bible par le prophète IsaĂŻe (deuxième moitiĂ© du VIIIe siècle av. J.-C.). Voir l’article très intĂ©ressant sur l’histoire de la Lilith. http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/1028266

On retrouvera par la suite, les lamies, les empuses (Grecques), les striges (romaines),les harpies (Grecques et romaines) et autres goules (orientales).

The Wood of the Self-Murderers The Harpies and the Suicides, William Blake 1824–27The Wood of the Self-Murderers The Harpies and the Suicides, William Blake 1824–27. Cliquer sur l’image pour voir la galerie

La symbolique du vampire prend ses origines dans le besoin qu’a l’Homme de projeter ses pulsions, et interrogations. Le vampire se nourrit des angoisses pour incarner les problèmes existentiels, les bouleversements sociaux, Ă©conomiques et culturels et projeter certaines valeurs idĂ©ologiques. Il pose une nouvelle forme de droit Ă  la vie (immortalitĂ©) et exauce des dĂ©sirs interdits Ă  la condition humaine (sexualitĂ©, pouvoirs surnaturels…). Une dualitĂ© intĂ©ressante entre ce que nous redoutons le plus et ce Ă  quoi nous aspirons le plus. La thĂ©matique du sang est omniprĂ©sente, car elle reprĂ©sente la marque de la damnation, la frontière entre malĂ©diction et miracle de la rĂ©surrection.

« Pour l’homme moderne, les vampires ne sont pas effrayants parce qu’ils existent, mais parce qu’ils concrĂ©tisent ses craintes et ses dĂ©sirs les plus secret » Jean Marigny, sang pour sang, le rĂ©veil des vampires. DĂ©couvertes Gallimard, 1993

La littérature victorienne (XIXe siècle en Grande Bretagne) a connu, un enthousiasme sans précédent, pour le mythe du vampire ; avec des auteurs comme Polidori (The Vampyre, 1819), Le Fanu (Carmilla, 1872) ou Stoker (Dracula, 1897). Ces auteurs vont suivre la voie empruntée au siècle antérieur par les romantiques allemands. Dans l’esprit des auteurs romantiques, la littérature devait prendre pour sujet la nature humaine dans toute sa complexité, sans exclure ses aspects les plus sombres. Dans cette ambivalence de l’être humain, le vampire est un personnage de choix.

Les vers de Goethe (la fiancée de Corinthe, 1797) restent parmi les plus célèbres. Il serait un des déclencheurs, de la littérature vampirique qui va suivre.

[…] « Une force me chasse hors du tombeau
Pour chercher encore les biens dont je suis sevrée,
pour aimer encore l’époux déjà perdu,
et pour aspirer le sang de son cœur.
Et quand celui-ci sera mort,
je devrai me mettre à la recherche d’autres,
et mes jeunes amants seront victimes de mon désir furieux. » […]

La fiancée de Corinthe, Goethe, 1797

Le XIXe siècle

La morte amoureuse de Théophile Gautier – Lithographie de Laurens 1904La morte amoureuse de Théophile Gautier – Lithographie de Laurens 1904

Pour la France, Théophile Gautier ne sera pas en reste. Il écrira en 1836, une magnifique nouvelle intitulée, la morte amoureuse. Dans ce récit à la première personne, Romuald n’a toujours rêvé que d’une seule chose, devenir prêtre. Au moment d’être ordonné, son regard est porté sur Clarimonde. Il accomplit néanmoins son ordination. Commence alors pour lui une terrible descente aux enfers et son esprit ne cessera d’être torturé par cette femme. Cette mystérieuse Clarimonde est une vampire revenue d’entre les morts.
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Lundi 15 octobre 2012{par Vincent}

Peter jansen et Human motions


Peter Jansen est un sculpteur Hollandais d’une cinquantaine d’annĂ©e. Il a Ă©tudiĂ© la physique et la philosophie Ă  l’universitĂ©, cela se voit lorsque l’on s’arrĂŞte une seconde sur les thèmes abordĂ©s dans Human in motion. Son travail m’a interpellĂ©, et ce pour plusieurs raisons, mais certainement principalement parce que la rĂ©flexion sur le temps qui passe et sur le rapport Ă  la durĂ©e me touche beaucoup.

Plastiquement dĂ©jĂ , les sculptures s’aventurent sur des terres peu explorĂ©es puisqu’elles dissèquent le mouvement en cristallisant ensemble passĂ©, prĂ©sent et avenir d’une Ă©volution spatiale. Cela permet de mieux comprendre le mouvement physique mais aussi le rapport espace/temps qui le dĂ©finit tel que les accĂ©lĂ©rations ou les ralentissements. Au plan anatomique, ces statues montrent aussi les liaisons entre le corps et les membres par les articulations dans la continuitĂ© temporelle d’un mouvement. Philosophiquement se pose la question de l’ubiquitĂ©, cette facultĂ© Ă  ĂŞtre Ă  plusieurs endroits, au mĂŞme moment. Cela nous amène Ă  nous interroger sur le rapport qu’entretient l’individu au temps et sa perception : la durĂ©e. Nous reviendrons un peu plus en dĂ©tail par la suite sur cette notion, en nous appuyant sur Henri Bergson. Pour le moment, il convient de creuser le rapport entre le 2ème et le 7ème art, c’est Ă  dire la sculpture et le cinĂ©ma. Nous considĂ©rons que le cinĂ©ma dĂ©coule de la photographie, position très largement partagĂ©e. Regardons comment l’un a pu influencer l’autre et l’inspirer en nous appuyant sur le travail de Peter Jansen.

La photographie est un art passionnant, dont l’histoire et l’Ă©volution mĂ©ritent vĂ©ritablement d’ĂŞtre approfondies tant son influence a Ă©tĂ© grande et sa prĂ©sence rĂ©currente dans divers milieux : cinĂ©ma, mode, sculpture, tĂ©lĂ©vision, art graphique, politique, sport et j’en passe…

Quarante-six annĂ©e après Joseph NicĂ©phore Nièpce et sa cĂ©lèbre photo prise en 1826 : point de vue du Gras, Eadweard Muybridge mit au point la chronophotographie afin de dĂ©composer le mouvement en utilisant 24 appareils photographiques. On pourra Ă©galement Ă©tablir un lien avec Matrix, et le fameux bullet time, procĂ©dĂ© qui utilise lui aussi plusieurs appareils placĂ©s en cercle autour de la scène Ă  prendre afin de figer le temps tout en faisant un mouvement de camĂ©ra. La similitude entre Muybridge et Jansen n’a pas besoin d’ĂŞtre d’avantage explicitĂ©e, les images parlant d’elles mĂŞmes.


Après cette toute petite exploration en terrain photographique, je souhaiterais vous emmener vers les terres tout aussi intĂ©ressantes et mystĂ©rieuses de la philosophie avec un immense penseur du XIXème et XXème siècle : Henri Bergson. Bergson a beaucoup travaillĂ© sur le temps et a forgĂ© le concept extrĂŞmement fĂ©cond de durĂ©e. Le Français oppose temps scientifique Ă  durĂ©e de la conscience. Je ne me lancerai pas dans une explication approfondie de sa pensĂ©e, n’en ayant d’une part pas les compĂ©tences, d’autre part, n’ayant pas envie de faire de xulux un blogcyclopĂ©die. Cependant, cette notion mĂ©rite d’ĂŞtre explicitĂ©e. Pour le philosophe, le temps constitue quelque chose de mesurable scientifiquement entre deux bornes : je pars de chez moi Ă  17h00, j’arrive Ă  18h00. Il s’est Ă©coulĂ© une heure de temps. Le temps apparait ainsi comme une variable pouvant pleinement se concevoir rationnellement dans une Ă©quation mathĂ©matique ou physique comme lors du calcul de la vitesse de chute d’un objet ou l’accĂ©lĂ©ration. La durĂ©e est toute diffĂ©rente. Elle est une expĂ©rience personnelle, individuelle et consciente du temps. Elle est le temps, passĂ© au prisme de l’individu. Un flux temporel, qui se distend, se dilate, se rĂ©tracte et ne se laisse pas apprĂ©hender extĂ©rieurement.

Lorsque au cours de notre vie, nous nous plaignons de ne pas avoir suffisamment de temps, qu’il passe trop vite, c’est en fait de durĂ©e dont il s’agit. Le temps est le mĂŞme pour tous (encore que, malheureusement, tout le monde n’a pas le mĂŞme temps imparti ici bas…) d’un point de vu cartĂ©sien, froid et extĂ©rieur. Lorsqu’on l’apprĂ©hende par sa raison seule. En revanche, du point de vue des affects, de nos Ă©motions, de nos ressentis, il en est tout autrement. Il devient purement relatif. Non pas au sens ou Einstein l’avait dĂ©fini c’est Ă  dire une diffĂ©rence observable, mesurable d’effet d’une mĂŞme quantitĂ© de temps sur un organisme ou un corps cĂ©leste, mais dans l’impression, le ressenti, l’expĂ©rience que nous en faisons. Une double relativitĂ© alors ? De l’extĂ©rieur du point de vue d’Einstein, de l’intĂ©rieur du point de vue de Bergson. Les deux se complètent, les deux s’enrichissent mutuellement comme le font sciences et sciences humaines depuis la nuit des temps. Les deux points de vue mĂ©riteraient d’ĂŞtre approfondis, alors n’hĂ©sitez pas Ă  rĂ©agir afin de donner votre expĂ©rience et votre conception personnelle du temps.

Dans les deux cas, le temps est insaisissable et se dĂ©robe constamment sans que jamais nous ne puissions arrĂŞter son flux. Il est le courant toujours mouvant qui fait avancer notre barque, inexorablement, sur le fleuve de la vie en direction de l’embouchure du grand voyage sur l’ocĂ©an infini. Il est la mise en garde contre le sommeil, il nous fait oser, nous pousse au changement, Ă  la prise de risque, au choix. Il nous effraie, il efface les peines, met en perspective nos joies, nous crie que demain sera un autre jour, mais que le prĂ©sent est dĂ©jĂ  du passĂ©. Il nous rappelle constamment que chaque seconde est une chance, et que pour un mĂŞme temps, nous pouvons faire de grandes, de petites choses ou ne rien faire. En guise de conclusion, je souhaiterais vous faire partager un poème de Charles Baudelaire : l’horloge.

Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: « Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientĂ´t comme dans une cible;

Le Plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j’ai pompĂ© ta vie avec ma trompe immonde!

Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or!

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, Ă  tout coup! c’est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.

TantĂ´t sonnera l’heure oĂą le divin Hasard,
OĂą l’auguste Vertu, ton Ă©pouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh! la dernière auberge!),
OĂą tout te dira Meurs, vieux lâche! il est trop tard! »

Pour approfondir, je vous propose :
- « Avec le temps » de LĂ©o FerrĂ©
- « Les vieux » de Jacques Brel
- « Symphonie n°101, Andante » de Joseph Haydn
- Le travail du peintre français d’origine polonaise Roman Opalka
- La mythologie Grecque et le Dieu Chronos
- « Sein und Zeit » le livre de Martin Heidegger
- « Le portrait de Dorian Gray » D’oscar Wilde
- « Retour vers le futur » de Robert Zemeckis
- Le mythe de l’Ă©ternel retour chez Nietzsche et Mircea Eliade
- « L’Ă©trange histoire de Benjamin Button« , film de David Fincher
- Les pensĂ©es d’Aristote, Paul Ricoeur, Augustin, Kant, Leibniz, Spinoza et Soren Kierkegaard
-… et tellement d’autres qu’il serait trop long de dĂ©tailler ici

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Lundi 12 dĂ©cembre 2011{par Sonia}

Au fil des Araignées

Au fil des Araignées© Photos : MNHN

« C’Ă©tait horrible, elle Ă©tait lĂ , dans le coin, avec ses (elle compte)…ses huit grosses pattes velues et… » Odile Deray, La CitĂ© de la peur, 1994

Horrifiée, mais pleine de courage (cachée derrière mon écran), je décide de m’intéresser à la nouvelle exposition du Muséum national d’Histoire naturelle : Au fil des Araignées.
Je parcours la page d’accueil du site, en pestant, et en me méfiant de la petite araignée qui monte et descend en suivant ma souris. Rassurée par le décalage et le côté insolite de cette présentation ; je range de côté pour un temps, mes préjugés et ma phobie.

Jusqu’au 2 juillet 2012, les araignées tissent leurs toiles dans la Grande Galerie de l’évolution du Jardin des Plantes. Enfin, une occasion de ranger ses tatanes et de vaincre ses appréhensions pour en savoir un peu plus sur cette reine de la chasse au rôle essentiel dans l’écosystème. L’exposition s’attaque aux clichés qui ont forgé la mauvaise réputation des araignées et explore les caractéristiques de ce maillon important de la chaîne alimentaire. En abordant le sujet de manière insolite, l’exposition emmène à la découverte de l’univers de cet animal, depuis les aspects surprenants de son anatomie jusqu’aux mythes qui lui sont liés.

Au fil des AraignéesLes araignées-crabes (ici Thomisus onustus) © Photos : Alain Canard

Le parcours est conçu comme une découverte progressive pour mieux faire connaissance avec les araignées, sans omettre la part d’imaginaire et les raisons, réelles ou mythiques, de la peur qu’elles, inspirent. Malgré les fantasmes et les peurs irrationnelles suscitées, les araignées ne méritent pas leur mauvaise réputation. Elles sont inoffensives pour l’homme, à quelques exceptions près : en effet, sur 41 000 espèces répertoriées dans le monde, une centaine seulement peuvent provoquer une réaction chez l’être humain, et moins d’une dizaine sont véritablement dangereuses. La morsure est, chez elles, une attitude de défense utilisée en dernier recours. La plupart sont incapables de percer notre peau.

Écoutez l’interview de Frédérik Canard, chef de projet de l’exposition.

Des zones, bien définies par la scénographie, montrent l’aspect effrayant des araignées, en prenant soin d’avertir le visiteur. L’exposition aborde le monde des araignées de façon ludique, artistique et bien sûr scientifique dans une ambiance claire et lumineuse. L’objectif étant de développer l’intérêt de tous les publics pour ces animaux surprenants par leurs comportements et leurs capacités, non de nous effrayer.

Au fil des AraignéesLe mâle d’Eresus cinnaberinus © Photos : Bernard Le Garff

Un prédateur utile

Si les araignées sont victimes des animaux – oiseaux, lézards, petits mammifères insectivores… –, des hommes – qui les écrasent volontairement ou par inadvertance – et des insecticides pulvérisés sur les cultures, elles nous débarrassent d’un grand nombre d’insectes agressifs ou dangereux (moustiques, tiques, puces…). Chaque année, en France, elles en avalent plus de quatre cents millions par hectare. D’ailleurs, différentes études ont été menées pour évaluer l’importance de leur rôle.

De précieux alliés qui mériteraient sans doute, moins de mépris !

La peur vient de l’inconnu, du manque d’information… Pourtant, je n’ai toujours pas franchi le cap, mĂŞme si l’on me dit que les araignĂ©es sont des ĂŞtres adorables.
Venez partager votre expérience et donner du courage au plus frileux ! Avez-vous aimé l’exposition ? Avez-vous eu peur ? votre peur a-t-elle disparu ? Changé d’intensité ?

Exposition du 5 octobre 2011 au 2 juillet 2012, Jardin des Plantes – Grande Galerie de l ’Évolution
Site officiel : http://araignees.mnhn.fr/

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