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Lundi 11 janvier 2010{ par Emeric }
E n ce dĂ©but d’annĂ©e, Peugeot a dĂ©cidĂ© de renouveler son style graphique, le style de ses vĂ©hicules, mais aussi son positionnement marketing. Voici les nouvelles prioritĂ©s : RĂ©vĂ©ler ce qui rend la Marque unique, relever le challenge environnemental, dĂ©velopper une nouvelle mobilitĂ©, mais surtout de gagner 3 places dans le classement des meilleurs constructeurs mondiaux en 2015. Retour sur ce nouveau style pas si nouveaux.
Voici la vidéo qui officialise ce lancement.
Passons maintenant un peu plus de temps sur le logo et la signature de la Marque. La première remarque qui me vient est que cette identitĂ© ressemble Ă©normĂ©ment Ă celle de CitroĂ«n : un logo chromĂ©, arrondi. La typo est du mĂŞme style. Visiblement les dĂ©cisions viennent du mĂŞme endroit : le groupe PSA. Mais est-ce la mĂŞme agence qui s’est occupĂ© des deux identitĂ©s ?
Je pense que cela se passe de commentaires. Il faut voir ce que ça va donner en dĂ©clinaison. Quels seront les nouveaux Ă©lĂ©ments graphiques utilisĂ©s sur les supports de communication, et surtout, seront-ils diffĂ©rents de CitroĂ«n… ou pas.
Bref, maintenant il reste aux designers de nous montrer ce nouveau « style » appliquĂ© aux futurs vĂ©hicules .
LĂ oĂą les anciens chevrons de CitroĂ«n venaient « casser » la fluiditĂ© et la rondeur de la forme des voitures , maintenant tout devient un peu « mou ». Peugeot n’avait pas ce problème, le lion Ă©tant un objet du rĂ©el, il vivait bien avec les voitures il Ă©tait trop diffĂ©rent d’une fome de carosserie pour avoir besoin de s’en diffĂ©rencier. Il cède malheureusement la place Ă un lion croisĂ© avec un ours Ă queue, assez agressif car peut-ĂŞtre trop Ă©lancĂ©. Cette grande bande qui va de sa griffe Ă sa patte est très dynamique, mais peut-ĂŞtre lĂ©gèrement trop prĂ©sente.
Il est dommage en tout cas de voir que les marques succombent de plus en plus Ă l’esprit graphique « web 2.0″, Ă savoir des formes molles avec des reflets. C’est dommage d’autant plus que cette pĂ©riode commence Ă ĂŞtre rĂ©volue. Le dernier changement de logo de Peugeot remontait Ă 1958, j’espère que cette nouvelle identitĂ© durera aussi longtemps, et sera pĂ©renne et toujours juste graphiquement bien Ă©videmment.
La signature maintenant « motion & emotion « . Pourquoi faire plus compliqué ? toutes les marques font cela maintenant, jouer sur « l’Ă©motion » (on sait combien nous aimons ce terme sur xulux…). Quelques exemples :
SEAT > auto emocion / l’Ă©motion automobile,
RENAULT > changeons de vie, changeons l’automobile,
BMW > le plaisir de conduire,
FORD > ressentez la différence,
VOLVO > la vie offre bien plus qu’une Volvo, c’est pourquoi vous en conduisez une (après le « for life » / vivez)
On pourrait facilement trouver quantitĂ© d’exemples dans d’autres secteurs.
On se rend bien compte que la voiture ne se suffit plus Ă elle-mĂŞme. C’est-Ă -dire qu’on ne nous vends pas une voiture pour se dĂ©placer, mais une voiture pour vivre, pour ressentir, pour prendre parti, pour exister. Il fallait bien cela dans nos sociĂ©tĂ©s oĂą le bonheur ne peut plus qu’ĂŞtre matĂ©riel .
OĂą est passĂ© le temps des typos avec empattement ? des typos qui ont du caractère ? On dirait que tous les directeurs artistiques prennent un « base » d’Helvetica et la modifie lĂ©gèrement. Mais Ă force tout se ressemble, Tout devient uniforme.
La preuve encore une fois ici…
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Vendredi 8 janvier 2010{ par Emeric }
P lutĂ´t que de faire un rĂ©sumĂ© je vais commencer par la Bande-annonce, qui a mon avis fait très bien comprendre le sujet. Comme ça il n’y aura pas de spoiler…
Avatar © 20th century fox – les images et les vidĂ©os prĂ©sentĂ©es sont la propriĂ©tĂ© de 20th Century Fox
Alors maintenant les superlatifs : AnnoncĂ© comme « la rĂ©volution du cinĂ©ma numĂ©rique « , le film a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un budget de près de 500 millions de dollars, dont 250 millions en publicitĂ©. Largement remboursĂ© en un week-end , près de 8 millions d’entrĂ©es en France au 8 Janvier, 1 Milliard 150 Million de dollars de recettes mondiale Ă la mĂŞme date. Alors oui, le film est bon, mais pas si bon qu’escomptĂ©.
Le scĂ©nario a mis 10 ans a s’Ă©crire, James Cameron y travaillant seul. Concrètement le scĂ©nario est vite rĂ©sumĂ©, c’est une allĂ©gorie de l’histoire des immigrĂ©s AmĂ©ricains qui ont exploitĂ©s et mĂ©prisĂ©s les AmĂ©rindiens. Basiquement on retrouve le thème de l’exploitation du faible par le fort, le mĂ©pris du fort envers le faible mĂŞme. On peut trouver dans le film des similitudes avec les classiques Danse avec les loups , ou Abyss .
Au final quelle est la rĂ©volution promise par Cameron ? A part l’utilisation de la 3D pour certaines sĂ©quences spectaculaires (le vol sur les Ikran, diffĂ©rentes scènes de combat…) il n’y a vraiment, vraiment pas de quoi crier au gĂ©nie.
Cette utilisation de la 3D justement, parlons-en : qu’apporte la 3D dans le visionnage d’un film ? actuellement voir un film en 3D coĂ»te 3 euros plus cher que n’importe quel autre projection , ce qui est clairement abusĂ© quand on voit le prix des places Ă l’heure actuelle. De plus la 3D n’apporte pas vraiment grand chose au film, elle est mĂŞme parfois dĂ©rangeante (surtout 2h40 durant…). Concrètement l’argument 3D est, Ă mon sens, prĂ©sent pour palier Ă la crise (et encore , pas sĂ»r …) que connait le monde du cinĂ©ma actuellement. Il agit en sorte comme palliatif en attendant la vraie solution . Car oui, pour l’instant avoir un matĂ©riel compatible 3D chez soit revient assez cher Ă l’heure actuelle, alors qu’avoir un matĂ©riel Home Cinema digne de ce nom est presque accessible Ă tous. Dès lors, pourquoi aller voir un film au cinĂ©ma ? RĂ©ponse toute faite : pour la 3D. Et pas pour les 30 minutes de publicitĂ©s (ou plutĂ´t advertainment , ces publicitĂ©s entrecoupĂ©es de bandes annonces) qui nous ont aussi coĂ»tĂ© 13 euros pour ĂŞtre assis Ă cĂ´tĂ© d’un glouton mangeur de popcorn et autres accros du tĂ©lĂ©phone ou du commentaire audio « live ».
Mais revenons au film.
Cliquez sur l’image pour voir la galerie.
Ce n’est certainement pas le scénario qui fonctionne dans ce film, ni les plans de caméra déjà vus et revus. Comme le disait Terry Giliam à propos des effets spéciaux « Une vague géante déferle sur la Maison Blanche ? et alors ? ».
En clair ; passés les effets spéciaux, que reste-t-il du film ? Réponse : pas grand chose hormis l’univers de Pandora .
C’est à mon sens l’un des seuls points forts de ce film, la richesse du bestiaire, de la faune et de la flore du monde de Pandora.
Au final cela découle sur une machine marketing bien rodée. Depuis (et même avant) la sortie du film on a une quantité phénoménale de produits dérivés : T-shirts, coffrets, figurines , jouets, jeux vidéos multi-plateform e…
Autant dire que la machine marketing de Cameron est bien rodĂ©e : on ne pourra pas Ă©chapper Ă Avatar. L’univers d’Avatar rentrant en collision avec le notre.
C oncrètement ce que le film nous donne Ă voir c’est un monde humain/terrien, emplie de rancĹ“ur, de cupiditĂ©, d’Ă©goĂŻsme et de chaos face Ă un monde plein de beautĂ©, de grâce, d’harmonie et de sens. C’est tout de mĂŞme le point le plus affreux du film : voir qu’en 2154 l’homme n’a pas changĂ© d’un iota. Le constat Ă©tait le mĂŞme dans les prĂ©cĂ©dents film du rĂ©alisateur que sont Abyss ou Terminator, simplement cette production va plus loin.
On nous parle ici d’initiation : nous voyons et vivons l’Ă©volution du hĂ©ros. Nous connaissons et ressentons ses doutes, ses peurs, ses aptitudes.  Nous dĂ©couvrons le monde poĂ©tique des Naa’vi qui rentre en collision frontale avec le monde marchand et raisonnĂ© des Humains. Pandora est un monde poĂ©tique, d’une beautĂ© et d’une imagination sans fin.
IntĂ©ressant aussi est « l’objet », le « corps » Avatar. Combinaison de l’ADN humain et Naa’vi, il est un ĂĽbermensch NietzschĂ©en . L’avatar combine toute la force la puissance et la grâce d’un corps Naa’vi, et « l’intelligence » et la connaissance d’un Humain. ReprĂ©sente-t-il de facto , physiquement et psychologiquement, l’être idĂ©al ? de liaison entre les cultures ? l’Ă©volution de l’Homme, qui doit retourner vers sa mère (nature)  et redĂ©couvrir la beautĂ© du monde qui l’entoure ?
On peut aussi percevoir les prĂ©mices de la sortie au grand public du nĂ©o-tribalisme Ă l’Ĺ“uvre notamment sur internet (rĂ©seaux sociaux). On a en effet une communautĂ© plutĂ´t attrayante de personnages ayant des valeurs, une culture et une histoire, regroupĂ©s ensemble et soudĂ©s (nous le voyons clairement dans le film). On peut retrouver ici des similitudes avec les jeux massivement multi-joueurs en ligne (WoW notamment), mais par extension tous nos avatars virtuels (facebook, twitter…).
Au final ces deux mondes distincts parviendront-ils Ă se rencontrer convenablement, Ă vivre ensemble ? Dans notre monde il faudra attendre, et dans celui de James Cameron aussi, les acteurs principaux ayant signĂ©s pour 2 autres films …
Et vous, qu’en avez-vous pensĂ© ? vrai rĂ©volution ou poudre aux yeux ?
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Mercredi 16 décembre 2009{ par Sonia }
Louise Bourgeois - spider, 1997
A u MK2 Beaubourg et au Reflet MĂ©dicis est projetĂ© un beau documentaire film-portrait sur Louise Bourgeois, Louise Bourgeois : l’araignĂ©e, la maĂ®tresse, la mandarine , de la critique d’art amĂ©ricaine Amei Wallach et de la rĂ©alisatrice Marion Cajori.
D’apparence modeste le documentaire est centrĂ© sur cette femme de poigne, filmĂ©e dans l’intimitĂ© silencieuse de son atelier. MĂŞlant films d’archives et interviews dans un dĂ©cor chaleureux Ă son domicile et Ă la fois angoissant par ses crĂ©ations dans son atelier. Louise Bourgeois magnĂ©tise la camĂ©ra par l’intensitĂ© de son franc parler et se livre avec franchise, sans jamais trop en dire. Un juste milieu qui permet de cerner et de dessiner un parcours, celui d’une enfant nĂ©e Ă la veille de la première Guerre Mondiale et dĂ©chirĂ©e Ă jamais par un père revenu transformĂ© du front. Père qui prendra sa gouvernante installĂ©e Ă domicile pour maĂ®tresse.
Louise Bourgeois - Red Room (parents), 1994
NĂ©e en France en 1911 et arrivĂ©e Ă New York en 1938, oĂą elle a suivi son mari, l’historien de l’art amĂ©ricain Robert Goldwater, elle frĂ©quentera les surrĂ©alistes en exil. Traversant le SurrĂ©alisme, l’Expressionnisme abstrait, le Minimalisme. Sa reconnaissance sera tardive, Ă l’âge de 60 ans, bien qu’aujourd’hui elle soit devenue l’une des artistes majeures de la seconde moitiĂ© du 20e siècle et du dĂ©but du 21e siècle avec comme figure emblĂ©matique l’araignĂ©e. Les araignĂ©es gĂ©antes, ces sculptures mĂ©talliques noires monumentales, qu’elle rĂ©alise depuis le dĂ©but des annĂ©es 1990 que l’on peut retrouver aux quatre coins du monde, de Tokyo Ă Londres en passant par Paris, Bilbao, New-York…
Louise Bourgeois - Maman, 1999, aux Tuileries
Le langage personnel et autobiographique de Louise Bourgeois rejoint les pratiques les plus contemporaines, et exerce son influence sur de nombreux artistes. Son acte crĂ©ateur est très proche de la psychanalyse, comme le montrent ses travaux qui renvoient en gĂ©nĂ©ral Ă la famille, aux relations mère-enfant, père-enfant, et a des scènes Ă forte charge Ă©rotique. Avec ses araignĂ©es gĂ©antes, l’Ĺ“uvre d’art a son rĂ´le premier de rejouer les peurs (enfantines et inconscientes) pour les exorciser et transformer l’angoisse en plaisir. Elle associe aussi son propre travail Ă une toile d’émotions et de souvenirs qu’elle tisse et dĂ©tisse et retisse. Ou comme elle le dira dans le titre d’une de ses Ĺ“uvres de 1999-2000 : I do, I undo, I redo, Je fais, je dĂ©fais, je refais . Qui sera la trame narrative et le dĂ©coupage du film. I do, I undo, I redo, parcours chronologique pour dĂ©couvrir des Ĺ“uvres majeures de l’artiste.
Louise Bourgeois - I do, I undo, I redo, 1999-2000
Le procédé essentiel à son travail, est l’enchaînement, l’articulation de différents éléments entre eux se nouant, comme les parties d’une longue phrase visuelle, pour produire un sens nouveau et inattendu. L’assemblage, l’assemblage d’éléments hétéroclites et hétérogènes. Comme le disait Freud en parlant de l’inconscient, « il excelle à rassembler pêle-mêle des éléments hétéroclites ». Non comme les surréalistes, ce procédé ne vise pas à l’étonnement, ou la surprise du spectateur, il est au service de l’inconscient de l’artiste qui met en forme ses peurs et ses affects les plus anciens et les plus refoulés. Comme c’est écrit dans la partie supérieure de Precious liquids et je pense que Freud ne l’aurait pas contredit : « l’art est une garantie de santé mentale ».
Louise Bourgeois - Precious Liquids, 1992
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Vendredi 11 décembre 2009{ par Vincent }
U n bien bel endroit que la BNF qui accueille l’exposition de Michael Kenna. Cette dernière prĂ©sente une rĂ©trospective du photographe , servie par une scĂ©nographie très minimaliste et reposante, qui invite Ă la contemplation. Des parties thĂ©matiques fragmentent le cheminement, prĂ©sentĂ©es par des textes dont la poĂ©tique sert avec beaucoup d’Ă©lĂ©gance et de profondeur le propos du photographe. A l’image des photographies exposĂ©es, le parcours proposĂ© invite a prendre le temps. Prendre le temps de contempler, de s’Ă©merveiller, de se questionner. Prendre le temps d’un certain apaisement, d’une certaine mĂ©ditation esthĂ©tique et existentielle , dans ce monde ou l’effervescence urbaine continuelle nous Ă©touffe un peu plus chaque jour et rarĂ©fie les instants de sĂ©rĂ©nitĂ© et de rĂ©pit si prĂ©cieux au cours d’une vie.
Avant de vous faire partager quelques photographies qui m’ont particulièrement touchĂ© dans l’Ĺ“uvre de Michael Kenna, je vous invite Ă lire l’article de Sonia qui prĂ©sente de manière plus dĂ©taillĂ© cet artiste anglais qui ne travail qu’en noir et blanc.
commentaire : aucun
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Lundi 7 décembre 2009{ par Emeric }
A près le vote Suisse qui a secouĂ© la France, le dĂ©bat se propage aux plus hautes sphères dans notre pays. Quel mauvais timing pour cette polĂ©mique qui apparaĂ®t au plus mauvais moment , en plein « dĂ©bat sur l’identitĂ© nationale » (ou en pleine crise de dĂ©bat ?).
La France est depuis très longtemps, et pour diverses raisons une terre d’accueil de peuples aux origines diverses, et au religions diverses. Ne nous voilons pas la face : une « couleur » nous fait peur, celle qui n’est pas la notre. Et c’est valable pour tous les pays, France, Angleterre, Etats-unis, Irak, Iran, Chine, IndonĂ©sie, Afrique du sud.
Nous sommes ici dans une peur infĂ©conde de « l’autre », de ce qui n’est pas comme nous.
Cela va au-delĂ de la couleur de peau Ă©videmment, l’homme Ă©prouve gĂ©nĂ©ralement tout au moins de la rĂ©ticence Ă partager avec ce qui ne lui ressemble pas. A l’heure de la mondialisation on devrait tous se ressembler, donc. Sauf que ce n’est pas si simple de vouloir faire se mĂ©langer les peuples pour rĂ©er une cohĂ©sion mondiale.
Foutaises ! Balivernes !
Après le voile, voilĂ un autre bourrage de crâne ; on essaye de nous faire croire qu’ĂŞtre Français c’est ĂŞtre blanc, bien Ă©levĂ©, et chrĂ©tien . Je ne pense pas que les pères de la RĂ©publique (si souvent citĂ©e lors de ces dĂ©bats) avaient derrière la tĂŞte de fonder une nation intolĂ©rante et fondĂ©e sur la peur de l’autre. C’est mĂŞme plutĂ´t l’inverse, nous avons fondĂ© la France comme une terre d’accueil, de comprĂ©hension et d’ouverture . Ce genre d’idĂ©e nous permet par exemple de dire au monde entier « non, nous ne participerons pas Ă la guerre en Irak ». Sous entendu « nous acceptons les diffĂ©rences des autres et n’intervenons pas dans leurs affaires, nous laissons les peuples souverains ».
« LibertĂ©, ÉgalitĂ©, FraternitĂ© » est Ă©crit comme devise de notre pays. Nous n’allons certainement pas remettre cela en cause maintenant, mais chercher Ă l’appliquer, Ă le concrĂ©tiser chaque jour serait Ă mon sens un bien meilleur objectif. Ce qui est bien avec cette devise c’est qu’elle s’applique Ă tous les domaines de la vie courante, et encore plus Ă la religion. N’oublions pas que la religion est une des prĂ©occupation majeure , et le questionnement sur notre existence est en nette progression dans les pays EuropĂ©ens. Il existe parallèlement une forte volontĂ© d’appartenance Ă un groupe, n’en dĂ©plaise Ă ceux qui nous rabâchent sans cesses qu’ils luttent contre le communautarisme : « Commence par lutter contre l’hĂ©rĂ©ditĂ© de ton pouvoir » pourrait-on rĂ©pondre.
LibertĂ© de choisir et de pratiquer sa religion, ÉgalitĂ© dans les moyens d’accès Ă cette religion, FraternitĂ© des peuples par la religion.
C’est certes une interprĂ©tation possible, parmi d’autres, mais je ne pense pas qu’elle s’applique Ă la nĂ©gation de son prochain.
Pour ouvrir le débat, je citerais les propos de Franck Fregosi , directeur de recherche au CNRS :
« Le minaret participe Ă la vision que l’on a de la mosquĂ©e, il permet d’identifier un lieu de culte. La prĂ©sence d’une minaret favorise, Ă mon sens, une pratique apaisĂ©e du culte musulman et rassure les fidèles: ils font partie du paysage urbain. Souvent installĂ© en pĂ©riphĂ©rie des villes, l’Islam semble, Ă tort, relĂ©guĂ© Ă une « religion de marge ». »
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Mardi 1 décembre 2009{ par Sonia }
A vec plus de 33,4 millions de personnes infectĂ©es par le virus du sida (rapport de l’Organisation Mondiale de la SantĂ©), xulux ne pouvait passer Ă cotĂ© de la journĂ©e mondiale de lutte contre le sida.
Le VIH/sida demeure un problème majeur de santĂ© publique Ă travers le monde malgrĂ© les progrès accomplis dans de nombreux pays. Grâce Ă de nombreuses associations comme Act Up , Aides, Sidaction … qui se battent depuis plus de 25 ans en France et dans le Monde, le poing levĂ©, contre nos dirigeants. Je voudrais rappeler la chance ou la malchance que nous avons de vivre dans un « pays riche »… Le VIH tue dans le monde 6 000 personnes par jour. 15 000 personnes sont tuĂ©es quotidiennement par le sida, le paludisme et la tuberculose. Une situation dramatique liĂ©e aux promesses non tenues des leaders des pays riches, qui s’Ă©taient engagĂ©s en 2005 Ă financer l’accès universel aux traitements contre le VIH, le paludisme et la tuberculose pour 2010.
La pandĂ©mie a ses coupables… les dirigeants et le sexe sans capote ! Non Monsieur le Pape, ce ne sont pas les rapports sans ĂŞtre mariĂ©s, les homosexuelles, ou les droguĂ©s… Les Ă©trangers non plus Monsieur Le Pen… Ce n’est pas comme le nuage de Tchernobyl : le Sida passe les frontières, il est aussi chez nous, en France. Oublions les prĂ©jugĂ©s et basons nous sur les chiffres ! Par exemple, en France on pourrait rĂ©duire le VIH dans les prisons, avec une distribution de prĂ©servatif ou le PES (programmes d’Ă©change de seringues), mais « non » dit le gouvernement, il n’y a pas de sexe ni de drogue en prison, voyons Messieurs !
Peut-on parler de crime contre l’humanitĂ© ? Est ce que la responsabilitĂ© n’est pas engagĂ©e qu’elle soit politique, morale, Ă©thique ou pĂ©nale ?? Messieurs les grands dirigeants de votre profit. Doit on courber l’Ă©chine devant vos laboratoires pharmaceutiques ??? Messieurs les mĂ©decins, vous n’oubliez pas votre serment d’Hypocrite (dĂ©solĂ© pour la faute de frappe…)
Une sĂ©rie de manifestions et d’Ă©vènements aura lieu dans toute la France, pour apporter une plus grande visibilitĂ© et sensibiliser les français. L’objectif est d’informer le public sur les rĂ©alitĂ©s et les risques du virus du sida dans notre pays et dans le monde. Et bien sĂ»r de rĂ©colter des fonds. Sur le site de Sidaction 2009 vous pouvez retrouver toutes les animations près de chez vous !
Une manifestation lancée par Act Up-Paris pour l’accès universel aux traitements partira de la place de la Bastille à Paris à 18h30, ce 1er décembre.
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Samedi 28 novembre 2009{ par Sonia }
Michael Kenna, New York, 2006
D ans le cadre de Paris photo et Photoquai, avec 210 photographies exposĂ©es Ă la BNF, Michael Kenna nous fait voyager Ă travers des pays et des sites qu’il immortalise depuis plus de trente ans, le BrĂ©sil, le Japon, l’Ile de Pâques, le mont Saint Michel, New York, la CorĂ©e…
Multipliant dans ses photographies en noir et blanc, les contrastes très tranchĂ©s, les clairs-obscurs, les effets de matières, les jeux de lignes structurants et gĂ©omĂ©triques, il nous emmène dans ses visions du monde ou l’homme est toujours absent mais ses traces perceptibles. TantĂ´t il nous montre des sites prĂ©servĂ©s, oĂą la nature et les Ă©lĂ©ments triomphent, tantĂ´t des grandes mĂ©gapoles ou des sites industriels, vestiges de l’Angleterre du XIXe siècle.
Mystérieux et poétique, ce voyageur nous fait découvrir un autre monde enfermé dans un format miniature, loin de la couleur saturée et des grands formats, proposés actuellement en masse.
Torii gate, Shosanbetsu, Hokkaido, Japan 2004
Chrysler building, study 3, New York, 2006
Manhattan skyline, study 1, New York
Concentration Camps-SS Guard House, (Death Gate), Birkenau, Poland, 1992
- Jusqu’au 24 janvier 2010 Ă la BNF : retrouvez sur le site une prĂ©sentation vidĂ©o avec Michael Kenna commentant certaines de ses photographies.
- Ă voir aussi : jusqu’au 28 novembre 2009, « New York + New Works » les photos de New York de Michael Kenna Ă la galerie Camera Obscura
- Michael Kenna portfolio
commentaire : aucun
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Mercredi 25 novembre 2009{ par Sonia }
L ogement Design pour tous est un programme de recherche et d’expérimentation dont le but est de repenser la conception des logements pour répondre aux défis de notre société :
vieillissement de la population,
exigence de mixité sociale et générationnelle,
mutation des structures familiales,
fragilité de certaines populations,
allongement de la durée des études,
diffusion du numérique,
exigence du dĂ©veloppement durable…
Un dossier ambitieux, qui pose le problème du « vivre ensemble » et de nombreux autres dĂ©fis de ce siècle. Un programme avec des colloques et des confĂ©rences Ă venir , pour une rĂ©flexion regroupant chacun des points listĂ©s ci-dessus. Des dossiers thĂ©matiques existent sur le site de PUCA pour se faire une idĂ©e et une conclusion des confĂ©rences passĂ©es.
Un programme en trois phases, portĂ© par le Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA) , service interministĂ©riel rattachĂ© Ă la Direction GĂ©nĂ©rale du Logement de l’AmĂ©nagement et de la Nature. La première phase du programme Ă dĂ©jĂ eu lieu, elle consistait Ă rĂ©unir les maĂ®tres d’ouvrage, concepteurs, industriels, chercheurs et usagers autour d’ateliers thĂ©matiques afin d’engager des rĂ©flexions croisĂ©es et de dĂ©gager des axes de recherche et d’expĂ©rimentation. La deuxième phase , sur la recherche complĂ©mentaire commencera en 2010 et sera une synthèse et un approfondissement de la première phase. Pour la troisième phase , des programmes expĂ©rimentaux seront menĂ©s afin de mettre en Ĺ“uvre des solutions innovantes ; ils se concrĂ©tiseront par la rĂ©alisation d’opĂ©rations de logements neufs et en rĂ©habilitation , dans l’individuel et le collectif. Les rĂ©alisations expĂ©rimentales commenceront fin 2010 pour se poursuivre jusqu’en 2011.
Un appel d’offres est lancĂ©. Il est très ouvert et peut donner lieu Ă une grande variĂ©tĂ© de propositions. Celle-ci seront Ă©valuĂ©es par un jury international ; les Ă©quipes de recherche, membres des consortiums transnationaux, seront financĂ©es nationalement par les cinq pays responsables de l’appel d’offres. DESIGNER Ă vos crayons !!! limite de dĂ©pĂ´t des propositions : 15 janvier 2010
Atelier Ă venir Ă la maison de l’architecture en Ă®le-de-France :
Vieillissement de la population et habitat : le 25 novembre 2009
Accessibilité et espaces du logement : 1er février 2010
Logement numérique : 15 mars 2010
Liens et sites partenaires :
commentaire : aucun
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